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“La consolation : un pas de danse”

Anne-Dauphine Julliand

Anne Dauphine Julliand parle de son dernier livre Consolation. Elle y évoque sa propre souffrance après la mort de ses deux petites filles, Thaïs et Azylis, et souligne l’importance de l’accompagnement : “Quelqu’un souffre et il appelle la consolation”. Etre présent à une personne dans le chagrin est déconcertant, et nous nous sentons mal à l’aise lorsque l’on s’approche de sa douleur. Et pourtant, dire simplement “Je suis là” est essentiel. “J’ai osé pleurer parce que je savais que j’allais être consolée.”

Il est primordial de ne pas mettre de grade dans la souffrance. Jamais nous ne savons avec quelle intensité l’autre souffre, quelle que soit la raison de son chagrin. “Ta souffrance et toi avez leurs places dans la société.” Anne-Dauphine Julliand nous exprime comment “passer de sa propre douleur à l’universalité de la souffrance”. Elle nous dit aussi qu’on ne se bat pas contre la souffrance, “on va avec”. Elle l’apprivoise, elle fait partie de sa vie. Beaucoup de douceur envers soi-même est nécessaire.

Et puis, il y a ce moment si touchant où elle nous parle de son fils Gaspard, de cette douleur ressentie devant l’incapacité à soulager son enfant de sa propre souffrance. Elle nous partage son émotion devant Gaspard devenu un “homme debout”, lui qui à quinze ans portait le cercueil de sa petite sœur.

Dominique de B.

La fiche de lecture de Françoise S. sur “Consolation” >>

 

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