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La solitude

” Quand je regarde en arrière, un seul mot me vient à l’esprit : solitude. Quelle que fût l’activité, quel que fût le nombre de gens autour de nous, ce fut une époque solitaire et vide. Tout notre sens de la vie fut perturbé. J’aime à penser que nous avons bien fait de cacher nos sentiments. En surface, nous nous conduisions normalement, mais, juste en dessous de cette surface, nous éprouvions des sentiments trop forts ou alors comme un énorme vide. ” Carolyn

62 commentaires

  1. Comme tous ces parents confrontés à cette horreur, non cela n'arrive pas qu'aux autres.
    Nous avons perdu notre fils de 28 ans le 20 décembre 2016 d'un accident de moto. Il était revenu nous voir pour les fêtes. A son arrivée à la maison, je lui ai sauté au cou tellement heureuse de le revoir pour célébrer Noël avec nous et puis... Il a pris sa moto pour faire un tour et...
    Depuis comme beaucoup je survis.
  2. J'ai perdu mon fils de 18 ans, d'un arrêt cardiaque, il y a peu de temps. Depuis, chaque jour écoulé m’éloigne un peu plus de lui.
    Nous sommes amputés, nous survivons mais que c'est difficile, nous sommes bien entourés. Son petit frère est là, mais même sa présence ne me donne pas envie de m'accrocher !
    • Bonjour Carole,

      Nous avons perdu hier notre fille de 20 ans également d'un arrêt cardiaque. Nous sommes sous le choc et à la recherche très vite d'une association, un groupe de parole pour nous aider. C'est ainsi que je suis tombée sur ce site et lu votre commentaire qui relate une expérience similaire à la nôtre.
      Je serai ravie de partager avec vous.
      • Bonjour Carole et Pierrette,
        Vous a-t-on imposé une autopsie ?
        Mon fils a été retrouvé mort le 3 decembre 2015 dans son lit (il y a plus de 15 mois). Il avait 29 ans. On nous a imposé une autopsie : il a donc fallu attendre 2 semaines pour les obsèques, 7 mois pour l'incinération en passant par la case exhumation. Que de la souffrance en plus.
        Et nous n'avons toujours pas les résultats de l'autopsie.
        Bon courage à toutes les 2
        • Non, je l'ai demandée au chef de service de réanimation. Il me l'a déconseillée pour les raisons que vous évoquez : l'attente, la séparation du corps durant 3 semaines,..
          D'autant qu'il n'en espérait aucun résultat probant.
  3. Noël approche, et pour moi c'est une période dont j'ai maintenant horreur.
    Toi mon p'tit Ange qui adorait cette période, il y a un an tu ouvrais ton calendrier de l'avent et aujourd'hui c'est un souvenir qui m'arrache le cœur et je ne cesse de pleurer ton absence, tes cris, tes éclats de rires, tout...
    Je vais passer mon 1er Noël sans toi mon bébé, mon loulou d'amour, et je vais devoir affronter le 31 décembre, le 1er anniversaire de ton envol vers les étoiles, et cela me fait énormément peur et mal.
    J'ai perdu mon fils de 9 ans avec son papa, dans un tragique accident mortel de la route, le 31/12/2015, ma fille miraculée de cet accident, passera aussi le 1er Noël sans son frère et son papa. Je suis si triste, nous qui avant adorions ces périodes de fêtes, elle sont maintenant devenus, la date de la perte de nos êtres chers.
    • Bonjour Béatrice,
      Moi ça fait déjà 5 ans et j'ai l'impression que c'était hier.
      Il s'appelait Valentin, décédé à l'âge de 17 ans en moto.
      Pour moi, Noël n'existe plus.
      Courage à nous et à plein d'autres personnes également.
  4. J'ai perdu mon fils Nicolas il y a seulement 9 mois. Et je ne vis plus. Je survis. Je suis amputée de mon enfant. Il n'y a pas de mots assez forts pour décrire ce que je ressens.
    Ma douleur, je la vis seule. Les autres sont gênés, indifférents, silencieux.
    J'ai rejoint l'association Jonathan Pierres Vivantes pour parents endeuillés. J'écris également à mon fils. Et je ne fais que des choses qui se rapportent à lui. Je ne peux pas agir autrement. C'est ma survie !
    Et comme je me sens proche de tous ces parents qui ont perdu leurs enfants. Je me retrouve à travers tous ces témoignages. Et je les en remercie car les lire m'ont fait du bien. Je me sens moins isolée dans mon chagrin.
    • On ne se connait pas; moi aussi j'ai perdu mon fils de 31 ans; quelle souffrance ! Je vous comprends très bien.
      • Merci de votre témoignage.
        J'ai aussi perdu mon fils de 31 ans et 6 mois dans un incendie cet été. Quelle onde de choc ! La vie s'est arrêtée. La famille, moi et ma conjointe, on est démolis. Quelle douleur, on n'a pas de mot.
        Tous les jours, je pleure et je pense à lui...
        • Une rupture d'anévrisme à 33 ans, son anniversaire étant le 31 décembre.
          Pour nous, c'est inacceptable et tellement dur avec l'autopsie et toutes les difficultés rencontrées dans cette terrible épreuve.
          Une parie de nous s'est arrêtée avec son départ.
          Elle s'appelait Chloé.
    • Bonsoir Edith,
      Je vis la même chose que vous... et pendant les fêtes je n'ai pas le coeur à les faire, je me sens perdue... Il me manque tellement...
      Tout le monde dit : "la vie continue" et bien pour moi, ce n'est plus du tout la même chose, tout est vide.
    • Moi j'ai perdu mon fils il y a 5 ans déjà d'un accident de moto à l'âge de 17 ans. C'était hier pour moi.
      La douleur, on la garde en soi, jour après jour. Rien n'y fait, on subit les choses.
      J'ai trouvé un peu de reconfort, mais pas avec ma famille.
      Il faut être fort dans sa tête jour après jour.
  5. Bon ! C'est terrible tous ces témoignages; moi ce qui me rend le plus malheureuse, c'est le regard et l'attitude des gens qui m'entourent; je suis la pestiférée, celle qui a perdu son fils. Entre ceux qui sont trop condescendants et ceux qui te fuient de peur d'être contaminés, peut-être même les plus proches ne comprendront jamais ce monstre de la douleur qui est entré ce jour en nous.
    • Bonjour Lydie,
      C'est exactement ce que je disais à la psy. Les personnes qui traversent la rue ou qui détournent leur regard; Ceux qui t'appellent pour faire leur BA et te racontent leur vie leurs petits soucis quotidiens alors que l'on s'en fout. On devient désagréable. On ne supporte personne. On pense qu'à notre fils parti trop tôt et on a mal, trop mal, et encore mal...
    • Très chère Lydie,
      Je vis la même chose que vous en ce qui concerne le regard et l'attitude des gens et de ma famille depuis la mort de ma fille, mon enfant unique de 28 ans il y a 3 ans suite à une maladie foudroyante; en quelques heures, ma fille est morte alors que la veille elle dînait au restaurant avec ses amis. Depuis ce jour, je ne suis plus regardée de la même manière, je dois avoir la peste ou la mort s'attrape si on s'approche de moi. Il n'existe pas de mots pour décrire cette douleur qui me prend au ventre dès que je pense à ma fille chérie.
      J'ai perdu mes parents, un frère, ma fille à 28 ans et il me reste un frère que je ne vois plus depuis le décès de ma fille. Pourquoi naître pour souffrir autant ? Quelle merde la vie.
      • Bonsoir Louise,
        Je suis de tout coeur avec vous, dans ces moments de la vie.
        La douleur est ancrée au plus profond de nous-même, et avec les fêtes qui arrivent je trouve que c'est pire.
        Mais je vous souhaite beaucoup de courage.
  6. Bonsoir,
    Moi aussi je suis désespérée et dévastée par cette douleur insoutenable. J'ai perdu mon fils de 45 ans écrasé dans un accident de voiture alors qu'il faisait du vélo tranquilement. Il laisse une épouse et un petit garcon de 5 ans. J'essaie de survivre pour le petit mais c'est très dur. Je suis sans force anéantie
    Pour information, j'ai lu le livre de Christophe Fauré (psychiatre) "Vivre le deuil au jour le jour" et écouté sa conférence qui s'appelle "Les dimenssions du deuil". Cela peut aider.
    Jacqueline
    • Bonjour a tous,
      Mon fils Luca âgé de 23 ans est décédé le 14 juillet dernier en Thaïlande loin de moi dans un accident. Je vis depuis dans le brouillard; les larmes sont devenues mon compagnon tout comme une infinie tristesse le vide et le silence...
      Silence de mon compagnon bien vivant lui cependant mais désarmé face à ma douleur, la famille et les amis qui s'éloignent car la vie, le quotidien est bien là pour eux. Ma fille reste debout bien plus solide que moi et pourtant elle aussi amputée...
      Luca est en moi, dans mon corps, ma tête, mon cœur en permanence; je lui parle, lui rend visite tous les jours au cimetière et lui écris; cela m'aide...
      Mais également ce site qui me permet de partager avec d'autres qui comprennent, de m'imprégner du positif que chacun offre, de reprendre un peu d énergie grâce à vous tous...
      Martine
      • Je suis de tout coeur avec vous. Je viens de perdre mon petit garçon Hugo dans un accident terrible.
        Votre douleur est mon quotidien. Je me sens si seul, si vide !
        • Jérôme,
          9 mois jour pour jour que mon garçon, mon Luca, est parti maintenant dans un terrible accident également...
          Reprendre goût à la vie apparaît illusoire car sa présence et son absence sont tellement vivants en moi. Les larmes, la tristesse aussi quand je suis seule avec lui. Les parenthèses quelles qu'elles soient (travail, amis, enfants) à défaut de nous redonner le goût de vivre permettent de se décentrer, de reprendre un peu de force aussi...
          On n'est rien, seul pour le coup, plus rien... Le sourire de mon fils m'accompagne aussi dans ces moments-là remplis aussi de maladresses... Qu'il faut aussi accepter. Il faut continuer jour après jour et bien s'entourer.
          Bon courage à vous
          Martine
  7. Je suis seule en ce dimanche de fêtes des mères. Mes fils ne m'appellent pas mais vont bien. Je lis tous vos messages douloureux. Je ne me plains pas. Il y a pire que mon sort. Il faut sortir de l'égocentrisme, voilà ce que je me dis.
    Courage à toutes et tous.
  8. Bonjour,
    Je m'appelle Laura et j'ai 24 ans. Il y a presque 24h mon fils de 5 mois (dans deux jours) est mort. Il dormait sur le ventre et s'est étouffé dans son sommeil... Je suis une mère célibataire et je suis celle qui a trouvé le corps sans vie de son fils dans son lit alors que je m’apprêtais à le nourrir. J'ai une petite fille mais même si je sais que pour elle je dois rester forte, je n'y arrive pas. A chaque seconde qui passe, je pense à mon fils mort beaucoup trop tôt. Je me sens responsable mais surtout j'ai un immense vide en moi que j'arrive pas à oublier. Je ne pense qu'à une chose. Aller le rejoindre là où il est.
    • Bonjour Laura
      J’ai perdu ma petite fille de 4 ans et demi, un jour avant l’anniversaire de sa grande sœur, la culpabilité, le regret, le désespoir, la déprime…s’installent jusqu’à éclatement de ce qui reste (divorce démission etc.) aucun soutien ni mes proches ni amis.
      Je n’ose pas parler de mon chagrin par peur de rejet, j’apprends à vivre avec.
      Seul au monde

      Hamid
    • Bonsoir Laura, j'ai moi aussi perdu mon fils Samuel. Dans la nuit, il avait deux et demi, étouffé par son vomi !
      J'ai une grande fille de 10 ans, née d une précédente union, mais Samuel je l'ai élevé seule du début jusqu'à ce qu'il se soit éteint.
      Comme je comprends la douleur, l'absence, la culpabilité et le désarroi face à ce qu'il reste...
      Moi-même, j'ai envie de le rejoindre et puis je pense à ceux qui secrètement sont là...
      • Je suis vraiment désolée pour ce que vous vivez.
        Mon fils n'a pas vomi, ni rien, il s'est étouffé contre le matelas.
        Quand le sentiment de culpabilité disparaît ?
        J'essaye de déménager pour un nouveau départ, mais ça reste impossible ou interminable.
  9. Un jour à la fois, c'est ce que je demande maintenant, depuis le décès accidentel à moto de mon fils en juillet dernier. ce n'est pas facile et je pense que cela ne le sera plus, comme le dit ce site il faut apprivoiser l'absence pour continuer. Nous sommes dans un monde où les gens n'aiment pas que l'on s'apitoie, la mort c'est quelque chose dont on ne parle pas, c'est tabou tant que cela ne vous touche pas, donc j'essaie d'avancer en essayant de garder la tête hors de l'eau, des fois je me demande si je suis dans un rêve, mais il faut se battre pour continuer à vivre, pour mon autre fils, mon époux, ma petite fille; des fois j'aurais voulu ne pas être réveillée mais la réalité est là avec toute sa souffrance; j'essaie de recommencer l'aquagym, et ce que je n'ai pas encore réussi à faire aller devant la mer et regarder l'horizon, pouvoir entrer en moi.
    Je vous souhaite du courage et de la force, car ce n'est pas facile mais la vie est là...
    Gina
    • Bonjour,
      Voila un an aujourd'hui que mon fils SYLVAIN, âgé de 30 ans, s'est noyé à la plage sur mon lieu de vacances. Il a laissé une conjointe et une petite puce de 3 ans. J ai du mal à comprendre la réaction des gens, le tél sonne beaucoup moins qu'avant, on a l'impression d'avoir une maladie contagieuse. Même si nos larmes coulent, on a besoin de parler de SYLVAIN; on m'évite, je ne sais plus quel comportement avoir, j'ai peur de m'écrouler, pourtant je lutte chaque jour.
      Si vous avez une solution à mon désarroi, merci de m'écrire un petit mot.

      Marcelle
      • Je compatis à votre douleur qui est la mienne. J'ai perdu mon fils en mai dernier, il a fait face à un train ! C'est d'une telle violence, un choc moral et physique; ne pas pouvoir lui dire adieu. Je suis divorcée, je dois assumer cette situation le coeur en miettes. La fin d une certaine innocence de la vie. Mais n'attendez rien des autres; nous devons vivre notre deuil.
        Bon courage
  10. Mon fils, Brice, âgé de 12 ans est décédé dans la soirée du 29 août dernier.
    Il jouait avec ses amis et il est subitement tombé comme une feuille. Une artère coronaire a lâché.
    Il était plein de vie et de vitalité. Pauvre petit lapin!
    Je suis dévasté par le chagrin...

    Inhumé depuis 2 jours, je n'arrive pas à réaliser que je ne le verrai plus jamais.
    Je vis à 2 à l'heure... et pourtant je sens la colère monter en moi...

    Comment faire pour apprivoiser cette douleur ?
    • Comme je vous comprends, c'est très dur de perdre son enfant. Ma fille est décédée le 6 août dernier à l'âge de 28 ans d'un accident de moto et je m'en remets pas; je n'arrive pas à accepter; j'ai trop mal. C'était ma fille unique, je ne sais pas si je vais y arriver ..
      • Bonjour,
        Nous souffrons en silence et chaque instant n'est que douleur. Mon fils unique me manque, il allait avoir 14 ans. Il devrait en avoir 19 aujourd'hui. Je constate que l'on en est tous au même point face à la douleur et à l'absence. J'ai assisté à des réunions avec l'au-delà "source de vie toulouse" et j'ai eu des messages de mon garçon par des médiums. Pourtant je ne suis pas une illuminée...
        • Bonjour Corinne,
          Moi non plus je ne suis pas une illuminée et pourtant... Une dame m'a parlé de mon fils qu'elle a vu 2-3 fois. Je ne lui avais rien dit de son décès il y a quelques mois. Elle m'a dit qu'elle savait. Elle m'a pris l'épaule et m'a dit : il vous demande pardon. Mais il fait son chemin : il se reconstruit. Oui il se reconstruit. Et elle m'a dit : ne vous étonnez pas, il peut vous envoyer des signes. Je ne sais pas quoi penser de tout ça.
          • Stéphanie, bonjour, je suis Laurence, mon fils est décédé, 18 ans. Moi aussi je ne sais pas quoi penser de "tout ça". Je sais que je le cherche, il est mort, repose-t-il en paix ou vit-il ailleurs, autrement? Lire et regarder des entretiens autour de la médiumnité entretient une forme d'espoir ou me fait me sentir plus proche de lui, je me sens comme dans la mort aussi de toutes façons, un bon pied bien ailleurs, quelques orteils sur terre, à faire un peu semblant, encore, une heure, un jour de plus... Je n'ai pas encore cherché à avoir un message.
            Je ne sais pas quoi en penser.
            Comme nous sommes nombreux, nous les parents "désenfantés", endeuillés...
          • Bonjour Stéphanie,
            Je compatis à votre douleur. Je viens de perdre mon fils le 7 novembre au Népal, il est tombé dans la rivière et on ne l'a toujours pas retrouvé. Ma vie est devenue un cauchemar, je n'arrive pas à accepter de ne plus le voir. Nous étions une famille avec 4 enfants, unie et très fusionnelle. J'aimerais être en contact avec une personne qui pourrait me donner un message de mon fils. Je ne connais aucun médium.
            Merci pour vos messages. On se sent vraiment très seul.
            Courage à vous toutes, nous avons tous besoin d'être écoutés.
    • J'ai perdu mon fils de 11 ans , il y a bientôt 3 ans. Courage courage, allez de l'avant et entourez vous des gens qui vous font du bien!!
      • bonjour,
        j'ai perdu mon fils de 8 ans il y a 15 jours dans un incendie. il jouait dans le cabanon du jardin pendant que je téléphonais et le cabanon a pris feu.
        nous avions une relation très fusionnelle depuis toujours, je n'arrive pas à croire que je ne pourrai plus jamais le toucher, l'entendre et rigoler avec lui.
        j'ai une boule permanente dans la poitrine qui me brûle et rien ne l'apaise.
        avec mon mari nous faisons notre possible pour notre petite fille de 4 ans qui est encore là.
        reverrai-je la lumière un jour?
        • Bonjour,
          Cela fait 5 ans que j'ai perdu mon fils unique. C'est très très... difficile. Je me culpabilise. Soyez forte, votre fille a besoin de vous car elle doit souffrir aussi. La vie n'est plus la même. Il y a un avant et un après. Je n'ai goût à rien. Je vis au jour le jour avec mes angoisses et mes crises de larmes. On dit que quand on rêve c'est eux qui viennent nous faire un "coucou". Il faut leur parler et mettre un bougie. J'ai lu beaucoup de livres sur l'au-delà. Courage. Je constate que c'est tabou de parler de la perte d'un enfant. Quand on me demande si j'ai des enfants c'est dur de répondre aux gens.
  11. Ça fait six mois que j'ai perdu mon fils. Il a décidé de partir avant nous. Il était beau et fort et il n'avait que 20 ans.
    Le mot douleur me paraît petit. Depuis on fait semblant de vivre. Et pourtant il le faut pour sa soeur et son frère. Mais pour lui aussi car d'une certaine manière il continue à vivre à travers nous.
  12. Bonsoir,

    Tous ces témoignages me font mal. Je souffre également de la perte de mon fils, il est décédé le 25 mai 2014 (jour de la fête des mères) d'un accident de voiture à l'âge de 26 ans. Depuis je survis, j'ai mal, je me dit pourquoi moi encore. J'avais auparavant, il y a 27 ans, perdu un bébé de mort subite à 3 mois le 17 mai 1987; et le pire dans tous ça, c'est que je suis née un 19 mai. Je déteste le mois de mai et ma vie d'ailleurs. Ils me manquent tellement, je suis fatiguée, quelle souffrance, chaque jour est un combat...
    • Bonsoir j'ai perdu mon fils le 26 mai on s'accroche à des dates et ça ne fait que 3 mois qu'il est parti. Ma vie s'est arrêtée. Je vis pour sa sœur et mon mari, sinon ma vie n'a plus de sens. J'appréhende la date d'anniversaire qui va bientôt arriver. Je ne me sens pas aidée du tout, c'est vraiment horrible. Courage à vous et à votre famille
      • Michèle,
        J'ai perdu mon fils il y a 4 mois et demi. J'ai vécu sa date anniversaire, Noël, la sollicitude des autres et la grande solitude à l'intérieur, la grande distance dans le cœur et l esprit. Je le porte en moi, secrètement, surtout sans rien dire. La douleur est trop intime, mais j'ai cette présence, douce, près de moi. Je ne suis pas spécialement croyante, et je ne cherche à rien expliquer. Je vis simplement cette forte sensation de douceur et chaleur, par instant, cette intuition très forte de ne pas être seule et d'être aidée. Je ne cherche pas d'explication, je vis au jour le jour, je l'aime infiniment, et je vogue comme vous tous, sur un fil très ténu, mais je sais que c'est celui de l'amour.
        • Merci, il est beau ton témoignage. Nous vivons tous sur un fil très ténu, et je sais que c'est celui de l'amour.
          Mon frère est mort dans un accident il y a 7 ans, et je lui parle toujours souvent. Au début, je sentais fort sa présence.
          La solitude revient souvent sur ce forum. Elle est la nature véritable de l'existence, elle nous apparaît plus forte, plus douloureuse quand on perd quelqu'un. On voudrait que les autres nous aident, peut-être, à soulager ce qui ne se soulage pas, à supporter ce qui n'est pas supportable. Mais ce n'est que divertissement temporaire. Le temps fait son travail, on finit par grandir de cette expérience, il faut aller dans ce sens-là. Honorer la vie, les choses simples, cultiver la bienveillance, l'amour.
          Bon courage à tous sur cette longue route.
    • Je t'ai reconnue Nassera à travers ton témoignage. Ce que nous vivons est insurmontable. Y a pas de mots à nos maux. Nous vivons un calvaire, ce n'est pas dans l'ordre des choses d'enterrer ses enfants, j'ai du mal à me lever le matin, j'ai hâte que la nuit tombe et je pense à Manel tout le temps en me disant pourquoi MOI ? Pourquoi ELLE ? Il m'arrive d'avoir des petits moments d'égarement puis la claque me fouette le visage "MANEL NE SERA PLUS LA" et le comble c'est que nous sommes impuissants. De tout cœur avec toi et avec tous ces parents brisés.
    • Bonjour,
      Comme je vous comprends... Comme je ressens votre douleur et votre chagrin. Notre fille Anne-Sophie est décédée ce 20 août à l'âge de 23 ans, au cours d'une baignade en Thaïlande où elle passait des vacances. Elle a rejoint son petit frère Edouard décédé à 2 mois en 1991.
      Nous sommes dévastés. Tout a basculé, tout s'est écroulé. Nous n'avons plus d'enfants. Je me sens une morte vivante et voudrais rejoindre mes deux enfants.
      Je ne sais pas comment on peut survivre à tant de malheurs.
    • Bonsoir, moi aussi je suis du 19 mai et j'ai aussi perdu mon fils au mois de mai. C'est inimaginable de devoir organiser les obsèques de son enfant! Oui chaque jour est un combat. Que d'énergie il nous faut pour avancer. Mais a-t-on le choix ?
  13. Sos
    Je souffre le martyre
    J'ai perdu mon fils de 29 ans
    Après 10 années d antécédent de maladie
    Le 15 avril il venait de subir une greffe des poumons
    Et le 26 mai il est décédé
    Son absence mais insupportable
    Je n'y crois toujours pas
    Il s est battu comme un fou pendant 2 mois
    Et moi j'y croyais mais il ne s'est jamais réveillé
    Aidez-moi à combattre ce lourd fardeau
    • Bonjour Sylvie,
      Notre fils maxime s'est donné la mort le 26 mai aussi; il avait 17 ans et vraiment tout pour lui.
      Nous sommes dévastés, voilà je pleure tous les jours.
      Le mot "pourquoi" court dans ma tête toute la journée.
      Il nous a laissés, moi, sa mère, sa sœur et sa grand mère. On l'aimait tellement.
      Courage.
      • Bonjour Christophe,

        Je viens d'arriver sur ce forum et ton message a été le premier que j'ai lu... Une onde de choc m'a parcourue, j'ai cru lire un message de mon père. Mon petit frère Maxime nous a quittés le 14 septembre 2014 à l'âge de 22 ans, nous sommes dévastés. Pourquoi, pourquoi nous, pourquoi lui ?
        Comme je vous comprends toi et ta famille.
        Beaucoup de courage,

        Déborah, 26 ans
      • Bonsoir Christophe. Notre fils Alexis nous a quittés ainsi. Il avait 23 ans et la vie devant lui. Il nous manque tellement. Son frère, mon mari et moi-même éprouvons un immense chagrin et partageons votre douleur.
        • J'ai perdu mon fils Tsilavo brusquement le jeudi 15 Octobre 2015 atrocement assassiné par des délinquants qui ont voulu lui voler son téléphone. Il avait 23 ans et il débordait de vie, d'espoir.
          Moi sa mère qui avait beaucoup d'espoir de réussite pour lui, je n'arrive pas encore à répondre à la question pourquoi lui? Il était si prévenant, si doux, si souriant. Il avait toujours un petit mot de réconfort à donner à ceux qui étaient dans les difficultés.
          Je ne sais pas quoi faire. Je m"investis beaucoup dans mon travail, dans les activités de l'Eglise mais dès que je suis seule, tous les détails de ce jour de sa mort me reviennent et je me culpabilise de n'avoir pu rien faire pour le sauver. Il a souffert et j'en souffre à chaque instant. Je suis traumatisée par une certaine catégorie de gens; des couteaux; du sang...Trop dur.
          C'est tout ce que je peux dire 5 mois après sa mort. Je prie Dieu à tout moment pour calmer mes crises d'angoisse et je prends également des médicaments. Des fois, je suis très en colère contre X car je ne connais pas les assassins et je parle seule souvent. Ceux qui sont autour de moi ne me comprennent pas et je les comprends et parfois ils me reprochent de pleurer; de ne pas réagir, etc...
          Je me sens si seule. Ce qui me désole le plus c'est de voir son jumeau qui ne dit rien et je ne peux rien pour lui. Il s'enferme dans sa douleur sans rien dire. Que faire?
    • J'ai perdu mon fils à la même date, pas de la même façon que le vôtre. Depuis ma vie s'est arrêtée. Il s'est donné la mort à 17 ans. Pourquoi reste un vrai mystère. Un vide énorme, il reste sa sœur de 15 ans qui a été traumatisée en découvrant son frère. C'est un combat chaque jour et on se sent très seule, voire on fait peur. Je vais dire bon courage. On n'a pas d'autre solution. Hélas la vie est si injuste.
    • Sylvie,
      Je suis tellement triste pour toi et ton entourage.
      Je vis exactement le même deuil que toi; je pense que ton enfant avait la même maladie que mon enfant.
      Mon fils Loïc nous a quittés le 11 novembre 2015 à 14h52 à Foch. Il avait été greffé le 30 mai 2013 avec succès mais la nature en a voulu autrement. Loïc s'est battu jusqu'à son dernier souffle d'un rejet chronique.
      Je suis restée auprès de lui pendant un an. Je suis traumatisée à vie; je pleure tous les jours; il me manque terriblement.
      C'est horrible, cette douleur qui ne me quitte pas. Si tu as besoin d'en parler je serais a ton ecoute
      je te souhaite un bon courage. Tu n'es pas seule.
      Bonne journée,
      Patricia
  14. Je souffre aussi de la perte de mon fils. Comment ne plus souffrir?
    • Ne plus souffrir... Je pense qu'on souffrira toujours toute notre vie mais la douleur va s'atténuer. On va le vivre différemment, je pense que le temps va nous aider. Il y a deux ans que Nicolas m'a quitté, c'est toujours difficile mais j'arrive à ne plus autant pleurer. Il y a des moments où j'ai très mal en moi, à l'intérieur, une douleur si forte; mais je me bouge, je travaille, j'essaie d'avancer pour mes deux autres enfants; je reconnais que j'ai des moments où je recommence parfois à rire alors j'en profite car ils sont rares; mais il y en a parfois, pas nombreux mais présents.
      Quand je suis pas bien je pleure, je ne me cache pas, autrement j'ai encore plus mal; et si cela gêne quelqu'un, dommage pour cette personne mais moi je dois vivre ainsi; retenir me fait encore plus souffrir.
      • Bonjour Madame
        Nous avons eu le malheur de perdre notre fils âgé de 41 ans dans un accident de voiture le 13 mai 2014 sur une route départementale. Il pleuvait beaucoup et le seul poteau EDF a été pour lui.
        Le soir à 20h, il me téléphone; à 23h, on frappe a la porte pour nous annoncer cette nouvelle : la terre s'est effondrée.
        Nous avons deux filles, une famille riche en amour mais tout le monde souffre.
        Notre Ludo nous a laissé trois petits enfants (13/12/8 ans)
        Je souffre de ce manque de lui, il était très gentil, très près de nous, très famille.
        Savoir qu'il est mort les yeux ouverts me perturbe beaucoup.
        Il a pris sa voiture après une violente dispute conjugale; alors dans ma tête ???
        Mon couple est très perturbé par cette douleur et je refuse de me faire aider
        Merci de vos réponses
        Une maman en grande détresse
        • Moi je suis en grande détresse. Mon fils est mort le 5 mars 2007, je ne l'assume toujours pas, et j'ai bien essayé de le rejoindre, mais sans succès. Je suis seule, mon mari est mort quinze mois avant mon fils, d'un Alzheimer très violent et je tenais le coup grâce à mon fils qui me réconfortait. Maintenant plus rien et pour couronner le tout, je suis devenue fragile et vulnérable et j'ai été confrontée à un énergumène qui connaissant mon état, me harcèle et ne cesse de me tourmenter, bien que je tente de l'ignorer. Quand ça va trop mal, je prends ma voiture et je fais 100 kilomètres pour aller dans une grande forêt pour hurler de désespoir pendant une heure. Ce n'est pas la solution mais c'est la seule qui me vienne à l'esprit. Je me dis quelquefois que pour extérioriser ma peine et rendre à cet individu le mal qu'il me fait, j'envisage un abus de faiblesse sur une personne vulnérable. C'est enfantin comme idée mais je suis seule et j'ai 82 ans. Quel moyen ai-je pour m'aider à tenir le coup? J'ai tellement mal, même après sept ans, et je crois sincèrement que le temps n'apaise pas la douleur au contraire.
          • Lydia,
            Ne vous laissez pas faire par cet individu. Il faut porter plainte et ne tardez surtout pas. Il existe une justice, ne laissez personne vous harceler.
      • C’est à Danielle qu’est destinée cette réponse. Je n’ai pas dû comprendre correctement le fonctionnement de cette BAL mais qu’importe.
        Se faire aider me parait primordial. C’est une question de survie. Quand on a un cancer on se traite et aujourd’hui on a de grandes chances de guérir. Quand on a perdu son enfant, c’est tellement monstrueux que ça peut devenir une maladie grave et là tout le monde trinque : le mari, les enfants et les petits-enfants.
        Je vois un psychologue. Je ne dis pas que c’est miraculeux mais il est là pour me guider et me prévenir si je venais à développer une pathologie psychiatrique.
        Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour votre couple, vos filles et vos petits-enfants. Tout le monde a besoin de vous “en forme”.
        Mon fils est mort depuis 2 mois et 1 jour. Nous nous adorions. Le jour de ses funérailles, j’ai fait passer Mon Dieu d’Edith Piaf au Temple. C’était mon fils, mais cette chanson, c’est la mienne. Et pourtant il me semble que 2 mois et 1 jour plus tard, je vais plutôt mieux. Le plus dur aujourd’hui est de ne pas en avoir honte.
        Il y a sûrement un psychiatre ou un psychologue pas trop loin de chez vous.
        J’aimerais que vous alliez chercher votre bottin et que vous me répondiez que vous avez un RDV.
        Ce n’est pas parce que vous vivrez mieux que vous l’aimerez moins.
  15. Carolyn, je comprends ce sentiment de solitude. Cacher ses sentiments, il me semble que c'est la seule option qui s'offre à nous qui avons perdu un enfant. Force et vie à toi.
  16. Tous ces témoignages me vont droit au cœur, quelle perte ce petit bébé de 3 mois pour mon fils et ma belle-fille.
    Je recherche une association dans ma région, pour partager et aider d'autres parents à survivre suite à ce drame.
    merci

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