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Après la mort d’un enfant, de l’expérience du vide à une autre manière d’aimer

Lytta BassetLytta Basset est accompagnante spirituelle, elle s’adresse à ceux qui cherchent à mettre du sens, à ne pas rester seuls dans le vide, à aller à la rencontre d’eux-mêmes. Si cette théologienne et professeur d’université a su trouver appui sur la religion, c’est pour toujours ajouter : “Le chemin de vérité qui mène à une Vie plus forte que l’irréparable n’est pas l’apanage des croyants, pas même des adeptes de telle ou telle religion”.


Son fils Samuel s’est suicidé en 2001. Aujourd’hui, la parole et les nombreux écrits (*) de Lytta Basset traduisent son chemin de vie. Ils touchent souvent au plus profond d’eux-mêmes ceux qui la lisent ou l’écoutent, tant ils leur donnent le désir d’exister. Elle exprime cette forte conviction qu’elle a chevillée au corps : “Nous nous approprions d’autant plus ce qui nous est arrivé que nous le partageons avec d’autres. Et l’on est jamais autant auteur responsable de sa parole qu’en la rendant publique.”


(*) Ce lien qui ne meurt jamais, Oser la bienveillance, La source que je cherche

18 commentaires

  1. J'ai perdu ma fille âgée de 7 mois, elle aurait eu un an le 18 octobre de cette année. On n'a pas pu savoir l'origine de son décès, à peine arrivée à l'hôpital, elle a rendu l'âme le temps qu'on prenne ses paramètres.
    Depuis ce jour ma vie ne ressemble plus à rien, j'ai l'impression de vivre sans vivre. Tous les jours je pleure, je dors avec sa photo près de moi pour me dire qu'elle est avec moi.
    La vie a un goût amer, j'ai besoin de la voir, de la porter, de suivre ses pleurs, ses cris... hélas.
    J'ai tant voulu la mort pour aller la retrouver mais je suis toujours en vie.
  2. J'ai perdu ma fille aînée, voici bientôt onze mois, ma douleur est intense. Elle était si merveilleuse. Ma peine est infinie. Je ne peux pas parler d'elle sans pleurer, je sais qu'elle ne voudrait pas me voir pleurer. Mais qu'y puis-je ?
    Le temps, parait-il, viendra m'apaiser mais je n'y crois guère. Je souffre de cette absence.
    • Bonjour Jeannine,
      Le 19 mars 2021 à 16h30, j'ai perdu mon unique enfant. Mon fils avait 26 ans. Après de longues épreuves et des années de souffrances, il est parti ce vendredi après-midi d'un cancer, après trois récidives interminables.

      Il était fort, plein de courage et de volonté. Se battre à ses côtés durant toutes ces années fut pour moi une épreuve difficile. Méme si on s'y attend quand ce jour arrive, c'est atroce, on n'y crois pas. Cette douleur est inconsolable. Je me cache parfois pour pleurer car il ne voulais pas me voir pleurer...

      Je peux comprendre ce que tu ressens. L'absence de mon fils est insupportable. Je pense tous les jours à lui et pleure tous les jours. C'était un garçon joyeux qui aimait la vie. Nous étions très proches, ce manque est terrible. Au début, on a du mal à y croire, on se dit qu'il va revenir. Je souffre tellement de son absence.
    • Jeanne,

      Je ressens la même chose que vous. J'ai perdu ma fille ce mois d'août, assassinée. Je sais qu'onze mois plus tard je serai comme vous, en souffrance.
  3. Cela fait aujourd'hui deux mois qu'on a retrouvé son corps en décomposition au pied d'une cascade; il serait tombé depuis cinq ou six mètres depuis le début de la chute d'eau; et lors de trois semaines de recherche. Il avait fugué en sautant par la fenêtre en réponse à "je ne suis pas content de toi, je ne te supporte plus" lorsque je l'avais engueulé juste avant parce qu'il était treize heures et qu'il dormait comme fréquemment.

    Evidemment, je pourrais l'avoir rattrapé tout de suite en sortant vite; je pourrais être allé le chercher; avoir empêché sa fugue; ou bien avant, avoir évité de l'engueuler. Comment ça, on serait nous tous dans la famille joyeux aujourd'hui, même s'il dormait encore toute la journée...

    Je ne peux plus m'enlever la culpabilité de mes épaules et je pense de plus en plus au suicide; je l'ai même tenté le jour de la nouvelle de la police (on a gardé toujours l'espérance de le retrouver vivant); mais après avoir avalé plusieurs médicaments et m'en être injecté aussi, en pleine forêt près de l'endroit où il a été retrouvé ce même jour; quelqu'un m'a vu endormi et fait appel aux secours; et j'ai fini dans un hôpital psychiatrique pour trois semaines.

    Aujourd'hui je ne supporte plus de rester sans lui; la vie n'est plus du tout la même; personne peut plus esquisser une sourire et en plus, je me sens l’assassin de mon propre fils. Maintenant que j'ai lu Basset dire que le suicide n'est pas condamné par Dieu sinon par les hommes, ça me fait penser plus sérieusement à le faire. J'ai juste été retenu par mes deux autres enfants, dont un encore en bas âge.
  4. Mon petit garçon âgé presque de 10 ans nous a quittés le 10 septembre 2019 d’une leucémie. Ce manque est terrible pour moi , j’attends ma mort avec impatience, car plus aucun but dans cette vie. Je me sens amputée, mutilée, une partie de moi n’est plus là. Comment survivre sans mon doudou d’amour? Bon courage à nous tous
  5. Bonjour,

    Je suis le papa d’une enfant qui est décédée le 6 janvier 2019 à l’âge de presque deux ans à cause d’une malformation cardiaque.

    Je vais bien et ma femme a subi pas mal d’antidépresseurs, psychologue etc. On commence à se remettre de notre deuil. C’est dur tous les jours, on s’occupe...

    Bon courage à vous
  6. Dès l’âge de 17 ans, j’ai déjà perdu une petite soeur, un neveu, un petit fils et je viens de perdre mon fils d'un accident tout récemment. Comment survivre à cette douleur...
  7. Merci de ce témoignage si complet, je veux dire un témoignage si bouleversant.

    J'ai perdu mon fils il y a onze ans et pourtant il reste présent dans ma vie de tous les jours.

    Alors merci de nous amener doucement et de nous tenir la main quelques instants, cela réchauffe le coeur.
    • Severine Kazmierczak
      Bonjour,
      Mon fils Mathias est décédé le 6 mai 2017 d'une erreur médicale ; ça fait deux car je suis morte avec lui. Plus rien n'a de goût, plus rien n'a de sens. Sans lui je ne peux pas
    • Severine Kazmierczak
      Je suis morte avec mon bébé. J'ai de la colère.
      Perdre Mathias, c'est la fin du monde. Mathias, je t'aime d'un Amour infini.

      Tu me manques beaucoup, ton sourire, ta joie de vivre, ton parfum d'un petit ange, tes câlins.

      Je n'aurais pas assez d'un océan pour écrire toutes les merveilleuse choses sur toi Mathias.

      Je t'aime, je peux plus sans toi.
  8. Ça va faire trois mois que mon fils est parti. C'est la troisième fois que j'écoute ce document et je prends des notes notamment sur le manque de respect du deuil que je vis, sur le non amour, continuer à fusionner avec son enfant, ce sentiment d'être amputé...
    Est-ce que je veux encore aimer ? Que devient mon amour ? Est-ce que je veux encore m'investir, traverser ce sentiment de manque ? Et le pire c'est qu'effectivement quand on a déjà perdu, qu'on a été confronté à la mort en ce qui me concerne de mes parent0,s de mon frère, aujourd'hui de mon fils, je sais plus, alors j'écoute ce documentaire...

    Moi, je n'ai aucune raison de continuer; je n'ai pas d'autres enfants; le père de mon fils est parti, il n'est même pas venu aux funérailles, les amis sont partis et le téléphone ne sonne plus.
    • Bonjour
      J'ai perdu mon fils unique de 42 ans brutalement d'un AVC le 21 février 2019
      J'avais aussi perdu mon seul frère à l'âge de 49 ans d'un accident de voiture et mes parents mais eux étaient âgés
      Je voulais vous dire que je vous comprends
      Rien ne peut nous consoler
      Je prends quelques anxiolytiques et du Novanuit qui me fait dormir
      Sinon j'espère que le temps nous aidera à apprendre à vivre avec
      Bon courage
    • Bonjour Stéphanie

      Je suis touché par votre histoire... J'ai perdu ma fille Juliana de 3 ans il y a 4 mois et la maman de ma fille m'avait quitté 5 mois auparavant... Après une longue période de chagrin de lectures etc., je commence à vouloir aimer à nouveau et me dire que l'on peut reconstruire une nouvelle vie tant que l'on conçoit que chaque jour doit être vécu... N'hésitez pas, j'ai des conseils de lecture.

      Bon courage
      • Courage à vous tous, à nous tous.

        Mon petit fils, Matéo est suivi pour un cancer rare et mal engagé.
        Je veux avoir la force de soutenir ma fille et le papa de Matéo. Et pour l'instant, je suis vraiment trop affectée car je l'adore mon petit trésor.

        Quelles sont ces lectures qui vous ont aidés ?

        Merci sincèrement pour vos bons conseils.
        Très affectueusement
    • Bonsoir Stéphanie,

      Je viens de lire votre message et je me retrouve dans ce que vous dites. Je vis la même situation; mais battez-vous, votre fils n'aurait pas aimé vous voir triste.

      Plein de courage...
  9. Nous étions là, présents ce soir lors de la conférence de Lytta Basset, elle met des mots là où ça fait mal car elle est sur la même longueur d'onde, de parents orphelins.

    Grâce à l'enregistrement réalisé par l'association (un grand Merci à vous), j'ai pu prendre des notes tranquillement chez moi, des notes que je relis souvent afin d'avancer, "de faire partie du monde des vivants".

    C'est sûr, je vois mon quotidien d'un autre oeil, "nous sommes à contre courant avec la société". Mais j'ai du mal avec ce vide et avec l'expérience du vide, Lytta Basset nous a donné des clefs, à nous d'ouvrir à notre "rythme" ces portes pour continuer, notre Route; maintenant, lorsque la plaie se rouvre, je sais que je ne suis pas seul avec cette absence de L'Enfant Chéri (e).

    Je veux vous dire Parents : Courage à Vous.
    Très Bonne Année 2019 Paix et Joie
    Anthony et Lydie, parents de notre Romain Chéri
  10. "...douleur extrême de ce vide... où es tu, où es tu, ce lien qui ne meurt jamais... rien ne peut combler ce vide... on ne se quitte jamais..."

    Que des mots qui résonnent. Merci de ce partage à Lytta Basset.
    Merci à l'association pour la mise à disposition de l'enregistrement, un témoignage aidant.

    Annie, maman d'Aurélien

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