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Les endeuillés, grands oubliés de la solidarité

Dans cette page du journal La Croix, une lumineuse chronique de Geneviève Jurgensen sur “La mort d’un enfant” et un grand article co-signé par D. Boyer, T. Châtel, S. Dumont, C. Fauré sur les endeuillés.

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Un commentaire

  1. On sort du confinement petit à petit, mais dans la presse radio ou télévisée, rien ne fait allusion à ces milliers de familles qui ont perdu, durant cette pandémie, un très proche. Faut-il encore et toujours occulter la mort de nos vies. Sommes-nous si peureux qu'il faille à tout prix éviter de l'évoquer, d'en parler vraiment ?

    Qu'entend-t-on tous les jours à la radio, à la télé ? Les conditions des prochaines vacances, les millions à injecter dans l'économie mais là, il y a des maris, des femmes, des fils et filles qui souffrent, qui pleurent, là tout juste, tout près, ils viennent de perdre un père, une mère, un grand-père, une sœur, un fils...

    Le travail sous tension des soignants a mis en lumière l'impréparation des pays face à ce genre de situation mais à part évoquer tout ce qui a manqué et ce qui manque encore à l’hôpital, a-ton parlé une seule fois de ceux qui sont partis, de ceux qui restent face à ce trou béant du manque ? A-t-on montré une fois une famille, un père, une sœur qui pleure un proche disparu ? Ce qu'ils vivent et comment aujourd'hui ? La mort fait peur, on le sait, elle ne fait pas vendre des parts de marchés à la radio ou à la télévision mais soyons honnêtes, si les soignants ont sauvé des vies, d'autres n'ont pu l'être et montrer des cercueils empilés n'ajoute rien, si ce n'est pour dire : "voyez comme la mort fait peur" mais penser et parler à ceux qui restent, les soutenir, en parler et les faire parler, là ça serait constructif, là on "apprivoiserait" un peu la mort, car ceux qui ont vu partir un des leurs resteront longtemps avec la douleur.

    Parler de ceux là à la radio ou à la télé, de comment on peut les aider à vivre l'après, comment ils sont aidés ou pas peut-être, mérite certainement autant, sinon beaucoup plus d'attention que de faire des reportages sur la manière dont le coiffeur va pouvoir ouvrir son salon avec sa batterie de masques et de désinfectants, des pauvres canards qui ne déambuleront plus devant la Comédie Française ou de ces jeunes gens assis en rang d'oignons sur les bords du canal St Martin à siroter un verre entre amis.

    Devenons plus bienveillants, parlons à ceux qui restent...

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