Accueil / Presse / Vie de parent : comment survivre au suicide de son enfant?

Vie de parent : comment survivre au suicide de son enfant?

Ces idées noires qui menacent de vous entraîner vers l’abîme, Gérard Delisle ne les connaît que trop bien. Il les côtoie intimement depuis plusieurs années à cause de ses épisodes de dépression, mais, surtout, elles lui ont enlevé son enfant, sa fille aînée, sa Catherine, un matin d’août 2015.

Télécharger cet article

9 commentaires

  1. Bonjour,
    Ce 16 juin 2018, ma fille de 24 ans s'est pendue.
    Je suis seule face à ma douleur et pourtant je dois rester sereine pour ceux qui restent. Mais je m'enfonce un peu plus chaque jour et personne à qui parler sans fondre en larmes.
    • Bonjour Béatrice,
      je vis le même drame que vous, ma fille de 23 ans s'est suicidé le 28 mars 2015. Comme vous j'ai cru que de ne pas montrer mon immense chagrin et d'être forte vis à vis des autres et pour les autres était la solution. Et bien non. Car lorsque j'étais seule, je criais mon désespoir, mes pleurs coulaient sans discontinuer, je me réfugiais dans mon lit pour ne pas affronter la réalité de la disparition de ma fille. Depuis 3 ans qu'elle est partie, mon coeur est déchiré, j'ai une plaie béante qui jamais ne cicatrisera. Elle est là toujours et elle sera toujours là. Mais je penses que si j'avais pu ou su partager ma douleur, parler avec les autres, échanger, j'aurais peut-être mieux surmonter. Je dis surmonter mais pas oublier. Car la disparition d'un enfant est inacceptable et c'est une déchirure que l'on portera jusqu'à la fin de notre vie. Alors la seule chose que je peux vous dire c'est de laisser votre chagrin s'exprimer, d'échanger avec les autres, de ne pas avoir peur de pleurer, d'oser parler de votre fille. Vous avez tout mon soutien et mes pensées vous accompagnent. Une maman dévastée
    • Bonjour,
      Lire tous vos témoignages de vos enfants, qui ont choisi de vous quitter, est déchirant. Mon fils de 37 ans a également choisi d'en finir avec la vie le 10 juillet dernier en se pendant. Il laisse une adorable petite fille qu'il adorait, mais cela n'a pas suffi pour éviter l'irrémédiable. Il était trop mal.
      Il nous laisse tous dans le désarroi. Son frère et moi avons une moitié de nous mêmes qui est morte avec lui. Nous vivons tous éloignés et chacun dans notre coin, nous essayons de surmonter notre immense chagrin. Le quotidien est très dur.
  2. Bonjour, j'ai perdu mardi 7/02/17 mon fils de 20 ans d'une rupture d anévrisme... J'ai mal tellement mal... Je n'arrive pas à imaginer ma vie sans lui...
  3. Bonsoir,
    J'ai perdu ma fille de 24 ans il y aura 3 ans demain 3 février, jour aussi de mon anniversaire, où son père et moi l'avons trouvée pendue à son escalier chez elle. Depuis je vis une souffrance intolérable difficilement explicable à mes proches et amis.
    On m'avait dit qu'avec le temps cela s'adoucirait mais c'est le contraire. Je pleure beaucoup tous les jours. Je n'accepte pas son absence.
    Je suis morte avec elle...
    • Je ressens exactement la même douleur que vous Jocelyne. Mon fils Karim est parti lui aussi il y aura bientôt un an le 19 février, il aurait eu 25 ans le 9 février. C'était mon unique enfant. Ma vie n'a plus aucun sens mais il m'arrive parfois de penser aux bons moments vécus ensemble et cela me réconforte. Jet vous conseille le livre de Christophe Fauré sur le deuil après le suicide d'un proche, il vous aidera peut-être.
      D'une maman à une autre.
    • Bonsoir Jocelyne,
      Mon fils s'est suicidé le 28 octobre 2016 à 17 h : il s'est pendu à la fenêtre de son salon. Il vivait à Paris où il était étudiant. Il travaillait en alternance dans une boite d intérim. Il a fait un burn out.
      Depuis ma vie n'a plus de sens. Les psychiatres vous donnent des calmants mais on est comme un légume, en état végétatif. Je me suis plongée dans le travail, c'est mon seul répit à ma souffrance. Au travail, personne ne sait. Je ne veux pas de leur compassion. Parfois je pense mettre fin à mes jours... mais j'ai de la famille que j'aime et qui m'aime. Je ne veux pas leur faire endurer une telle souffrance. Alors je vis, j'ai des moments agréables, les meilleurs, c'est quand je travaille.
      Jocelyne, j'aurais voulu vous aider mais il n'y a que vous qui peut vous aider en trouvant un palliatif à votre souffrance.
    • Bonsoir,
      J'ai perdu ma fille le 16 novembre 2009 dans les mêmes circonstances. Depuis pour moi aussi, c'est une lutte de chaque jour, j'arrive à parler d'elle sans pleurer. Mais ce qui me fait mal, c'est l'attitude des personnes de notre entourage : j'ai l'impression que pour eux elle est partie et maintenant il nous faut avancer; ça me fait mettre en colère, s'ils savaient ce que nous devons supporter chaque jour.
      Vous savez maintenant j'arrive à gérer mes émotions et cela depuis une petite année. Si je puis me permettre, si vous avez envie de pleurer, faites-le et surtout ne vous retenez pas car cette douleur il vous faut la sortir. Pour moi la sophrologie m'a beaucoup aidée, mais nous sommes tous différents devant une telle épreuve. Beaucoup de courage à vous.
    • Mon fils s'est tiré une balle dans la tête; mon fils unique n’est plus là; moi aussi, j’ai arrêté de vivre; c'était le 7 août 2017.
      Déjà 7 mois, je viens de me réveiller, parait-il, car j’étais en état de choc. Je me sens à la mer, je ne vois plus la terre mais je nage; Je fais tout pour calmer ce mal et garder bien vivant cet être que j’ai porté 9 mois et avec qui j’ai partagé 42 ans de vie.
      Le coeur veut me sortir de la poitrine; tout est remis en question, lui moi. Chaque jour, je lui parle et j’adoucis ma colère avec mes mots; je lui dis que je n’approuve pas son geste mais que je comprends son mal de vivre et que je l’aime de tout mon coeur; je lui demande pardon pour les manques ou maladresses que j’ai pu lui faire vivre; en lui faisant part que tout a été fait dans l’amour sans lui faire tort; j’ai aimé de mon mieux, j’ai exercé mon rôle de maman avec tout l’amour de mon coeur; j'ai une blessure au coeur qui me suivra mais je ferai avec; je lui démontrerai combien je l’aime encore et combien la vie est précieuse et il m’aidera.
      Merci fiston d’avoir été dans ma vie; merci d'avoir existé ! Je t’aime du plus profond de mon coeur mon fils.
      Ta maman de la vie xxxxxx

Réagissez

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

Votre commentaire sera publié après validation.

*