Accueil / Témoignage / Non, je ne me laisserai pas envahir par le désespoir

Non, je ne me laisserai pas envahir par le désespoir

Juste un petit mot pour vous dire merci.
Merci d’avoir rendu accessible à la vue de tous ces écrits, ils sont d’un grand réconfort pour moi, la maman “fraichement” endeuillée.

Certains récits sont poignants de tristesse, ils sont vrais, sincères et authentiques… Je me retrouve un peu en chacun d’eux. D’autres sont porteurs d’espoirs et offrent un regard différent sur le deuil.

OUI, il y a un “après” à la perte d’un enfant, la vie ne s’arrête pas là… Nous pouvons encore sourire et profiter de ces petits instants magiques où tout simplement on se sent bien, à sa place.

NON, je ne me laisserai pas envahir par le désespoir et la mélancolie, même s’il parait des fois plus facile de se laisser couler.

OUI, mon enfant a vécu une courte vie, mais pleine de richesse et de gaieté ; peut-être a-t-elle vécu plus de choses qu’un adulte en une vie ? Elle laisse une empreinte indélébile.

NON, elle ne tombera jamais dans l’oubli ; elle nous accompagne partout où nous allons. Elle est là en moi, petit soleil qui brille et continuera à grandir.

Ni regret, ni remord, sa mort nous apporte la tristesse en note de fond, le manque et la douleur qui l’accompagne mais aussi l’espoir d’un “possible”, l’espoir de découvrir une autre vie.

Christelle Le Goffic
maman d’Anaïs, décédée le 2 sept 2013 à l’âge de 8 ans et demi après 5 ans de lutte contre le neuroblastome

8 commentaires

  1. Bonjour,
    Mon fils Florent nous a quittés il y a une semaine. Il avait 15 ans, grand sportif et très sociable avec tous ceux qu'il fréquentait. C'est très dur... Je suis malade au plus profond de moi.
    Les enfants sont ce que nous avons de plus précieux sur cette terre. Nous sommes passés mon mari et moi ainsi que sa grande sœur du rire aux larmes en quelques heures. Cruauté totale.
    Nous nous sommes promis de rester soudés pour notre fille qui en plus passe son bac cette semaine.
    Je comprends tous ces messages de parents qui ont perdu leurs enfants. Il n'y a que nous qui puissions comprendre cette douleur. Il n'était pas malade, un fou de sport, une rupture d'anévrisme l'a emporté en pleine nuit.
  2. Bonjour Christelle,

    Je me retrouve vraiment dans ton témoignage, il exprime exactement ce que je ressens, ce que je vis, ce que nous vivons, ceux qui sont encore là pour le pleurer mais surtout entretenir son souvenir, c'est si important. Loïc, mon petit loulou avait 7 ans, il est décédé le 1er Juin 2016, un accident de voiture. C'est un petit bonhomme très joyeux (tout le temps), très gourmand (tout le temps aussi, ce souvenir me fait sourire, je vois encore les étoiles dans ses yeux à l'approche du gâteau au chocolat et son plaisir de le manger).

    Ce jour là, le 1er juin, n'a pas été le plus terrible. Sur le coup, le choc, je ne réalisais pas, je ne voulais pas non plus y croire je pense, je suis restée longtemps avec lui, le toucher, le regarder, lui parler et puis je lui ai tout simplement dit "monte sur mon épaule mon loulou, on continue la ballade ensemble, tu ne me quitteras plus jamais".

    Comme vous toutes, je suis passée par tous les états (les pires), et surtout le questionnement, pourquoi, pourquoi lui si petit, si heureux de vivre, pourquoi mon enfant ? Je n'ai pas trouvé de réponse.

    J'ai décidé, de continuer à vivre pourtant, parce qu'il y a encore la vie partout autour. Des personnes qui ont besoin de vous, des paysages magnifiques à contempler en pensant à lui, des moments de joie à partager, regardez bien même si les larmes brouillent un peu l'image.

    Loïc est sur mon épaule, il ne me quittera jamais, c'est une évidence. La vie doit prendre le pas sur la mort, ça n'enlève rien au chagrin d'accepter de vivre encore, mais cela aide sans aucun doute à "Apprivoiser l'absence", on n'oubliera jamais ... avec nous tous les jours.

    Frédérique
    • Merci Frédérique. Cela fait du bien votre espoir. Alice aussi est toujours là sa main sur mon épaule, coude à coude.
      Douce journée.
      Gaëlle
    • Bonjour Frédérique,

      Je suis très touchée par votre témoignage.
      Je suis réalisatrice et j'écris en ce moment un documentaire sur les parents endeuillés qui ont trouvé leur chemin pour habiter le vide. Voici la lettre que j'ai écrite pour expliquer mon projet.
      http://www.apprivoiserlabsence.com/appel-a-temoins/?ref=hl
      Si vous en avez l'envie, vous pouvez me contacter pour en discuter. Merci encore pour ce beau message.

      Caroline Conte
  3. Demain, ça fera 1 an que mon fils Sébastien 21 ans nous a quittés
    Un accident de la route comme tant d'autres
    mais il reste l'absence, le manque, la souffrance...
    Une année que je n'ai pas vu passer, tant je me suis retrouvée dans un brouillard,
    garder la tête hors de l'eau et essayer de survivre tant la douleur est immense.
    Aujourd'hui encore, j'ai du mal à réaliser ce qui m'arrive, je crois que je vais me réveiller d'un (très) mauvais rêve
    mais non la réalité revient chaque jour.
    J'ai tenu le coup sans médicament, c'est le sport et en particulier la course à pied qui me permet d'évacuer mon angoisse.
    Je pense que la douleur ne s'éteint jamais. Il faut apprendre à vivre avec, mais le chemin est long et difficile...
  4. Bonjour, mon fils Flo est parti le 3 juillet 2015, il y a quatre mois, emporté par un neuroblastome lui aussi à l'âge de 24 ans. Aujourd'hui mes ressentis sont colère et tristesse mais on n'a pas le droit de baisser les bras car j'ai la chance d'avoir mon mari et mon autre fils à mes côtés; donc je pense qu'il faut avancer. Je souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui vivent une situation semblable. Cette maladie étant rare, je n'ai jamais conversé avec une famille touchée par le neuroblastome. Si je peux apporter du soutien, j'essaierai.
  5. Bonjour
    Mon fils est décédé le 10/05/2015 dans un accident de moto (il avait entièrement raison). C'était le plus grand AMOUR (maternel) de ma vie.
    C'est trop violent et dur. Je n'arrive pas à surmonter surtout que je suis veuve depuis 10 ans et que j'ai perdu un autre petit garçon à la naissance.
    Ecrire et être lue par des personne qui vous comprennent, c'est déjà beaucoup pour moi.
    Merci de m'avoir permis d'exprimer ma douleur.
    • Bonjour Andrée,
      Je compatis à votre douleur. Moi-même je viens de perdre ma fille unique le 6 août 2015 à l'âge de 28 ans d'un accident de moto et j'ai trop mal. Je suis sous traitement. Je ne supporte plus cette absence. Je n'ai personne pour parler de ma douleur qui est immense. Mon mari ne veut pas en parler, ça lui fait trop mal. Je suis brisée. Nous avons mis 10 ans pour avoir notre fille avec l'aide de la médecine : c'était notre rayon de soleil. Je n'arrive pas à accepter de dire que je ne la reverrai plus jamais. Je ne sais pas comment je vais faire pour continuer à vivre sans elle.
      Je suis aussi en colère car je lui avait dit de ne pas faire de la moto mais elle ne m'écoutait pas et ne voulait rien entendre. Je les ai avertis que je ressentait qu'elle allait partir mais elle ne m'a pas écoutée. Je m'en veux de ne pas l'avoir pu la convaincre, elle serais là à mes côtés.
      Je ne supporte pas cette absence. Je ne fais que pleurer, je ne peux plus rester chez moi sans elle car elle habitait en dessous de chez moi et de ne plus la voir chez moi ça me fait trop mal. Donc je suis avec mon mari qui est en déplacement pour son travail pour le moment jusqu'à qu'on vende mon appartement pour partir là ou il y a notre famille merci de pouvoir m'exprimer ma douleur.

Réagissez

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

Votre commentaire sera publié après validation.

*