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Vie de parent : comment survivre au suicide de son enfant?

Ces idées noires qui menacent de vous entraîner vers l’abîme, Gérard Delisle ne les connaît que trop bien. Il les côtoie intimement depuis plusieurs années à cause de ses épisodes de dépression, mais, surtout, elles lui ont enlevé son enfant, sa fille aînée, sa Catherine, un matin d’août 2015.

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5 commentaires

  1. Bonjour, j'ai perdu mardi 7/02/17 mon fils de 20 ans d'une rupture d anévrisme... J'ai mal tellement mal... Je n'arrive pas à imaginer ma vie sans lui...
  2. Bonsoir,
    J'ai perdu ma fille de 24 ans il y aura 3 ans demain 3 février, jour aussi de mon anniversaire, où son père et moi l'avons trouvée pendue à son escalier chez elle. Depuis je vis une souffrance intolérable difficilement explicable à mes proches et amis.
    On m'avait dit qu'avec le temps cela s'adoucirait mais c'est le contraire. Je pleure beaucoup tous les jours. Je n'accepte pas son absence.
    Je suis morte avec elle...
    • Je ressens exactement la même douleur que vous Jocelyne. Mon fils Karim est parti lui aussi il y aura bientôt un an le 19 février, il aurait eu 25 ans le 9 février. C'était mon unique enfant. Ma vie n'a plus aucun sens mais il m'arrive parfois de penser aux bons moments vécus ensemble et cela me réconforte. Jet vous conseille le livre de Christophe Fauré sur le deuil après le suicide d'un proche, il vous aidera peut-être.
      D'une maman à une autre.
    • Bonsoir Jocelyne,
      Mon fils s'est suicidé le 28 octobre 2016 à 17 h : il s'est pendu à la fenêtre de son salon. Il vivait à Paris où il était étudiant. Il travaillait en alternance dans une boite d intérim. Il a fait un burn out.
      Depuis ma vie n'a plus de sens. Les psychiatres vous donnent des calmants mais on est comme un légume, en état végétatif. Je me suis plongée dans le travail, c'est mon seul répit à ma souffrance. Au travail, personne ne sait. Je ne veux pas de leur compassion. Parfois je pense mettre fin à mes jours... mais j'ai de la famille que j'aime et qui m'aime. Je ne veux pas leur faire endurer une telle souffrance. Alors je vis, j'ai des moments agréables, les meilleurs, c'est quand je travaille.
      Jocelyne, j'aurais voulu vous aider mais il n'y a que vous qui peut vous aider en trouvant un palliatif à votre souffrance.
    • Bonsoir,
      J'ai perdu ma fille le 16 novembre 2009 dans les mêmes circonstances. Depuis pour moi aussi, c'est une lutte de chaque jour, j'arrive à parler d'elle sans pleurer. Mais ce qui me fait mal, c'est l'attitude des personnes de notre entourage : j'ai l'impression que pour eux elle est partie et maintenant il nous faut avancer; ça me fait mettre en colère, s'ils savaient ce que nous devons supporter chaque jour.
      Vous savez maintenant j'arrive à gérer mes émotions et cela depuis une petite année. Si je puis me permettre, si vous avez envie de pleurer, faites-le et surtout ne vous retenez pas car cette douleur il vous faut la sortir. Pour moi la sophrologie m'a beaucoup aidée, mais nous sommes tous différents devant une telle épreuve. Beaucoup de courage à vous.

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