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L’épreuve de la mort d’un frère ou d’une soeur

​Perdre un frère ou une sœur, c’est un cataclysme dont on ne mesure pas souvent l’ampleur. Pourquoi est-ce fondamental de prêter attention à la souffrance des enfants qui restent  ? Les réponses de Valérie Brüggemann, psychothérapeute​.

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66 commentaires

  1. Je lis vos témoignages assise là devant mon petit frère qui m'a quittée le 28 octobre suite à un cancer du pancréas à l'âge de 45 ans.

    Je ne sais même pas comment je vais pouvoir surmonter sa perte. Il me manque déjà terriblement. Je culpabilise de ce qui lui est arrivé, partir si jeune et si vite. Je n'ai pas su le protéger. Trop dur.

    Je vous souhaite à tous beaucoup de courage.
    • Bonsoir,

      Je viens de lire votre message et je compatis tellement, je suis comme vous, mon frère est décédé mercredi 30 octobre, et les obsèques auront lieu jeudi 7 novembre, il s'est battu pendant 11 mois contre une leucémie de la moelle osseuse, on y a tellement cru, mais la maladie a été plus forte que les traitements.

      On y a tellement cru, il avait 50 ans tout juste. Je vais le voir au funérarium tous les jours et je n'accepte pas; je ne sais pas comment je vais pouvoir gérer ça, j'étais si proche. Nous avons deja perdu notre papa il y a 5 mois.

      Je suis donc là si vous avez besoin d'échanger, se soutenir c'est important, se rappeler les bons souvenirs.

      Je souhaite plein de courage à tous ceux qui vivent un deuil. Nous les retrouverons un jour, ils sont en paix désormais
  2. Moi, jai perdu mon frère le 14 juin à 20h33. Il avait 36 ans. Un décès si brutal. Nous avons rien vu venir. Il a été hospitalisé le mardi 11 juin à 6h00. Suite à un petit malaise. Le soir même, mes parents m'appellent pour me dire que son pronostic vital était engagé. Mais je ne sais pas vraiment pourquoi.

    Le mercredi, il a été transféré au CHU de Nantes en soin intensif. Et à partir de là, nous ne l'avons jamais revu éveillé. Nous sommes allés le voir tous les jours jusqu'à son dernier souffle.

    Une hépatite a abîmé son foie et ensuite ses reins. Les médecins n'ont pas réussi à le sauver. Je leur en veux terriblement, il n'avait que 36 ans et toute la vie devant lui.

    Je n'ai pas pu lui parler avant qu'il parte. Et depuis je fais comme si tout allait bien. Mais il me manque terriblement. Et voir mes parents dans cette terrible douleur, me fait beaucoup de mal. Ils viennent d'être en retraite. Ils n'en profiteront pas ou pas comme ils auraient voulu.

    Guillaume, je t'aime beaucoup même si je ne te l'ai pas assez dit. Pourquoi tu es parti ?
    • Bonjour,

      Je suis de tout coeur avec tous et je compatis... J'ai perdu mon petit frère en avril 2018 et j'ai la sensation que je ne m'en remettrai jamais.

      En fait, on a perdu nos parents jeunes et il ne s'était jamais remis de la mort de notre mère; la seule chose qui pourrait me consoler, c'est de me dire qu'il est avec elle! Mais voilà, personne ne le sait...

      J'ai un grand vide et je me dis que seul le temps fera son job...
      Courage à vous tous.
      • Le mien est parti neuf mois après, soit en décembre 2018. Il m'a téléphoné trois jours plutôt pour me demander quand on pouvait se voir.

        Le jour où on devait se voir, on m'annonce sa mort, j'étais désemparée en apprenant cette nouvelle.

        A ce jour, je ne m'en remets toujours pas. Pas seulement de son décès mais aussi pour le fait qu'il soit parti sans que je ne puisse lui dire au revoir.
    • J'ai perdu ma petite soeur alors qu'elle venait d'avoir 2 ans. Je m'occupais constamment d'elle et mes parents se sont séparé alors que j'avais 6 ans. À cet instant là, j'étais chez mon père et ma petite soeur chez ma mère. On n' a rien vu venir nous aussi. Elle est morte dans son sommeil à cause d'une pneumonie sévère. Mon père avait vu des signes de maladie peu avant qu'elle meurt et lui avait dit d'aller à l'hôpital mais ma mère pensait que c'était juste un rhume et que ce n'était qu'une mauvaise passe. Depuis ce jour, ma soeur jumelle ne s'ouvre plus autant à ma mère et elles sont toujours en conflit, elles ne s'entendent plus ensemble et j'ai l'impression que ma mère pense que c'est juste Kaysha qui est terriblement peinée après la mort de ma soeur. De mon côté, j'étais pas là pour lui dire un dernier "je t'aime et ça me démange tellement mais j'ai l'impression de ne pas être comprise même après 6 ans...
    • Toutes mes condoléances et bon courage.
  3. Bonjour à vous tous,

    J'ai perdu ma petite soeur, mon poussin, il y a quatre mois. Son coeur l'a lâchée, et les médecins qui la soignaient n'ont RIEN vu venir ! Je leur en veux pour leur incapacité. Je leur en veux car je suis sûre qu'on aurait pu l'empêcher de partir.

    Ma petite chérie, elle s'est endormie le soir et ne s'est pas réveillée le lendemain. C'est infernal, je tourne ça en boucle dans ma tête toute la journée, la nuit ! Je n'arrive plus à vivre normalement, je n'avance plus, j'ai mal, elle avait 63 ans, venait de prendre sa retraite; et voilà elle n'a pu profiter de rien ! Ni de sa liberté, ni de sa famille, ni de ses amis. Je trouve ça tellement injuste !

    Comment réussir à faire le deuil ?
    Merci d'avoir créé cet espace pour nous permettre de nous exprimer.
    • Moi aussi ma petite soeur est morte à l'âge de 2 ans mais je dirais que je m'en suis sortie avec le temps. Malgré que j'ai fait énormément d'erreurs, je dois les assumer et les accepter telles qu'elles sont car même si j'en ai fait beaucoup à son égard, même si je me referme sur moi-même, cela ne la fera pas revenir. Avec le temps, je me suis forgée une nouvelle vie malgré le trou béant qu'elle a laissé dans nos coeurs. On a essayé d'avancer, moi et ma famille pour surmonter cette épreuve même si cela était difficile, on y est parvenus. Mais même si on s'y est habitué, elle restera toujours présente. Je vous dirais qu'il faut accepter la réalité telle qu'elle est, essayer de nouvelles choses sans ta soeur. Je sais que continuer la routine que vous et votre soeur aviez mise au point est parfois très difficile. C'est pour cela qu'il faut en créer une pour vous seule. Après il faut essayer d'avancer, avec le temps, vous y parviendrez.
  4. bonjour à tous
    Je m'appelle Marie et ma grande sœur est malheureusement morte ça fait 1 an. Je pleure toujours, je cauchemarde toujours, mais je reste forte. J'ai peur oui mais je garde le sourire malgré tout.
    Je vais vous dire ce qui m'est arrivé. Le 23 février 2018 vers 12:00 ma sœur est décédée j'avais 10 ans. Je m'en suis voulue d’être comme j'étais et d’être qui je suis vraiment. J'ai essayé de rester forte, de ne pas pleurer pour mes parents et mon grand frère. Certes ma sœur était malade mais j'ai ressenti une immense douleur. Maintenant j'ai 12 ans et je souffre encore car j'ai l'impression que c'était hier. Je peux pleurer, prier mais elle ne reviendra jamais même si ça m'attriste énormément.
    Je voulais juste parler à des gens qui peut-être essayeront de m'aider ou autre. Je vous remercie de lire ce message et au revoir.
    • Moi j'ai perdu mon frere y'a pas longtemps qui avait juste un an de moins que moi.
      Je suis très malheureuse mais je tiens le coup pour lui. C'est vraiment pas facile car Il me manque tellement: nos moments de fous rires et tous me manque. C'est tellement injuste la vie.

      Je fais des cauchemars aussi. Je suis pas bien mais je pense beaucoup à lui et je me dis qu'il aimerait que je sois forte et surtout que je garde la tête haute malgré cela.

      Courage à toi, car je te comprends.
  5. Bonjour,

    Je n’ai jamais écrit quoi que ce soit à ce sujet, mais en lisant quelques témoignages,je me dis pourquoi pas...
    J’ai 37 ans et deux magnifiques garçons de 2 et 6 ans. Je pense qu’ils sont la force dont j’avais besoin.


    A 18 ans , j’ai perdu mon grand frère d’un accident de la route. Il avait 23 ans. Je me suis effondré
    A 23 ans, j’ai perdu ma mère d’un cancer. Elle avait 48 ans. Je me suis agenouillé.

    A 33 ans , j’ai perdu mon père de maladie. Il avait 59 ans. Je suis resté debout.

    Je suis passé par toutes les étapes. Les hauts , les bas, les cauchemars , le réveil qui te laisse imaginer que ta mère est toujours là. Mais non.
    J’ai dû grandir avec ça. On vit, on doit vivre pour les autres. Ne pas lâcher prise
    J’ai tellement intériorisé que ça m’a forgé

    Je ne suis pas le seul. D'autres vivent bien pire.
    J’ai deux bras , deux jambes..... suffisant pour avancer.
    • j'ai perdu mon fils dans un accident de vélo il y a 3 ans et demi (il avait 7ans 1/2)
      Sa petite sœur avait 3 ans 1/2, aujourd'hui elle lui survit et va devenir plus vieille que son grand frère. Je sens que cela la travaille et quelquefois j'ai peur pour sa construction.
      Rester debout est mon credo... Bravo à toutes les personnes qui savent réunir toute leur force d'amour pour ceux qui restent et ont le droit de s’épanouir malgré ces drames qui nous touchent.
    • Bravo mon gars.
      Je viens de perdre mon frère et franchement il y a pas de mot pour ce que tu viens d'écrire ! C'est ce que mon frangin voudrait que je sois.
    • Nicole le 24 septembre 2019
      j'ai 63 ans et jai perdu une de mes filles d'un accident de voiture le 4 septembre 2018. J'entends encore le téléphone sonner , le commissaire m'annoncait la nouvelle , tout par téléphone ; elle venait juste d'avoir ses 40 ans, et mère de trois enfants. Je ne sais pas comment je vis , mais je vis pour mes autres enfants et mes petits-enfants. Les nuits sont longues , jamais je ne ferais mon deuil de ma fille, elle me manque tellement. Avec ses soeurs et son frère, on n'arrive pas à parler d'elle ou si peu. Je sais qu'ils ont peur pour moi , que ma fille aussi ne voudrait pas , mais malgré tout je reste gaie, joyeuse devant mes petits loulous. Je suis en retraite mais toujours en activité car je suis nounou et je ne pourrais pas arrêter, ils sont ma joie de vivre. Je vous souhaite beaucoup de courage et aussi de bonheur , vous le méritez. Je vous embrasse. Une maman et mamy
  6. J'ai perdu mon petit frère qui n'avait qu'une semaine le 25 mai 2019. Je ne l'ai vu qu'une seule fois. Il était dans une couveuse et je l'ai vu derrière une vitre. Je n'ai que 15 ans
    • On se connait pas mais je te présente toutes mes condoléances, ainsi qu'à tes proches.
      Ton commentaire m'a ému. J'ai trois petites sœurs et grâce à Dieu elles vont bien mais je suis un grand frère très protecteur et j'ai été ému aux larmes en lisant ce que tu as écrit.
      Parfois, la vie est injuste, tiens bon.
    • Je te souhaite plein de courage. Je t'embrasse
      Nicole (maman et mamy)
  7. Je ne sais pas si j'ai le droit de poster, car je n'ai perdu ni frère ni soeur. En revanche, j'ai perdu mon cousin que je considérais comme mon frère...

    Nous partagions tout ensemble : cinéma, piscines, restaurants, parcs d'attraction et j'en passe. On restait des heures au téléphone, il venait très souvent dormir chez moi et on s'éclatait comme des fous. Mais en décembre 2014, une pancréatite aiguë sévère l'a emporté en l'espace de 19 jours alors qu'il n'avait que 42 ans.

    Et moi, j'en avais 20. 20 ans. L'âge où l'on est censé être heureux, insouciant, et où on est censé faire la fête entre potes pour le nouvel an... Il est mort le 27 décembre 2014. Sauf que moi, je n'avais aucune envie de faire la fête, je ne faisais que pleurer, je vivais une énième tragédie...

    Je dis une "énième", car même avant cette terrible tragédie, j'avais déjà eu ma dose de malheurs : des années de harcèlement scolaire et moral à l'école, de dépendance affective, plusieurs hospitalisations horribles en psychiatrie dont une digne du "Pavillon des enfants fous" de Valérie Valère et la mort de ma mamie (un an avant mon cousin) dont j'étais très proche aussi.

    Je ne sais pas comment j'ai fait pour survivre, mais plus de 4 ans après sa disparition, je le pleure encore, il a laissé un vide incommensurable qui ne sera jamais comblé... J'ai relu les conversations qu'on avait sur Facebook, je ne peux les lire sans pleurer. Il me manque cruellement. Tout comme ma mamie.

    Je ne comprends pas le sens de la vie, ni le sens de tout ça...

    J'ai 24 ans et désormais, je vis uniquement pour les proches qu'il me reste, mais je suis devenue totalement paralysée par la peur. Je vis sans cesse dans la peur d'un nouvel horrible malheur auquel je ne survivrai plus.

    Quand mon téléphone sonne, mon coeur se met à battre la chamade car j'ai peur que ce soit pour m'annoncer une énième horrible tragédie...
    Quand ma mère rentre 5 minutes en retard du travail, je fais une crise de panique car je m'imagine que ça y est, il lui est arrivé un horrible malheur...

    Mon père a de nombreux problèmes de santé (diabète, cholestérol, hypertension, obésité) et ne fait strictement rien pour les améliorer. Au contraire, il mange des pâtes tous les jours, il va à McDo toutes les semaines, il est incapable d'aller à la boulangerie sans acheter de gâteaux... Ses prises de sang sont toujours mauvaises et il a déjà fait un infarctus silencieux.

    Vais-je perdre tous les gens que j'aime avant même d'atteindre l'âge de 25 ans ? Je fais parfois des cauchemars où je rêve que tous les gens que j'aime meurent et qu'ils sont tous remplacés par une horde de psys et de médicaments (j'ai vécu l'enfer dans un hôpital psychiatrique)...

    C'est terrible. Je souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui vivent ces horribles tragédies qui ne devraient pas exister...

  8. J'ai perdu mon petit frère de 49 ans samedi 19 ! Il est parti sans dire pourquoi !

    C'était un exemple de réussite pour moi ! Quelqu'un de bien, de gentil serviable ! Il avait une belle famille, femme, enfants ! Heureux dans son travail ! Tout pour être bien ! Et pourtant !

    Il laisse un grand vide ! Une douleur difficile à surmonter ! Repose en paix petit frère ! Je t'aime !
    • Bonjour,

      Moi aussi mon frère est décédé le 25 septembre, jour de mon anniversaire; il avait 49 ans; c'était mon confident. Je pleure le soir dans mon lit; il me manque trop

      Et voir vos commentaires m'attriste; les journées sont trop dures.
  9. Bonjour,

    Le 21 octobre 2013 à l’âge de 54 ans, j’ai appris un matin vers midi que j’avais un grand frère de deux ans mon aîné, et le soir vers 20h j’ai appris que je n’avais plus de frère depuis 6 semaines car il avait été emporté par un cancer.

    Nous avions été tous les deux séparés de notre mère, que j’ai toujours cru morte aussi loin que remontent mes souvenirs alors qu’elle est décédée lorsque j'étais déjà adulte (je l’ai appris le même jour) et on m’avait caché que j’avais un grand frère.

    Toute ma vie, j’ai rêvé de ce grand frère que j’aurais tellement aimé avoir. J’écoutais en boucle la chanson de Maxime le Forestier "Toi le frère que je n’ai jamais eu".

    Je peux me l’imaginer, me le visualiser, je ressentais cette absence comme un jumeau que j’aurais perdu, sans savoir qu’il existait réellement.

    Apprendre sa mort huit heures après avoir appris son existence a été un réel cataclysme. Durant ces huit heures, je me suis imaginé notre premier contact téléphonique, notre première rencontre, nos échanges, tout ce que nous allions encore pouvoir partager tous les deux.

    Lorsque l’un de ses amis qui a répondu au téléphone m’annonça son décès six semaines auparavant, j’ai eu l’impression qu’une chape de plomb tombait sur moi et que l’on m’arrachait une partie de moi. On m’enlevait mon grand frère une seconde fois, à la différence que cette fois-ci, il n’y avait aucune possibilité de retour.

    J’ai appris également que lui avait découvert mon existence en 2006 et qu’il m’avait envoyé un courrier que je n’ai jamais reçu car je venais de déménager et que je n’avais pas fait de changement d’adresse à la poste. Il vivait toujours en Suisse, notre pays d’origine, mais moi j’avais été envoyée en France après avoir passé six années dans un orphelinat. Je n’ai aucun souvenir des six premières années de ma vie, je n’en ai jamais eu.

    Et j’ignorais, bien entendu, que j’avais une famille en Suisse. Ceci a terminé de m’achever, ce soir-là j’ai pris perpétuité. Avant je ressentais un vide, maintenant je ressens un arrachement. Je n’arrive pas à passer à autre chose ni à continuer ma route.

    Ma vie s’est arrêtée le 21 octobre 2013 au soir vers 20h.
  10. J'ai perdu ma petite sœur il y a trois mois; je ne réalise pas vraiment encore; je l'aimais tellement. Elle était la meilleure personne pour moi au monde, elle avait 21 ans et j'en ai 25.
    Pourquoi maintenant, pourquoi si tôt ? J'ai un sentiment d'injustice terrible, j'ai l'impression que la vie m'a retiré un cadeau qu'elle m'avait fait...
    Je t'aime Pauline.
    • J’ai perdu mon frère il y a treize ans. Je ne l’ai en fait jamais connu car il est mort à sa naissance un an avant la mienne. Je l’ai appris il y a un an et c’est tellement dur.

      Tous les soirs, je prie pour lui; j’ai en fait le pire sentiment du monde. J’ai l’impression de lui avoir volé sa vie car moi je suis née et pas lui.

      Ma vie, je la lui dédie et j’essaye de faire de mon mieux pour que ma vie soit celle qu'il aurait voulu avoir...
  11. J'ai l'impression de me lire en voyant votre message Fafa, mon petit frère qui est décédé il y a bientôt 12 ans à l'âge de 25 ans était aussi une bonne personne, gentil, attentionné, à l'écoute, serviable, c'était mon petit frère adoré avec qui j'avais beaucoup de complicité.

    J'ai revu ses photos de classe ce soir et j'ai beaucoup pleuré parce qu'il me manque toujours autant et moi pareil ma vie n'a plus de sens sans lui, je ne souris plus et ne rigole plus comme avant.

    Je vous souhaite beaucoup de courage et de patience, je souhaite également que vos parents, votre petit frère et le mien reposent en paix.
  12. Moi j'ai perdu mon frère, mon binôme, mon meilleur ami. Un SMS à 5 heures du matin d'un numéro que je ne connaissais pas (ma nièce avait reçu un téléphone la veille). Le SMS disait: "Papa est mort d'une crise cardiaque..." Panique, j'ai rappelé et là... le monde s'effondre.

    On a attendu 8h30 du matin et le passage des infirmières pour aller le dire à mes parents de 88 et 86 ans... Maman pousse des hurlements et des cris. Ils résonnent encore en moi. Papa lui ne comprenait pas.

    Nous ne nous en remettons pas, malgré les psy, la douleur reste la même. Papa a 90 ans: il survit. Maman ne fait que pleurer, on les supplie de tenir pour nous: les autres enfants, on a trop besoin d'eux.

    Le jour du décès de mon frère, ma sœur a dû conduire mon beau frère a l'hôpital: cancer. Depuis, lui aussi est parti, et nous, on est comme des zombies... Spectateurs de nos vies... Le temps n'apaise rien.
  13. Il y a déjà 11ans que je t'ai perdu. Si aujourd'hui tu étais encore là, tu aurais eu 15 ans comme moi.
    Parfois je surprends les yeux de ma mère perdus dans l'horizon. Depuis que tu n'est plus là, elle n'a plus la force de venir te voir. Moi je viens tous les jours, après les cours déposer une rose sur ta tombe. Je te parle comme si tu étais encore là, mais sans toi je me sens comme une petite fille orpheline.
    Pourquoi ? Pourquoi est-ce arrivé ? Pourquoi ne m'a-t-il jamais parlé de sa souffrance ? Pourquoi personne ne m'a parlé de sa maladie ? Je voudrais juste que quelqu'un m'aide après toutes ces années de silence.

    Jamais je ne t'oublirai Dimitri, mon frère jumeau, ma moitié.
    • Bonjour,

      J'ai perdu mon frère ce 23 janvier 2019, laissant une veuve et cinq enfants.
      Tu étais tout pour moi. Je me demande ce que ma vie sera sans toi. C'est très difficile pour moi de supporter cette disparition sans justification. Nous prions sans cesse pour le repos de ton âme.

      Je t'aimerai à jamais.

      Aimée
      • Bonsoir,

        Je viens de perdre mon frère ce 6 février 2019. Il était marié et avait trois enfants. Comme pour vous, mon frère et moi étions très complices et il me remontait le moral quand je n'étais pas bien.

        Maintenant qu'il nous a quittés, j'ai l'impression que je ne vais pas pouvoir surmonter son absence.

        Tu as trouvé la paix et je le respecte, mais tu me manques énormément. Je penserai toujours à toi, mon petit frère.
    • Nos amours que nous avons perdus seront toujours avec nous ! je t'aime Dimitri oh oui ! tu me manques mon fils !je t'aime. Ta maman
  14. Bonjour,
    Moi j'ai 16 ans et cela fait 11 ans que j'ai perdu mon frère mort d'une malformation du coeur trois jours après sa naissance, et je souffre toujours énormément, c'est juste insupportable!
    J'ai trois soeurs, mais je reste aujourd'hui le seul garçon. J'ai beaucoup de cousin, et ils ont tous un frère... Un de mes cousins est né une semaine après la naissance de mon frère, il a donc son âge et cela me fait penser à lui chaque fois que je le vois. C'est horrible...
    Chaque soir, j'entends mes soeurs rire ensemble dans leur chambre, et moi je suis là, seul dans le noir, à pleurer la vie que j'ai, et à penser à la vie que j'aurais eu avec lui...
  15. J’ai perdu mon frère et ma sœur depuis 10 ans et je m’en remets toujours pas. Je suis au collège, je pense à eux 24 heures sur 24, c’est horrible.

    Ils sont morts car il n’arrivaient plus à respirer (ils étaient jumeaux). Mon père pleure souvent aussi.
    • Moi, c'est mon jumeau qui est mort dans le ventre de notre mère.
      Je me dis souvent que si ça avait été l'inverse, si ça avait été moi qui étais morte et lui vivant, comment il aurait vécu ?
      • Chloé, je peux comprendre que cela vous touche mais moi je pense qu'ils auraient vécu de la même manière car perdre un enfant est toujours difficile à surmonter. J'ai une jumelle et si un jour on venait à me l'enlever, je pense que je ne me relèverai jamais. C'est mon pilier, ma source d'énergie, ma meilleure amie et jamais je ne pourrais vivre sans elle. Bref tout ça pour vous dire que je comprends si cela vous affecte et on dit que le temps fait bien son travail car après la mort de ma petite soeur, ma famille s'est effondrée et peu à peu, malgré que cela fasse 6 ans, on se reconstruit lentement mais sûrement. Je sais que la mort de ton jumeau est souffrance mais je suis sûre que vous pouvez surmonter cette pente car vous en êtes capable. On en est tous capables, c'est juste que l'on en est pas conscient. Parle avec ta famille, ouvre toi au monde et pose leur la question directement. Bisou et sois forte.
  16. Bonjour,
    J'ai perdu ma soeur au mois de janvier 2018 d'un cancer du poumon qu'on a décelé en septembre 2017. On nous a dit que le traitement allait l'aider mais qu'elle ne guérirait jamais. Elle avait 30 ans.

    Comment décrire la souffrance que je ressens ? Il n'y a pas de mot.

    Je n'en parle pas car j'ai l'impression d'être un poids pour les autres.
    Je fais tous les jours semblant mais je suis meurtrie au plus profond de moi. Je ne m'en remets pas.

    Quelqu'un a-t-il ressenti ce décalage avec son entourage ?

    Maryline
    • Oh que oui et le décalage est grandiose !
      Avoir un masque que l'on porte tous les jours est très fatiguant
    • Bonjour,
      J’ai perdu mon frère dans un accident de voiture en août 2017. Il avait 27 ans.
      La douleur est insupportable.
      Je ressens moi aussi un décalage avec les autres.
      Ceux qui n’ont pas vécu ça et qui ne me comprennent pas.
      Je ressens un tel manque au quotidien et une douleur au plus profond de mon cœur. J’ai l’impression que ma vie s’est arrêtée en même temps que la sienne. Le monde continue de tourner alors que pour nous, le temps n’existe plus.

      Tu me manques mon frère
      • Bonsoir,
        J'ai perdu ma sœur le 3 juin 2018. Nous étions très complices.
        La veille, elle allait très bien, on a bien rigolé et le lendemain matin, symptômes de la gastro, coma et décès à 17 heures. Certainement infarctus mesanterique (du côlon). Elle allait avoir 50 ans en août.
        Depuis je suis en dépression. Moi aussi, j'ai le sentiment d'être décédée avec elle. Je n existe plus, je suis éteinte.
        J'espère que le temps nous apaisera.
        Bon courage
      • Je viens de perdre mon petit frère il y a 15 jours. Je vous comprends. Je survis aussi
    • Bonjour,
      Ma soeur est morte en février 2018. Nous avons quinze mois d'écart et sommes très proches.
      Je vis des moments de bonheur et en même temps, je sens que je m'enfonce. L'entourage au niveau du travail subit et, tu as raison, je crois que nous sommes un poids.
      J'aimerais échanger avec toi. Tout est si compliqué et cruel.
      Murielle
      • Bonsoir Muriel,

        Ayant perdu ma petite soeur en février 2018 également, je me retrouve dans vos paroles (mis à part pour être un poids) je continue à rire, à vivre mais pas un seul jour ne passe sans que je ne pense à elle. Et des questions qui tournent en boucle dans ma tête! Pourquoi elle? Ce n’était qu’une enfant.

        Un peu plus d’un an après je pleure encore très régulièrement son absence... En plus de celle de ma maman que j’ai perdue trois mois après.

        Cela vous dérange-t-il que l’on dialogue un peu?
    • Bonjour,

      J’ai 32 ans et je sais ce que tu ressens car j’ai vécu la même chose.
      Ma sœur est décédée le 23 décembre 2018 suite à un cancer du sein qui a été détecté un peu tard. Du coup les médecins me disaient qu’elle n’allait jamais guérir mais juste apaiser ses douleurs.

      Elle n'avait que 37 ans et le plus dur c’est qu’elle a laissé une fille de 5 ans que j’élève maintenant avec mes deux filles.

      Depuis son décès, je ne suis pas bien. J’ai l’impression que le monde s’arrête; je ne peux pas expliquer ce que je ressens tellement je suis dévastée et on a toujours presque vécu ensemble.
      Très, très dur c’est horrible!
      • Je viens de perdre ma sœur, aussi cancer du sein; je suis dévastée.
        Je pensais qu'elle allait surmonter sa maladie, donc je n'ai pas eu le temps de lui dire combien je l'aimais...
      • Bonsoir,
        37 ans et une petite fille, c'est dégueulasse, la vie.
        C'est tellement dur que j espère sincèrement que le temps nous apaisera mais je sais que l'absence de votre sœur comme de la mienne risque de nous faire souffrir longtemps...
        Gros bisous,
        Sonia
    • Bonsoir Maryline,

      J'espère que ça va un peu mieux. Même si on se connait pas, je me suis permis de t'écrire car jai perdu ma soeur aussi en janvier 2018 le 9 exactement.

      Je comprends ta tristesse, ton envie de ne rien faire. On pense tout le temps à la mort de nos soeurs. Elle en avait 39 ma soeur.
      Les médecins disaient toujours que ça irait mieux mais c'était que des paroles en l'air.

      Je suis devenu insomniaque depui sa mort, je ne dors plus, c'est horrible.

      Courage et force à toi Maryline
      Bises
    • Bonjour,
      Je vous lis et j'ai l'impression de lire ce que j'ai vécu.
      Ma petite et unique soeur est partie en octobre 2017 à 29 ans des suites d'un cancer rare.
      Nous sommes un an et demi plus tard et pourtant je ressens toujours la même douleur qui me broie le coeur.
      Elle était ma confidente, mes fous rires, ma folle, elle était tellement... que je n'arrive pas à digérer et à accepter elle me manque tant chaque jour.
      Je vous comprends tellement... les autres n'imaginent pas l'immense douleur qui est en nous.
      J'essaie d'avancer pour ma fille, mon mari et ma maman. Mon papa est parti lui aussi 3 mois après. Il était malade et n'a pas supporté.

      N'hésitez pas à me contacter si vous le souhaitez.
      Bien à vous,
      Angélique
      • Bonjour Angélique
        J ai perdu mon unique petite soeur de 44 ans il y a 2 mois. On attend le résultat de l'autopsie.
        Elle me manque terriblement.
        C est une histoire compliquée
        Cordialement Valérie
    • J'ai perdu ma soeur, mon ainée de deux ans, également d'un cancer du poumon. Au début, elle n'a rien dit à personne. Quand je l'ai appris c'est le plafond qui me tombait sur la tête. Mais en voyant son courage j'ai commencé à me dire qu'elle pourrait en guérir. Surtout elle ne confiait rien de sa souffrance. Je la voyais dépérir tous les jours un peu plus mais j'ai jamais perdu espoir jusqu'à ce soir de ce 30 mai 2018 où elle est partie, tout en silence comme elle a toujours été : silencieuse, tellement gentille, toujours souriante. C'est difficile de s'en remettre
    • Moi aussi, j'ai perdu ma soeur chérie il y a trois ans. Elle souffrait d'un cancer du côlon.

      Je souffre encore, je pleure sans cesse, mais toujours en cachette et pas devant les gens, car personne ne peut sentir comme toi ta profonde tristesse.

      La vie nous surprend parfois, mais malgré tout, on doit rester fort pour eux...
  17. Bonjour,
    Je m'appelle Sandy, j'ai 28 ans et j'ai perdu ma soeur Laetitia il y a maintenant 9 mois. Elle est décédée le 9 décembre 2017, 15 jours après son anniversaire.
    J'ai deux enfants et un mari mais malgré tout l'amour qu'ils me donnent, j'ai mal. Mes parents me disent qu'il faut rester forte, ne pas pleurer; pleurer, selon eux, c'est être faible; mais tous les jours, je suis en larmes.
    Au début, elle avait une pancréatique et après ça a été un cancer généralisé. Je n'ai pas pu aller à son enterrement car elle habitait la Rochelle et moi j'habite dans le Pas de Calais. Mon père m'avait juste dit par message : "ta soeur est décédée cette nuit à 3 heures du matin"; et là, je me suis mise à hurler.
    C'était un mère pour moi, elle m'a élevée comme sa propre fille; car ma mère ne pouvait à cause de ses problèmes avec l'alcool; ivre du matin au soir. Elle a mis ma soeur dehors à 16 ans, elle la battait tous les jours. A 16 ans mise dehors, donc foyer d'urgence; à 18 ans, la manche à la sortie des magasins SDF et les copains qu'elle a eus tapaient dessus et elle ne pouvait pas avoir d'enfants. A chaque fois qu'elle m'appelait, elle disait j'ai une vie de merde.
    Maintenant je sais que c'est dur pour moi, mais au moins elle repose en paix.
    • Bonjour Sandy,

      La vie est si cruelle parfois, comme elle peut être si belle. Ta pauvre soeur avait réellement une vie dure sur terre, le pire maintenant pour toi est son absence, avec le temps ton mal s'estompera. Et comme tu dis elle repose en paix, plus de maux physiques ni moraux.

      J'ai aussi perdu mon frère cette année, en janvier. Comme toi, j'ai ma vie de famille mais chaque jour qui passe je me pose mille questions et je demande même à avoir des signes car je refuse de croire qu'il n'y a plus rien, je pense que son énergie est parmi nous.

      Je t'embrasse fort et courage à toi.
    • Bon courage à vous, ce n'est pas évident de perdre un frère ou une sœur. Moi personnellement j'ai perdu mon petit frère, il y a bientôt 12 ans, il nous a quittés le 21 mars 2007, il avait 25 ans, il me manque terriblement.
      Il était mon frère, mon meilleur ami, mon confident, tout ! J'espère qu'il repose en paix, ainsi que votre sœur qui a beaucoup souffert dans sa vie apparemment et tous les frères et sœurs des autres personnes partis trop tôt. Notre vie ne sera plus la même sans eux.
      Courage
  18. Bonjour Fafa,

    Je vous donne quelques indications. La prochaine rencontre des frères et soeurs se tiendra à Paris le samedi 26 mai prochain. Plusieurs frères et soeurs, comme vous viennent parler de leur frère et soeur décédé(e). Sur ce lien vous trouverez aussi les dates des rencontres à Grenoble et à Vannes
    et puis il y a aussi le Groupe Facebook pour les frères et soeurs. Cela vous permet d'échanger, de lire, de laisser des témoignages...

    Je suis de tour coeur avec vous Fafa.
    Valérie
  19. Depuis que tu es parti, je ne ferme plus les yeux; une grande partie de moi est partie avec toi; je n'arrive plus à sourire, je suis triste; c'est dur de vivre sans toi; tu es parti si jeune, toi mon frère chéri, frère je t'aimais très fort, je n'arrive pas à vivre sans toi; même notre maman n'a pas supporté la douleur; elle vient de te rejoindre.
    Je n'ai trouvé personne pour m'aider; les gens se sont éloignés de moi; toi mon frère chéri, tu es présent à chaque moment de ma vie tu étais une belle personne, adorable, gentil toujours à l'écoute des autres; mais nous personne nous a aidés.
    J'espère que vous reposez en paix, toi, papa et maman.
    Fafa
    • Bonjour,
      Je viens de perdre Mon fils de 22 ans. Je vous remercie de votre message et je prie pour que vous rencontriez des personnes pour vous aider.
      Isabelle
    • Fafa,
      Est-ce que t'es sur le groupe des frères et sœurs sur Facebook ?
      Je suis si triste quand je te lis, c'est pas possible de lire ton message et passer à autre chose !
      C'est trop dur toute seule,
      T'es de quelle région ?
      Je suis de la Bretagne, au bord du gouffre un jour, énervée un autre jour, mieux et avec des ressources vitales le jour d'après etc etc Mon frère il y a 1 an est parti de l'autre côté, j'en reviens pas... Et voir que t'as plus ton père ou ta mère j'en reviens pas non plus,
      Hésites pas à te mettre sur le groupe si t'as envie et on pourra parler par Messenger quand je l'aurai à nouveau sur mon téléphone si t'as envie, aussi dans certaines villes il y a des rencontres, jsais pas si t'as vu ça
      Laïla
      • Bonjour Laila,
        Je sais ce que vous avez traversé lors du décès tragique de votre frère.
        Il me semble que vous êtes la fille de C.T. J'ai discuté avec votre maman qui a eu la gentillesse de me contacter!
        Courage!
        • Mille mercis Latifa pour votre message. Bravo pour votre force, votre fils doit être fier de vous... C'est une certitude.
          Ma mère fait partie des mamans qui souffrent de l'absolu tragique, cette épreuve à traverser... Et se rapprocher de l'enfant déjà de l'Autre côté.
          C'est Apprivoiser l'absence d'un frère que j'aime si fort, Je ne peux pas pleurer sinon je vais mourir de chagrin.

          Merci Latifa,
          Vives et Douces pensées pour vous et ce que vous traversez
    • Bonjour,

      Il y a 25 ans, ma grande sœur Nanou décède dans un accident de voiture, je n'ai jamais su faire le deuil; et ce 3 juillet 2018, je perds mon autre soeur Karima, son cœur a lâché.
      Je ne vous dis pas comment est ma douleur. Juste un mot : je souffre beaucoup...
      • Fafou,
        je souhaite de tout cœur que Dieu apaise votre douleur et votre peine. Je souhaite également que vos sœurs Nanou et Karima reposent en paix. Courage et patience à vous. Je vous embrasse

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