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Cette absence, ton absence…

Il y a si longtemps maintenant… Et cela me semble parfois si proche… Cette absence, ton absence…
Cyril, mon enfant, mon roi, emporté par cette leucémie assassine… A l’âge où l’insouciance est reine.
Car avoir quatre ans quelle merveilleuse perspective… Chérir sa maman, ne jurer que par elle ! Oh mon être d’amour ! Ce doux mot que je n’entend plus… Le manque… Toujours ce vide indescriptible qui me ronge.
Pourtant je me surprends à vivre et presque coupable je suis… Si, je t’assure mon coeur tout tendre, je vis par delà cette blessure immense, vaille que vaille… Et ton absence devient inexorablement à la fois ma force et ma faiblesse. Plus les années passent (24 ans que tu es parti) et plus ton doux visage semble s’éloigner.
Non !!! Je veux garder ta merveilleuse petite frimousse d’ange pour toujours. Tu deviendras mon emblème ultime, mon chemin vers un monde que je veux meilleur, ce monde où tu aurais pu évoluer rythmé par mes baisers sur tes joues, mes conseils avertis de Maman aimante. Tout cela je l’ai rêvé maintes et maintes fois…
Mais je vais finir le chemin sans toi… Cyril, mon petit homme…
Ta maman avec un grand M…
Chrystel

3 commentaires

  1. Votre témoignage est magnifique et me bouleverse, Chrystel.

    J'aurais pu l'écrire, en pensant à mon petit Arthur, de 5 ans, qui vient malheureusement tout juste de me quitter.
    Ce n'est une maladie, mais un accident de piscine qui a emporté mon petit amour il y a moins de 2 mois.

    J'entends encore sa voix me rassurer quand je me regardais hésitante dans le miroir: "Maman, t'es belle!"

    Il va tellement me manquer...
  2. Bientôt 23 ans que Renaud nous a quittés. J'y pense encore tous les jours. Je me suis sentie coupable de vivre, je me reprochais mes "manques" vis-à-vis de lui. Mais c'est d'une grande prétention de vouloir être parfait ! Car en dépit de probables faiblesses, nous nous sommes profondément aimés.
    Avec les années, beaucoup de ce que je considérais comme important est devenu futile. Mon regard sur les autres, sur la vie s'est élargi. Je me suis lancée avec succès dans des projets dont j'aurais probablement été incapable avant. Je le remercie tous les jours pour le bonheur qu'il a pu me donner et pour les joies qu'il me donne encore.
    J'ai participé à l'un des tout premiers groupes de parole, j'ai pu dire tout ce que je voulais ; jamais je n'ai eu l'impression de dépasser les limites, d'être jugée. J'AVAIS LE DROIT D'OSER.
    C'est aussi une immense richesse que m'a donnée l'association.
  3. Le 2 ça fera 3 mois qu'on a perdu notre princesse de 12 ans
    Maladie rare
    Notre unique fille.
    Comment vivre ?

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