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Le deuil d’un enfant, la chose la plus dure qui soit

Les victimes des attentats de Paris de novembre 2015 avaient 20, 30, 40 ans et représentaient pour la plupart une jeunesse bouillonnante de vie. Le psychanalyste et spécialiste du deuil Pascal Neveu explique les étapes que devront traverser leurs parents et comment les aider à continuer de vivre.

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145 commentaires

  1. Chers vous tous,

    Sophie, 39 ans, est partie faire son jogging habituel. A peine 200 mètre, elle s'écroule : arrêt cardiaque foudroyant. Un drame d'une violence inouïe.

    Je pourrais monter sur la plus haute montagne, hurler toute notre colère et notre douleur... Rien n'y ferait. Nos corps explosent de souffrance, en nous coulent des torrents de douleur, aucun mot pour la décrire...

    Quelle que soit la condition du départ de notre cher enfant, notre souffrance n'est pas quantifiable, ni mesurable. Elle est à l'infini. Nous sommes condamnés à perpétuité dans l'attente de les rejoindre et ce sera notre délivrance !

    Sophie a laissé trois jeunes enfants condamnés sans "maman", la personne la plus importante de notre vie ! Comment les aider, quand soi-même on y arrive pas ? Taire sa douleur pour les laisser exploser la leur !

    Notre (et leur) quotidien est un enfer... sans compter tous les dommages collatéraux que provoque un tel drame !

    Je ne vais pas vous donner des conseils, je n'ai pas la recette face à cette immense douleur... cette injustice... nous peinons et luttons pour "rester debout". Nous voilà dans "un club" dont nous n'avons jamais voulu être membre...

    Je vous envoie toutes nos tendres pensées et notre affection.

    Françoise

    P.S. "Celui qui n'a perdu d'enfant, ne connait pas la véritable douleur"
    • Bonjour, je viens de perdre mon petit fils, je suis détruite à jamais, et je me dois d'être forte pour mon fils, le papa.
    • Chère Françoise,

      Je peux très bien comprendre votre souffrance car je vis présentement la même chose que vous.

      Ma fille est décédée à Pâques d'un cancer du pancréas, un cancer foudroyant qui l'a tuée en quelques mois, malgré la chimiothérapie qui l'a rendue malade; elle qui n'avait jamais fumé, ni pris d'alcool et avait une alimentation la plus saine que l'on peut avoir.

      Elle était tellement proche de moi. C'était la personne que j'aimais le plus au monde. Nous avions l'une pour l'autre un amour inconditionnel, elle était mon amie, ma confidente.

      La douleur que j'éprouve comme mère est intolérable. Oui, j'ai eu beaucoup de colère, mais la peine que j'ai à chaque jour, du lever au coucher, est insupportable.

      J'essaie de me changer les idées par des activités mais je n'éprouve plus aucun plaisir à rien et je me demande où elle est? Y a-t-il quelque chose après la mort ou il n'y a rien ? On était si proches : je me dis que s'il y avait quelque chose, j'aurais des signes.

      Bon courage à vous : c'est tout ce que l'on peut se souhaiter.
      • Bonjour


        J'ai perdu mon fils de 14 ans le 30 mars de cette année. Que dire ! Il n'y a que celui qui a connu cette souffrance qui peut comprendre à quel point la vie devient invivable. Comme vous j'essaie de sortir et de garder une vie sociale mais je fais semblant d'être "normale". Où vont nos enfants lorsque ils meurent ? J'essaie de croire qu'il y a la survie de l'âme mais je ne ressens jamais la présence de mon fils. Nous sommes condamnés à perpétuité nous les parents orphelins. Je vous souhaite beaucoup de courage, Maryse
    • Ma fille est morte en janvier 2017 et a laissé aussi 2 enfants de 6 mois et 4 ans.
      Je suis du même avis que vous, personne ne connaît la véritable douleur s'il n'a pas perdu d'enfant.
      Chaque jour est un combat!
      Moi aussi je me dis que je serais délivrée de cette douleur lorsque je serais morte.
      Si je n'avais pas d'autres enfants et petits enfants, je crois que je serais partie rejoindre ma fille.
      Ma fille avait 23 ans.
      Le 30 septembre prochain elle aurait eu 26 ans.
      Je vous envoie également des pensées pleines d'affection.
  2. Bonjour,

    Voilà je viens de perdre mon fils de 18 ans il y a deux semaines des suites de son cancer.

    Je suis anéantie, j'ai perdu ma joie de vivre. Heureusement que j'ai d'autres enfants sinon j'avais envisagé de le rejoindre.

    Je ne suis pas croyante; car pour moi s'il y avait un dieu, il n'y aurait pas autant de souffrance. Je sais que je ne pourrai plus vivre comme avant.

    Une pensée pour toutes les personnes qui subissent cette même tragédie.
    • Je m'appelle Emmanuel. J'ai perdu mon fils de 22 ans suite à un suicide. Cela me ronge chaque jour. Je sais la peine que tu as, moi je souffre.

      Tu sais, moi je crois en Dieu. On se dit s'il existe pourquoi il laisse faire ces choses. Mais lui nous a donné une terre magnifique et c'est l'homme qui en a fait ce qu'elle est : pollution, cause de maladie, la mauvaise bouffe, pesticide... Tout ça, c'est pas lui qui l'a créé.

      Courage à toi
      Emmanuel
    • Bonjour Sabrina,

      J'ai perdu mon fils d'un cancer il y a neuf mois. Il s'est battu pendant quatre ans contre cette maladie avec un courage à toutes épreuves. Il avait 21 ans.

      Aujourd'hui, ma vie n'a plus de sens bien que je reste debout car mon autre fils à besoin de moi.

      J'aimerais bien échanger avec vous si vous le voulez bien.
      Courage et pensées chaleureuses.

      Andrea
  3. Bonjour, Je partage votre douleur. Moi même je viens de perdre ma fille de 29 ans, suite à un cancer de l'estomac, malgré l'opération, les chimios, le cancer s'est propagé à une vitesse fulgurante.
    Je n'ai plus reconnu ma fille quinze jours avant qu'elle nous quitte, elle avait tellement maigri, ne pouvait même plus tenir debout.

    Elle est rentrée aux urgences le samedi 22 juin au soir douleurs force 10, le dimanche dans la nuit, complication occlusion intestinale, le lundi 24 juin à midi lorsque je suis arrivée, elle ne bougeait plus, ne parlait plus, le regard fixe, je lui ai parlé, tenu la main, embrassée, sans réaction.
    Les doses de morphine étaient tellement fortes qu'elle était limite dans un coma. Elle est morte à 13 heures, je lui tenais la main. Je garderai toutes ces images horribles en mémoire, du avant, du décès, de la chambre froide ou je n'ai pas reconnu ma fille, toute ma vie.

    A ce jour, je n'ai plus aucune famille, c'était mon unique enfant. Je suis devenue insomniaque depuis deux ans et demi et depuis qu'elle est partie, c'est pire, je ne dors pratiquement plus; le chagrin me ronge de plus en plus le coeur. Pourquoi elle ? Et pas moi ? C'est moi qui aurait dû partir avant elle.

    Je n'ai pas accepté son départ si brutal. J'ai l'impression d'être sans vie, je ne réagis que quand je pense à elle et je fonds en larmes, j'oublie mes rendez-vous, mes démarches, je me traîne avec le dégoût aux lèvres, la colère dans le coeur et le chagrin dans la tête. J'ai l'impression de devenir folle et qu'on ne comprend pas ce que je ressens. A part entendre les phrases bateaux : "courage, avec le temps ça va passer". Je ne pense pas, j'ai juste la sensation qu'on m'arrache le coeur à chaque instant avec l'envie d'aller la retrouver au plus vite.

    Il n 'y a rien de plus dur à surmonter qu'un deuil, lorsqu'on se retrouve toute seule, sans famille, sans proches avec qui parler. Les gens prennent la fuite, comme si vous aviez la peste, les belles paroles s'envolent niveau soutien, même l'assistante sociale a été d'une froideur et cinglante, lorsque je suis allée la voir pour obtenir une aide, elle m'a été refusée. Le seul réconfort que j'ai, ce sont mes chats qui ne supportent pas de me voir pleurer et viennent me faire des calins. Je m'isole, je ne vais même plus sur Facebook répondre à ses amies, car parler de ma fille c'est remuer le couteau dans la plaie.

    Il faut faire un travail sur soi, apprendre à vivre avec cette souffrance, s'occuper l'esprit le plus possible et se dire qu'un jour, on la ou le retrouvera. Il m'arrive de lui parler, ça peut aider à supporter son absence. Et là où elle est, elle ne souffre plus. Mais tout me ramène à elle, quel que soit l'endroit où je me trouve. J'aimerais hurler pour évacuer cette angoisse qui m'étouffe et cette douleur qui me tord l'estomac et le coeur. Mais je ne peux pas.

    Je partage ma douleur avec vous, que je comprends. Il faut se relever et se battre malgré tout.

    Courage à vous tous.
    • Bonjour,

      Moi c'est Emmanuel. J'avais un garçon de 22 ans plein de vie, heureux, gentil, doux. Et un jour pour lui tout a basculé : il était gai et me l'avait avoué depuis l âge de 14 ans. Je l'ai accepté sans probleme.

      Il avait 18 ans quand un homme de 40 ans l'a abordé et que mon garçon a refusé ses avances. Il a dû se défendre et il a tapé le type lui qui était très doux. Mais papa n'était pas là pour le défendre, ni sa sœur de 20 ans car il avait toujours eu peur de se battre.

      Suite à ça, il s'est retrouvé en prison et s'est suicidé : il n'a pas suporté l'incarcération. C'était brutal comme décès et jamais je n'aurais cru un jour enterrer mon enfant.

      Donc je sais la douleur qui envahit ton coeur. Moi elle me ronge chaque jour.

      Courage à toi
  4. Je lis tous ces messages et ça me bouleverse, ça me rappelle ma propre douleur, ma propre souffrance. Ça fait 10 ans que mon fils a été agressé et tué le jour de mon anniversaire. Je n'ai jamais pu faire le deuil, mon mari non plus. Du reste il est décédé cinq ans après, jour pour jour, d'une très grave maladie venue peu de temps après la mort de notre fils alors qu'il était en pleine forme. Depuis, je vis seule sans autre enfant ou famille. Chaque jour, je me demande pourquoi je suis encore là, car je ne fais que survivre, j'ai tout perdu ! et me voilà atteinte également d'une maladie rare.

    Ça me fait du bien d'en parler, car 10 ans après, plus personne n'a besoin ou n'a envie d'entendre mon témoignage et pourtant !!! J'ai encore besoin d'en parler, donc je comprends d'autant plus toutes ces souffrances décrites.
    • J'ai perdu ma femme il y a 3 ans et dix mois et là le 30 juin 2019 je viens de perdre mon fils le plus jeune. Je suis à terre. Des idée noires j' en ai mais faut que je me parle car j'ai d'autres enfants mais c'est dur de vivre sans eux .Je sais il y a des gens qui disent avec le temps... Ce n'est pas vrai. Le temps n'arrange rien. D'après moi, ça adoucit la douleur et la souffrance mais on ne les oublie pas. Merci de m' avoir lu. Richard
      • Bonjour,
        Je comprends votre souffrance.
        J'ai vécu moi même ce drame.
        J'ai perdu mon fils de 33 ans dans des circonstances non élucidées, disparu pendant trois mois et retrouvé trois mois après.
        Je suis croyante mais il est vrai que rien ne sera jamais pareil. Mon caractère a beaucoup changé et j'ai eu un cancer un an après.
        Je vous souhaite du courage et dites-vous bien que nous sommes tous identiques, les parents endeuillés.
    • La souffrance de la perte d'un être cher, tel un fils est incommensurable. Il vous habite jusqu'à la fin de vos jours.
    • C est tellement curieux, je ne sais pas pourquoi j'ai atterri sur ces post, j'ai tapé des mots clés sur Google, mais sans rapport avec le deuil.

      Je suis très émue par ces témoignages qui viennent du fond des tripes, sans aucun artifice... Cela détonne avec la vie de tous les jours et de ses faux semblants.

      Je ne sais pas votre souffrance. Je ne saurais pas être dans l'empathie car je respecte trop votre douleur pour pouvoir me mettre à votre place. Je ne sais que dire.

      Juste que parfois, il y a des moments d'oubli, des moments où l'on arrive à saisir l'instant et le plaisir qu'il nous procure. Car je crois que, outre la souffrance de l'être cher, la culpabilité nous empêche de goûter aux plaisirs que la vie nous offre, au détour d'un rire, d'une rencontre... Ne laissez pas la culpabilité vous dévorer.

      Vous savez plus que quiconque que la vie peut être courte et imprévisible. Sachez goûter l'imprévisible, personne ne vous en voudra.

      Je vous aime.
      • Bonsoir Barbara,

        Moi aussi je ne sais pas comment j'ai atterri sur se forum.
        Mon fils est parti en 2015 tragiquement et depuis j’ai tellement de regrets, il me manque tellement que de vous lire, vous qui ne connaissez pas la souffrance que représente la perte de son enfant, vous m’avez interpellée par vos mots alors qu’il est tellement difficile de se faire comprendre par son entourage.

        C’est étrange, vous ne connaissez pas notre malheur mais trouver les mots qu’il faut à notre mal même si c’est difficile de mettre en pratique les bons moments qu’offre la vie, je vous remercie par votre empathie ça devient rare de nos jours.

        Meilleures salutations.
  5. Le 30 juin 2019,

    Ma fille Julia est partie le 14 novembre 2017 dès suite d'un cancer ( le 3ème!). Son départ a été d'autant plus violent qu'elle avait été déclarée en rémission. Elle avait 25 ans et malgré toutes les épreuves subies, elle aimait la vie, elle était forte et courageuse, pleine d'amour. Depuis ce drame, tout pleure en moi. J'ai repris le travail mais j'ai parfois envie de tout lâcher et d'aller la retrouver. J'ai une tendance à m'isoler pour ne pas avoir à faire face au bonheur des autres. Pourquoi cette injustice ? pourquoi elle ? pourquoi nous ? Je cours après des solutions de survie pour elle et pour nous... Perdre un enfant est un deuil impossible, la douleur est inqualifiable , arrêtons de croire que le temps arrivera à soulager ce traumatisme! J'ai une pensée pour tous les parents de la terre qui partagent cette même souffrance.
    • Je viens de perdre ma fille 51 ans : cancer du pancréas, 6 mois, et tout était fini. C' était ma fille qui était la plus proche de moi: c'était mon amie ma confidente. Ma complice. Elle m aimait comme je n' avais jamais été aimée. On avait un attachement l' une pour l' autre qui était exceptionnel. Elle était médecin, venait tout juste de prendre sa retraite, avait un fils et un conjoint qui l' aimait et qu' elle aimait. Je ne pourrai jamais m' en remettre, c était la personne que j aimais le plus au monde. Quelle injustice ! Donner la vie et la voir mourir, c est une douleur qui est insupportable. Pourquoi une femme qui était en super santé (jamais fumé, jamais pris d' alcool),qui avait une nourriture des plus saines, mangeait bio et faisait de l' exercice... Pourquoi faut-il vivre cela rendu à 80 ans ? Il me semble qu'à cet âge, on a eu assez d' épreuves. Je ne pourrai jamais trouver une explication à tout cela. Si quelqu'un trouve une explication, j aimerais bien la connaitre.
      • Chère Madame,

        Je ne sais pas si c'est le hasard mais je trouve votre message alors que je suis en vacances et que mon compagnon m'a acheté un livre pour les vacances sur les contacts que nous pouvons avoir avec nos défunts grâce au médium...

        Je ne crois pas vraiment à tout cela et lui non plus d'ailleurs (je viens de lui demander mais pourquoi m'as-tu acheté ce livre...) mais c'est vrai que j'ai été bénévole en soins palliatifs et que j'ai vecu des choses parfois très exceptionnelles... La lecture de ce livre me rappel tout cela.

        Votre fille reste auprès de vous. Elle a sans doute une mission auprès des vivants qui restent. Son amour va continuer à vous parler. Mais ne la retenez pas. Aimez-la là où elle est et témoignez de l'expérience qui vous lie après la mort. J'espère qu'elle va tenter de vous faire sentir sa présence.

        Je n'y connais rien en médiumnité mais je sais qu'elle va agir.
        Ne soyez pas triste... Elle est heureuse
        • Bonsoir,
          Je suis croyante. Tous les jours je vais à la cathédrale du Gers où est la photo, je dépose des fleurs.
          Mon fils a été retrouvé pendu dans des circonstances graves, il y a enquête depuis. Il est décédé le 26 juillet 2019 en Gironde; moi je vis dans le Gers.
          Je me demande pourquoi, je l'appelle sans savoir s'il m'entend. Je craque
          • Bonsoir Lucie
            Je comprends votre douleur et toutes celles de ces personnes. J'habite aussi le Gers, à Condom. Peut-être somme-nous voisines.
            J' ai perdu mon fils aîné de 38 ans, il y a un an le 16 août. On l'a retrouvé 3 semaines après pendant la canicule. Je n' ai pas pu lui dire au revoir ; il me manque tous les jours et je suis croyante... A cause d'une rupture amoureuse, mon fils a sombré dans la dépression et la solitude, et les traitements l'ont achevé.
            J' envoie plein de courage à vous et toutes ces autres personnes. Amicalement
        • Merci. Je viens de vous lire et vos paroles ont jeté un baume sur ma plaie. Ce sont des paroles que j'avais besoin d'entendre.

          Comme vous dites que vous avez été bénévole aux soins palliatifs, si vous avez été témoin de choses qui pourraient nous laisser croire qu'il y a de quoi après la mort, ce serait apprécié de les connaitre.

          Merci, ce n'est peut-être pas un hasard votre courriel...
    • Emmanuel le Papa de Lou
      Bonjour Lou,

      Mon enfant, mon amour est décédée à l'âge de 14 ans le 15 novembre 2017, un cancer abominable, une tumeur cérébrale, un gliome infiltrant du tronc cérébral. Pas de traitement car le nombre d'adolescents atteints d'une telle maladie ne représente aucun intérêt pour les laboratoires privés.

      Comme vous tous, je suis en sommeil, ma vie ne représente plus rien, je n'avais qu'un seul enfant, elle était le sens de notre vie, j'avais besoin d'elle pour avancer dans la vie; à quoi bon désormais ? Je passe par des moments où je souhaite cesser cette souffrance, je suis au cimetière tous les jours depuis presque deux ans, j'ai besoin que tout s'arrête, très vite.

      Effectivement le temps n'atténue pas notre douleur, personne de notre entourage ne mesure réellement notre souffrance et si je dois vivre avec ce chagrin éternellement alors il faut que cela cesse.
      • Mon fils Jacques est décédé le 11 juillet, cela fait un mois et quelques jours. Il a combattu un cancer du cerveau pendant cinq ans et demi.

        Il ne voulait pas mourir. Ça c'est formel. Il ne s'est jamais plaint.

        Je ne suis plus rien. Je m'enfonce jour après jour, ne veux voir personne, pas même mon mari. Nous avons la même peine mais ne la vivons pas de la même façon.
        • Bonsoir,

          Mes condoléances pour votre fils.
          Moi aussi, j'ai perdu mon fils, le 21 avril 2019. C'est très dur à vivre de jour en jour.
          Moi aussi mon mari ne vit pa de la même façon que moi.
      • Bonjour,

        J’ai perdu ma fille unique dans un accident de voiture le 10 juin 2016.

        Margaux était toute ma vie.
    • Bonjour Élevé,
      J'ai perdu mon fils de 21 ans d'un cancer à la tête il y a 8 mois. Il s'est battu pendant 4 ans et voulait vivre plus que tout. Il a fait preuve d'un courage exceptionnel mais malgré cela, la maladie l'a emporté dans des souffrances atroces. Aujourd'hui, je survis et j'apprivoise tout doucement son absence mais son manque est là, présent, tous les jours. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez échanger avec moi.
      Bon courage à vous
    • Bonjour
      moi aussi j'ai perdu ma Laura, 21 ans, et elle avait un enfant de 6 mois, Diego. Je me raccroche à cet enfant qui a 3 ans et demi maintenant. Notre amour entre nous est éternel comme l'amour de sa maman. Qu'y a-t-il de plus douloureux que la perte d'un enfant
    • Je partage votre douleur, j'ai perdu ma fille de 28 ans d'un cancer avec une évolution positive pour opérer; mais les métastases sont montées à la tête et en une semaine tous nos rêves se sont effondrés; et le cauchemar est là depuis.
      Comment accepter l'inacceptable ?
    • Bonjour Elene,

      Mon fils est décédé d'un cancer il y a 9 mois à l'âge de 21 ans et comme vous, je ne supporte plus le bonheur des gens et surtout pendant les vacances d'été.

      Les gens oublient vite que nous sommes ravagés, anéantis et se battre au quotidien est une épreuve. J'ai repris le travail moi aussi mais ça n'allège en rien ma douleur.

      Toutes mes pensées
      • Bonsoir,

        Mes condoléances pour votre fils.
        Moi aussi, j'ai perdu mon fils le 21 avril.
        Moi aussi, je ne supporte plus le bonheur des gens, leur rire, leurs caprices.
        Tout le monde oublie la souffrance que nous avons.
        On vit pour vivre...
  6. Cela fait trois ans que mon fils (20 ans) a tué sa sœur (17 ans) de coup de couteau. Ce jour-là, j'ai perdu mes deux enfants. Mon fils est dans un UMD depuis.

    Pour moi, la vie n'est plus la même. Je survis le jour le jour pour mon conjoint, mais je mens à tout le monde en disant que je vais bien, je pleure en cachette, je me remplis de nourriture en cachette; je n'ai qu'une envie, c'est de hurler, de partir loin.
    J'ai voulu me suicider mais "malheureusement" les médicaments pris n'ont pas été assez puissants.

    Je fais semblant, je survis !!!
    Patricia
    • Pourquoi ne pas en parler à votre entourage, concubin de votre mal être ? Vous avez besoin d'être entouré et soutenue dans cette dure épreuve!!!
      Parler de votre ressenti vous guidera et vous aidera à vous reconstruire madame, vraiment, ne restez pas dans l'ombre...
    • Oui, quand on perd un enfant, on ment pour faire que tout va bien.
    • Patricia il faut parler
      Et Vous n’y arrivez pas
      Et bien cela n’est pas grave
      Alors hurler vu que vous avez envie d’hurler
      Vous devez faire ce que votre corps vous dit de faire
      Il est comme vous
      Il est vous
      Sortez tout ça
      Sortez tout ça
      Vous avez tous les droits de sortir vos sentiments
      Allez dans les bois et hurler
      Crier et surtout sortez toutes vos tripes chère Femme
      Hurler et pourquoi pas un jour
      Danser ....
      gros bisous
    • Ma chère Patricia
      Je viens de lire ton témoignage et je partage ta douleur immense car oui tu as perdu deux enfants d'un coup et de manière brutale. Il est important que tu pardonnes un jour à ton fils pour trouver un apaisement. Peut-être t'a-t-il donné la raison de son geste, il a sûrement une explication même s'il n'aurait jamais dû en arriver là. Un moment d'égarement ou de folie nous fait,quelques fois, commettre le pire des gestes. J'espère qu'il a eu des regrets et qu'il les a exprimés.
    • MARIE-JEANNE
      17 août 2019

      ça va faire maintenant quatre ans et quelques mois que j'ai perdu mon fils STEEVE aîné qui avait 23 ans, tué pour un regard en 2014. Il a reçu trois coups de couteau.

      Je suis mariée; il me reste un fils qui est étudiant. Nous survivons tous. C'est très dur de voir que le tueur est en vie : il boit, il mange et dort pour quinze années de prison ET APRES IL EST DEHORS.

      C'est un mal qui nous ronge, jusqu'à la mort. Si vous êtes spirituel, vous pouvez avoir un soulagement car la nature est un très grand remède pour toutes épreuves de la vie.
  7. DELOTTERIE SYLVIE
    Je viens de perdre ma fille de 17 ans le 9 mars 2019. Je suis morte avec elle. Plus rien n'a de sens.

    J'ai deux autres filles de 33 ans et 28 ans et le chat et surtout le chien de Lea qui est toujours là à me faire des câlins; mais la pauvre à force de me voir triste et pleurer, elle déprime elle aussi.

    J'aime mes deux grandes filles plus que tout mais je ne sais pas si je vais pouvoir tenir sans elles; elles sont trop loin de moi et j'ai tellement besoin de les voir. Je ne sais pas si je vais tenir. J'ai eu deux cancers, c'est rien à côté de la perte de Lea.

    C'est pas juste si jeune, si jolie; je m'en veux d'être encore là moi.

    Je t'aime, ma fille, mon petit amour; je ne peux pas continuer sans toi.
    Je t'aime, ta Maman.
    • C'est tellement épouvantable, j'ai perdu ma fille de 26 ans le 4 mars.
      Ma femme et moi sommes des morts vivants maintenant.
      Il faut survivre pour les vivants.
      Courage
      • Quand mon fils chéri, Nicolas, est parti le 1er juin 2015 à l'âge d 37 ans d'une leucémie, je suis morte dans mon cœur, j'ai perdu mon envie de relation aux autres, je me suis enfermée dans ma douleur.


        Durant les premiers mois si durs à supporter malgré les médicaments, plus encore les trois années qui ont suivi sans ces traitements qui me troublaient, je n'étais plus vivante. Je n'arrivais pas à croire, à accepter sa disparition, à envisager qu'il ne soit plus là, qu'il appelle disant "maman j'arrive" j'attendais souvent près du téléphone. Il a fallu du temps pour que je comprenne, dans les pleurs et la douleur.

        Je sais aujourd'hui qu'il n'aurait pas supporté me voir en cet état, une étape pourtant nécessaire dans ce processus terrible du deuil, lui qui était tellement vivant et joyeux, et tolérant, et plein d'esprit, et généreux ce pompier-pro au service des autres!

        Nicolas, dans mon cœur et dans mon âme, mon chéri indissociable de ma vie, je vis comme tu aimais me voir vivre. Une maman gaie et toujours là pour toi mon ptit bonhomme, mon grand... Vivante comme tu étais c'est ce que je tente d'être, j'attends du fond de mon âme ce moment magnifique où nous retrouverons.

        Parlons de nos merveilleux enfants partis ailleurs, je suis convaincue qu'ils nous attendent.
    • Bonjour Sylvie,

      Ne reste pas seule et loin de tes filles. Rapproche-toi d'elles si tu le peux, leur présence te sera d'un grand secours.

      J'ai perdu ma fille il y a quelques mois. Si mon fils n'était pas là, je pense que j'aurais sombré. Seules tes filles pourront t'aider à continuer.
    • Bonjour
      moi j'ai perdu ma fille de 22 mois à l'hôpital Necker le 8 mars ....
  8. Mon enfant, mon amour n'est plus!

    J'étais en train de préparer une future expo de peinture! Ma fille et moi avions bien discuté la veille, tout allait bien pour elle ! Elle était investie dans sa société ! Elle allait se marier en juillet!

    Sa soeur arrive et moi, les pinceaux à la main, je lui souris :
    - T'as vu, ça avance bien; j'ai demandé conseil à ta soeur l'artiste confirmée!
    - Maman! Maman! Arrête faut que je te parle!
    - Oui mon coeur, qu'y a-t-il ?
    - Charlie est morte ce matin maman!
    - Qu'est-ce que tu racontes! On a parlé ensemble hier! Tout allait bien!

    Mais je remarque son visage défiguré par la peine! et là mon thorax se met à me faire si mal ! Je ne peux plus respirer; ma tête se congestionne, je hurle comme une bête qu'on abat! Je comprends rien ! Mais non! Mais non! c'est pas vrai ça! Je veux plus rien entendre; je hurle jusqu'à perdre connaissance!

    Aujourd'hui, je suis comme amputée, cassée la poupée, brisée morte a l'intérieur ! Nous étions la force des trois! Je ne sais plus comment vivre ! Je suis comme un zombie, jamais je ne serais plus la même, mon amour le soleil de ma vie n'est plus!

    Elle avait eu un accident de scooter et son doc lui a donné du tramadol! ça l'a tuée, j'en suis convaincue! Eux me disent qu'elle a pris son petit café et qu'elle s'est étranglée toute seule! Saletés de menteurs, je vous crois pas! Les laboratoires de la mort, oui!

    Aidez-moi, je vais mourir aussi!!!
    • 26 mai 2019...ma fille unique est décédée elle m'avait téléphoné le 25 à 11 h pour avoir de l' argent pour retourner chez elle. Elle était chez un de ses amis, elle buvait avec lui et consommait de la drogue. Je lui ai dit de se calmer, je lui en donnerais le lendemain. Quand je lui ai demandé le lendemain si elle avait besoin, elle était MORTE!!!! je suis en partie morte avec elle . Elle n' avait que 32 ans, je me demande tous les jours pourquoi ce n' est pas moi que la mort est venue chercher. J' ai 55 ans. Il me semble qu' elle aurait mérité une chance de s' en sortir...oui je donnerais ma vie pour qu'elle revienne....
  9. Quelle douleur terrible, de perdre son fils adoré, parti il y a presque deux ans à l'âge de 46 ans d'une crise cardiaque.

    Le temps n'apaise pas cette terrible douleur; il faut juste continuer à avançer pour mon autre fils et mes petits enfants adorés.

    je t'aime pour toujours mon david adoré,
    ta maman
  10. Je suis mère monoparentale de cinq enfants; c'était mon deuxième, seize ans à peine. Il était dépressif et je ne l'ai jamais vu!

    Cela devenait difficile à mon travail et j'avais des problèmes avec la nounou pour garder les petits, j'étais donc plus sur les nerf et je m'emportais facilement. Je ne me le pardonnerai jamais!!!

    Je l'ai appris lorsque l'hôpital m'a appelée, il est décédé le temps que je me rende à l'hôpital, je n'ai même pas pu le voir une dernière fois...

    Qu'il sache que je l'aime, qu'il me pardonne de ne pas l'avoir vu! Qu'il pardonne mes accès de rage non mérités; je ne pourrai jamais oublier ce jour, le dernier, j'étais encore énervée et on venait de se disputer (encore) il n'a rien dit et est parti. Et je ne l'ai plus revu.

    Je ne vis plus...
    • Bonjour,

      je me permets de répondre pour vous dire que vous devez vous pardonner à vous-même. Il est si difficile d'élever seule des enfants en travaillant et en oubliant bien souvent sa vie de femme.

      Courage !!
  11. Moi, c'est ma femme et mes deux filles. Je suis fils unique et mes deux parents sont morts depuis longtemps. Je me retrouve donc seul.

    J'ai fait des TS, sans succès, je n'ai plus de joie à rien, j'ai perdu ce que j'avais le plus précieux au monde.

    Qu'elles reposent en paix.
  12. Mon fils David est décédé brutalement le samedi 28 juillet 2018 à 21h00 d'un arrêt cardiaque : il avait 34 ans. Il devait animer une soirée dansante. Il était DJ et était passionné de musique.

    Les jours qui ont précédé son décès, je le trouvais fatigué et j'avais un mauvais pressentiment mais je n'imaginais pas le pire.

    Depuis, ma vie ne ressemble plus à rien, je passe du rire au larmes. Personne ne peut comprendre ce que l'on ressent et personne ne peut nous aider.

    Seuls les parents qui vivent ce drame savent que plus rien ne sera comme avant, que la douleur sera toujours présente et que le temps n'y fera rien.

    Je t'aime mon fils, tu me manque tellement,
    Papa.
    • Ils nous manquent tous les jours un peu plus. Certains matins, ils sont avec nous et nous poussent à avancer. Et puis certains jours, très souvent, ce vide nous envahit et nous ne savons plus quoi faire de cette vie...

      Rémi, mon p'tit cœur, pourquoi es-tu parti ? Pourquoi je n'ai pas pu empêcher tout ça ? Tu me manques tellement ma puce.
    • Cedric est décédé le 14 mars brutalement à l'âge de 33 ans d'un arrêt cardiaque sans avoir fait d'infarctus. Pas plus d'informations malgré toutes mes démarches.

      Un tsunami de douleur, l'enfer sur terre. Et cette solitude de la souffrance qui gère vos journées.

      Je survis, attendant la fin du jour pour, enfin, prendre mes antidépresseurs et me coucher. Et recommencer le lendemain, tel un robot.

      Merci d'avoir pris le temps de me lire
      • Je vous souhaite vraiment beaucoup de courage.
        Toutes ces histoires me touchent profondément, j’en ai les larmes aux yeux.
        Vous êtes vraiment des personnes très courageuses pour endurer tout cela. Je vous souhaite de surmonter ce chagrin énorme même si je sais que cela reste une épreuve difficile.
        Je suis convaincu que vos enfants veillent sur vous de là où ils sont et resteront toujours dans vos cœurs quoi qu’il arrive...
    • Votre histoire ressemble à la mienne
      Comme je me retrouve dans vos mots
      Avec toute ma compassion
    • Mon fils Christophe est parti le 22 février 2018 à 22h30 d'une tumeur cérébrale, il avait 37 ans.
  13. Mon fils est mort subitement à 26 ans, tombé comme une feuille. Autopsie rien, c'est en médecine légale. Dix mois déjà, c'est terrible et inexplicable.
    Comme je vous comprends
  14. Bonjour,
    Je suis un homme qui vient de me mettre en couple avec ma copine qui a perdu sa fille de deux ans le jour de la Saint Valentin. Que dois je faire ce jour là ? Avez-vous des conseils ?
    Activités distrayantes, cadeaux personnalisés en hommage à sa fille.
    Je sais pas trop quoi faire.
    • Bonjour,

      Notre fils Adrien est décédé en 2014 et son anniversaire est le jour de la saint Valentin. J'avoue que toute la publicité que l'on fait bien avant cette fête me rend très triste et me rappelle à quel point mon fils me manque.

      Je ne sais quoi vous répondre si ce n'est que c'est une journée toute particulière. Soyez attentionné ce jour-là, faites de ce jour une célébration de votre amour mais également une célébration de l'amour de votre compagne pour son enfant en achetant également des fleurs par exemple pour fleurir sa tombe ou un petit cadeau à déposer au cimetière.

      Personnellement la moindre petite attention pour mon fils me touche au plus profond de mon coeur.

      Courage à tous les deux
      Sylvie
  15. Bonjour,
    J'ai perdu d'un coup papa, maman, mes deux frères et ma soeur à l'âge de 17 ans. Je n'étais pas dans la voiture avec eux, mais au Mac Do avec une copine.
    Nous n'avons pas de famille en France. Aussi, je me suis retrouvée seule du jour au lendemain, sans parents, ni frère, ni soeur.
    Ils me manquent chaque jour que Dieu fait. J'ai trouvé une famille en mon petit ami, son papa, sa maman et ses soeurs. Si je ne les avais pas eus, je ne sais ce que je serais devenue.
    De là où ils sont, papa et maman remercient sûrement Sadia et Etienne mes parents de coeur ainsi que leur fils devenu mon mari d'avoir recueilli leur fille, de l'avoir aimée comme leur enfant, de lui avoir fait finir ses études et lui avoir même organisé le plus beau des mariages.
    Chaque jour, je pense à papa et maman, mes deux mignons petits frères et ma soeur avec qui je partageais la même chambre. Parfois, je les revois en mes enfants dans un sourire, une intonation, un regard.
    Ils feront toujours partie de moi. Papa, Maman, Coco chéri, Brahim, Ryan, Mélissa, vous me manquerez toujours, avec vous est partie une partie de moi.
    Dieu vous protège et que ce repos éternel vous soit doux. Je vous aime
    • En voyant ton message ça me fait énormément de peine, c' est tellement dur de perdre un être cher mais perdre ses parents, ses frère et sœur c' est tellement dur. Mais tu es très très courageuse, je suis certaine que de là-haut ta famille est très fière de toi et de la vie que tu as battu grâce à ton mari et ta belle belle-famille.
  16. Ma fille Laura est décédée, elle avait 21 ans le 31 juillet 2016. Je la pleure tous les jours, je vis pour son fils âgé de 2 ans et demi. Il avait 6 mois mon petit Diego.
    J'ai 3 autre enfants et 3 autres petits enfants. Elle me manque tellement, très fusionnelles toutes les deux. La vie est trop CRUELLE.
    • Madame,
      Je suis sincèrement touché par la perte des enfants que soit leur âge. Ils sont une partie de nous.
      Moi aussi, j'ai perdu mon fils Lotfi (21 ans); il est revenu du sport, a pris sa douche, s'est allongé sur le canapé avec sa sortie de bain et ne s'est plus relevé le 18 mai 2016.
    • Oui je viens de voir ce site et je connais votre douleur.
      J'ai perdu mon fils de 24 ans, il y a deux ans et malgré les deux autres enfants, j'ai toujours un morceau de mon cœur qui a disparu.
      Ça va être long d'essayer d'atténuer ce mal.
      Votre témoignage m'a touché.
      Merci.
      Francis
      • J'ai perdu mon fils le 14 mars 2016. Avant quitter la maison pour rentrer chez lui, il m'a embrassé cinq fois pour me dire au revoir... Je ne l'ai plus revu.

        Je n'avais que lui et maman était aussi décédée quelques temps avant. Je suis anéantie, tellement seule, sans but.
      • Cela fait un an et demi que j'ai perdu mon fils Christophe, je suis pratiquement tous les jours au cimetière.
  17. Ma fille est partie dans son berceau. Et moi? Je préparais les bagages pour Noël! Premier Noël avec mes 4 enfants. Tellement fière de ma belle famille. Tellement fière de ma petite poupée qui pourtant souffrait déjà. À 1 mois et demi elle a subi une première opération. Ma petite Jeanne était courageuse. Aujourd'hui 7 mois après pas de résultat d'autopsie. Je vais mieux pour mes autres enfants et mon mari. Mais j'ai mal. Mes propres parents ayant vécu la même chose sont absents. Ne me comprennent pas. Je ne réagis pas comme eux. Je suis en colère. Mais je vis. Je veux que dans l'avenir nous puissions parler d'elle parce qu'elle fait partie de la famille. Oui, elle n'a vécu que 3 mois mais avec une telle intensité. Mes propres parents me disent que ça va aller vite puisqu'elle n'avait que 3 mois. Mais je l'ai aimée et appréciée aussi fort que mes grands dès sa naissance et même avant. L'âge ne permet pas d'augmenter l'amour.
    Voir les enfants de son age me fait mal. Je narrive pas à regarder tous ces enfants qui auraient pu être des amis de ma fille. On ne me comprend pas sur ce point.
    Merci pour vos témoignages qui me permettent aujourd'hui d'exprimer un peu ce que j'ai en moi.
    • En effet, c'est une douleur indescriptible. Je viens également de perdre mon fils de 20 ans. Il a été lâchement assassiné d'un coup de couteau dans le cœur. Le tueur s'est trompé de cible.
      Je suis tellement éprouvée et j'essaie de contrôler mon esprit de vengeance. La douleur ressentie n'est pas quantifiable...
      J'espère réussir à rester forte pour mes trois petites filles.
      • Bonjour, je viens de perdre mon fils assassiné à coups de couteau. Il me manque tellement. Il avait 34 ans.
        • Bonsoir,
          J'ai également perdu ma fille à l'âge de 30 ans et ma petite fille de 6 ans toutes deux par homicide volontaire. Elles ont été sauvagement assassinées.

          C'est une douleur indescriptible, sans parler de l'aspect judiciaire qui nous prive de vivre notre deuil à notre rythme.

          Cela fait plus de huit ans de démarches judiciaires. C'est épuisant et très douloureux.
        • A vous Brigitte,

          Votre message me touche comme beaucoup d'autres.
          Notre société fabrique de la souffrance, du malheur, les premières en sont les plus faibles, les jeunes, les faibles...
          Comme vous, notre fils est Romain est mort (tombé du 7 ème étage), soirée qui a mal tourné pour lui.
          Il n'y a pas trois chemins, soit vivre ou soit sombrer.
          Je sais, c'est facile à dire et à écrire, mais je sais de quoi je parle. Car, je suis, enfin nous sommes, ma femme et moi, des "parents orphelins". Brigitte, si je peux me le permettre, dans votre quotidien, désormais, faites-vous des petits plaisirs, que vous ne vous faisiez peut-être pas auparavant; c'est hyper important pour continuer à avancer.
          je suis de tout coeur avec vous.
      • Bonjour,
        je suis vraiment désolée pour vous. Moi aussi, j'ai perdu mon fils
    • Tu as le droit de laisser la mémoire de ton enfant vivante. Ne laisse pas les autres minimiser ta douleur avec des paroles toutes faites.
      J'ai perdu ma fille il y a 7 ans et c'est comme hier. Je la cherche encore dans mes rêves... Alors prends toi en douceur.
      Bonne route.
      • Oui, moi aussi je viens de perdre mon fils de neuf ans
        Courage, ils sont bien là-haut. Ne vous inquiétez pas, c'est nous qui vivons l'enfer.
      • Bonjour Lucie,
        Mon fils vient de perdre son fils unique de sept ans, et moi mon cher petit fils.
        J'ai très peur pour mon fils, décès brutal suite au naufrage dans la manche, nous sommes détruits à jamais.
    • Delphine,

      Mon fils est mort aussi tout petit, à presque un mois; j'ai souvent entendu que parce qu'il était petit "c'était moins dur, grave", que sais-je encore de propos stupides. Notre douleur de maman est légitime, réelle et difficile à apprendre à apprivoiser au quotidien.

      Il aurait huit ans aujourd'hui... Il est mon quatrième comme ta petite Jeanne. Je lui ai donné un petit frère qui a maintenant six ans et demi. J'ai cinq enfants. Parfois je précise, quatre en vie, d'autres fois pas...

      Selon mon état d'esprit, le contexte, mais il m'est impossible et inimaginable de répondre quatre. Il est dans mon coeur, dans ma tête bien présent, c'est mon enfant au même titre que les autres.

      J'ai d'ailleurs trouvé les premiers mois, années qu'il me pompait beaucoup d'énergie, malgré lui le pauvre. J'aurais aimé qu'il soit là bien vivant, énergique au milieu de ses frères et soeurs, l'énergie du deuil, je pense.

      Il n'était pas malade du tout, en pleine forme, son coeur s'est arrêté sans raison et après une réanimation et cinq jours de coma, il est mort une deuxième fois dans mes bras comme la première.

      Les années passent. Il y a des jours plus compliqués que d'autres... Le quotidien, le travail, les enfants me prennent tellement de temps que je n'ai pas le temps de m'apitoyer; d'un sens c'est bien; d'un autre, j'aimerais trouver le temps de me recueillir, de lui parler plus souvent dans ma tête.

      Mes enfants ont été ma force, les élevant seule, je n'avais d'autre choix que de continuer la vie... Amputée d'une partie de moi, de mon coeur de maman mais de continuer pour eux.

      Je pense que nous ne nous remettons jamais de la mort de nos enfants mais nous sommes plus apaisés, plus sereins les années aidant, nous apprivoisons cette absence, cette douleur, cette colère, tristesse... Tout un tas d'émotions.

      Delphine, pour ma part, je suis comme toi, les enfants de son âge me déstabilisent émotionnellement un peu même encore maintenant, j'ai un pincement au coeur à chaque rentrée scolaire, je l'imagine dans telle ou telle classe... Si j'entends un enfant appelé par son prénom, je suis au bord du malaise, j'ai des palpitations... Je ne supporte pas. Je pense que cela me renvoie à l'injustice que je ressens parfois encore : et pourquoi le mien ne vit plus?

      Je vous souhaite à tous beaucoup de courage.
    • J'ai vécu la même chose. J'ai perdu Julie, à trois mois de la mort subite du nourrisson. J'avais une fille de deux ans et le frère jumeau de Julie.
      Pendant trois ans, j'ai pleuré quasiment tous les jours.

      Un jour, ma fille aînée à environ trois/quatre ans m'a dit : "Maman quand vas-tu arrêter de pleurer ?" Cela m'a fait un électro choc. Je me suis dit que c'était dur aussi pour mes enfants et que je devais réagir pour eux.

      Nous avons eu une autre fille quatre ans après, il m'a fallu le temps pour accepter d'avoir un autre enfant. Notre couple a failli sombrer car nous souffrions tous les deux mais pas de la même manière. Je me suis battue pour que nous restions unis.

      J'ai une famille merveilleuse. Pour que la mort de ma fille me fasse grandir et ne m'entraine pas dans du négatif, j'ai décidé que je ferai tout pour que mes enfants soient heureux, que je serai toujours là pour eux. Aujourd'hui, ils ont 29 ans, 27 ans et 23 ans. Nous sommes très proches, très famille, nous partons régulièrement en famille ensemble. Beaucoup de personnes disent que nous avons une belle famille, que nous avons de la chance d'être si proches avec nos enfants. Je remercie Julie pour cela car elle y est pour beaucoup. Sans ce drame, la vie aurait été plus simple et je n'aurais pas réalisé la chance que j'avais.

      Je pense toujours à elle et pour ceux qui craignent d'oublier, on ne peut pas... Comme le disent si justement plusieurs personnes dans ces témoignages, c'est une partie de notre coeur qui ressent ce manque et cela jusqu'à la mort. Ma grand-mère avait vécu la même chose et elle m'a dit un jour, alors qu'elle avait plus de 80 ans, qu'elle se réveillait quelquefois la nuit en pensant qu'il fallait allaiter son bébé, et pourtant, elle a eu treize enfants ! Elle n'a jamais oublié son petit Jean-Luc, parti à six mois !

      L'incompréhension des autres peut faire mal ! Mais quand on n'a pas vécu cette arrachement, on peut donner des leçons mais on ne peut pas comprendre. Il faut les laisser dire et les ignorer. J'ai eu beaucoup de mal avec certaines remarques et attitudes. Les proches ne comprenaient pas quand ils avaient des bébés, que je ne pouvais pas aller les voir, les prendre dans mes bras, avec en plus, tous les regards qui cherchent quelle réaction vous allez avoir ! De plus, ils pensent que le deuil a une durée et qu'après, on passe à autre chose mais ce n'est pas si simple. Le deuil dure toute la vie. J'ai réussi à m'en sortir, à me faire une belle vie et une belle famille, que beaucoup m'envient. J'en suis fière et je pense toujours à mon bébé. Elle est en photo dans toute ma maison avec mes autres enfants. J'ai eu quatre enfants et je suis fière de mes quatre enfants.

      Je me dis que j'ai de la chance car Julie m'a permis de grandir et d'être plus forte et battante ! Pensez à elle et à vos autres enfants et rendez-les heureux pour elle ! Moi je me suis dit, la vie d'un enfant est trop précieuse, il faut tout faire pour leur apporter du bonheur ! J'ai arrêté de travailler pendant plusieurs années et je me suis totalement consacrée à mes enfants et aujourd'hui, quand je vois le résultat, je me dis que j'ai fait le bon choix !

      Je vous souhaite beaucoup de courage.
      • Je suis très touchée par vos témoignages, la vie est dure. J'ai 34 ans et je viens de perdre mes deux petits frères de 24 et 25 ans dans un accident de voiture très grand choc...

        Un grand vide dans ma vie. Cela fait quatre mois qu'ils sont décédés et je pleure tous les jours, ils me manquent beaucoup...
      • Merci pour votre témoignage qui me réconforte dans l'idée que malgré tout, on peut continuer. Qu'on se "reconstruit" à son rythme.

        Je viens de perdre ma fille de deux ans et neuf mois le 16 juillet 2019. J'ai l'impression parfois que ce n'est qu'un cauchemar et que je vais me réveiller.

        Elle est morte le lendemain de son entrée à l'hôpital. Je dois rester courageuse pour mon fils aîné mais il y a des jours où j'ai l'impression que ça va pas être possible et que cette épreuve est insurmontable.
    • Je suis toujours en colère. Mon fils avait 37 ans.
  18. Je vous comprends tellement. Julien a choisi de me laisser le champ libre... Pourquoi, pour qui ?
    Je n'ai plus de combat aujourd'hui... Ma vie personnelle, je n'en n'ai plus... Il est parti du haut de ses 23 ans comme un homme digne... Sa maladie lui pesait trop... Il s'en est allé... Sans me dire au revoir et moi je reste là comme on abandonne un sac, une valise...
  19. Notre fils a mis fin à ses jours le 8 février 2016. Il avait 42 ans, c’était notre seul enfant. Nous avions eu beaucoup de mal à l'avoir.
    Je n'y arrive plus, je me suis mis à boire, c'est la seule porte pour oublier.
    • Bonjour Michel,
      Avez-vous regardé l'émission sur la 5 lundi soir, sur les parents de suicidés ? Sinon, regardez-la en replay. On se sent tellement moins seuls et il est dit des paroles qui m'aident. Tous ces parents disent qu'ils se sont faits aider par un psy. Moi aussi je vois que je me mets à boire : c'est la seule chose qui m'aide à me détendre et c'est une erreur terrible qui va nous fracasser encore plus. Moi aussi je vois un psy. Bon courage même si c'est vain et dérisoire de dire ça.
      • J'ai 73 ans. Mon fils est décédé il y a deux ans. J'ai une fille qui a deux enfants. Il était très malade après un divorce, il était très gentil et d'une grande douceur. Nous étions fusionnels. Je ressentais quand il n'allait pas bien.
        J'ai un mari très gentil qui fait tout pour moi. Malgré cela, j'ai toujours mon fils dans la tête et plus jamais contente. Beaucoup de disputes. J'ai vu une psy.
    • Mon garçon chéri, Nicolas, est décédé à la cavale blanche à Brest, après être tombé de son lit la nuit alors qu'il était dans l'attente de la greffe le lendemain à Morvan...
      Comme toi, je suis depuis deux ans dans la douleur.
      Comme toi, j'ai eu envie d'oublier en me détruisant.
      Comme toi, aujourd'hui encore je souffre ce martyr de l'avoir perdu.
      La différence, vois-tu, c'est que je me dis chaque jour: Nico serait furieux et malheureux de me voir sombrer.
      Voilà pourquoi je résiste et tente avec toute la force de mon amour pour lui, de resister à cette facilité de tomber dans une addiction, tu comprends ça ?
      Nico, mon amour, je sais que tu attends ta maman: je t'aime et la vie continue pour moi parce-que c'est ce que tu veux...
    • Comme je comprends votre chagrin! Le mien 26 ans quelques jours avant le vôtre... Mais l'alcool ne vous le rendra pas! Battez vous pour lui, vivez comme s'il était là! C'est ce que j’essaie de faire avec des hauts et des bas... Il faut beaucoup de courage, de volonté et d'amour. Nos enfants n'ont pas été faibles mais courageux. Il faut respecter leur choix même si, même si...
      De tout cœur avec vous
      • Courage à vous.
        Je ne trouve pas les mots. Là, je viens de perdre ma jeune soeur, inattendu. Je suis tombée malade, de plus en longue maladie. Je pleure tous les jours, ne dors plus.
        Oui, c'est dur, je me fais suivre par un psy. Ne prenez pas d'alcool, j'ai un fils en désintoxication, c'est pas marrant... Essayez autre chose, faites-vous aider.
        Je vous embrasse.
    • Christine
      Bonjour, ma fille a mis fin à ses jours le 12 décembre 2017. Elle avait 33 ans c'était la mère de ma petite fille qui nous a quittés le 4 mars 2017 suite d'un cancer, elle avait 5 ans. A ce jour je ne réalise pas encore, mais je souffre énormément, c'est pas juste en perdre 2 à l'espace de 9 mois. Aujourd'hui je survis mais plus rien ne m'intéresse sur cette terre.
      • Bonsoir Christine,
        Je suis très touchée par la perte successive de votre fille et de votre petite fille.
        Ma fille aînée est décédée le 10 avril 2017. Je suis dans une souffrance sans nom. Mes cauchemars et mes nuits blanches sont fréquents. Je souhaiterais avoir de vos nouvelles. J'aimerais échanger avec vous.
        Bien à vous
        Anna-Sapna Beaulieu
      • Bonjour madame,
        Je partage votre douleur de la perte de deux êtres chers; on se dit que la vie est tellement injuste. Pourquoi nous, pourquoi moi ? Cette question nous trotte dans la tête tous les jours.
        J'ai perdu mon fils adoré par suicide cet été, le 31 août 2018, il avait 31 ans. La douleur est parfois insoutenable, je participe à des groupes de soutien et je lis beaucoup sur le deuil. Mon fils avait une maladie mentale, la schizophrénie. Je comprends son geste et son désespoir, mais sa présence me manque terriblement.
        J'ai un autre fils de 26 ans. Il m'aide, on parle beaucoup de son frère. Je vis au jour le jour et je lui parle beaucoup.
        Dites-vous, madame, si cela peut vous aider que l'amour ne meurt jamais et que tôt ou tard les personnes qu'on a aimées nous aident, nous protègent.
        Amicalement, Lucie.
    • Crois-tu que c'est ce qu'il aurait voulu pour toi? Ne sois pas dans l'oubli, vivre et être heureux, c'est lui donner encore et encore de l'amour... Te détruire, c'est l'oublier un peu plus. Il te veut vivante, le temps viendra où vous serez ensemble.
      Chaque jour, je pense à lui: dès que je m'éveille, quand le sommeil vient enfin ou quand les nuits sont longues... Je sais que mon Nico m'attend et qu'il me veut VIVANTE. Alors, pour lui je tente de l'être.
    • J'ai perdu ma fille; elle a mis fin à ses jours il y a 2 ans.
      Je comprends votre douleur.
    • Mariethereseonivogui
      Non, ce n'est pas la solution de boire.
      C'est Dieu qui a donné et c'est lui qui a repris; donc compte sur lui et fais toujours la prière pour ton fils. Que son âme repose en paix. Amen
    • Michel,
      Je vis la même souffrance que la tienne : notre fils, François, a mis fin à ses jours le 10 mars 2018, laissant derrière lui un papa aimant, une maman aimante, son frère et sa soeur, ses neveux et nièces; mais surtout ses enfants et sa compagne.
      Michel, malgré notre immense peine, le destin de chacun est inscrit, mon fils et ton fils ne supportaient plus leur vie, mais qui peut supporter la vie que l'on mène tous ?
      J'aimerais avoir de tes nouvelles, et surtout ne picole pas comme un trou, vas voir ton médecin, trouve en toi le courage de continuer.
    • Bonjour Michel,
      Boire n'est pas la solution. J'ai perdu mon premier fils en 1993, il avait 22 ans. Accident de voiture.
      Je me suis mise à boire aussi. Puis j'ai arrêté seule. J'ai mis dix ans à remonter la pente.
      Mon deuxième fils est parti le 31 juillet 2017 après six ans de souffrances. Il avait 44 ans.
      Je n'ai plus d'enfants. Je vis au jour le jour. Je n'ai plus d'avenir. Je les rejoindrai quand le seigneur décidera. Je comprends votre détresse. Soyez courageux.
      • Bonjour,
        Je viens de perdre ma fille le 25 novembre subitement à 34 ans. Elle laisse deux petites filles de 20 mois et 3 ans et demi. Alors qu'elle était en bonne santé.
        Je la cherche partout et me demande où elle est, si elle est bien là-haut. Que lui est-il arrivé ? Je n'ai pas de réponse et j'attends le résultat de l'autopsie. Ma douleur est indescriptible même si on me dit que je dois garder la tête haute pour mes petites filles.
        Comment peut-on survivre ?
        • Bonjour,

          j'ai perdu ma fille adorée le 25 novembre 2017 de mort subite à 31 ans. Elle était pleine de vie et pleine d'amour pour ses deux petits. Nous étions très fusionnelles. Je suis anéantie. L'autopsie dit, arrêt cardiaque, mais personne ne comprend pourquoi.
          Je suis très seule face à ce drame. Si vous le souhaitez, nous pourrions partager notre douleur.
          Je vous remercie
          • Bonjour Chrisrine,

            Je comprends votre douleur. J’ai perdu ma fille dans les mêmes circonstances et à la même date.
            Ma fille est décédée de mort subite le 25 novembre 2017. C’était ma fille unique et nous avions une relation très fusionnelle. Elle venait tout juste d’avoir 25 ans et était en parfaite santé. Nous l’avons retrouvée dans son lit, elle était en train d’ecrire.
            L’autopsie a évoqué probablement un arrêt cardiaque. Mon mari et moi sommes anéantis, morts vivants depuis un an. Nous nous faisons beaucoup accompagner sur ce chemin si difficile du deuil d’un enfant (groupe de paroles, psy, EMDR pour le choc traumatique) et tout cela nous aide beaucoup.
            Et même si à cause de l’immense souffrance que l’on porte chaque jour à présent en nous, on recherche plutôt la solitude, il faut essayer de ne pas trop s’isoler. Rencontrer d’autres parents endeuillés permet aussi de rompre l’isolement et redonne un peu de force; on se sent mieux compris et on partage plus facilement avec d’autres parents comme nous, l’entourage étant souvent dépassé et maladroit.
            Il semble que votre fille a deux enfants qui ont probablement grand besoin de vous aujourd’hui. Ils vous aideront certainement à rester dans la vie et à vous reconstruire grâce à leur amour.
            J’espère que le temps qui passe nous apportera un jour un peu de paix au milieu de ce chaos indescriptible.
          • Merci beaucoup Anne.

            Nos filles sont mortes le même jour et de la même façon. C'est une coïncidence tragique étrange.

            Oui, j'ai deux petits enfants que ma Fille aimait plus que tout au monde. Depuis qu'Elle n'est plus là, mon gendre s'est rapproché des siens et nous a éloignés alors que nous étions présents constamment pour ma Fille et pour eux "avant".

            Je viens d'Italie et ici je ne connais personne.
          • Bonjour,

            Comme vous j'ai perdu ma fille unique le 7 décembre. Elle allait avoir 40 ans le 8 janvier 2019.
            Elle est morte au restaurant avec son fiancé. Ils fêtaient un an de fiançailles. Elle s'est étouffée avec un morceau de viande.

            Ma fille était porteuse d'un électrode cérébrale suite à une souffrance néo natale. La vie n'avait pas toujours était facile pour elle. Elle avait trouvé le bonheur. Et voilà, tout a été anéanti en trois minutes.

            La douleur est immense. Mon coeur saigne. Comment faire pour continuer à vivre ? Je comprends votre chagrin.
          • C'est vrai, nous sommes seules avec nos pensées.
        • Bonsoir Corinne,
          La mission qui vous est attribuée est votre présence pour vos petites-filles. Elles ont besoin de vous.
          Je comprends et compatis car je suis dans la même position que vous.
          J’ai eu parfois envie de rejoindre mon fils, mais je n’ai pas le droit.
          Mes petits-enfants ont besoin de moi pour leur reconstruction et je me dois d’être forte pour eux.
          Mais que c’est dur de perdre un enfant...
    • Bonjour,
      J'ai perdu mon fils de 45 ans, il y a 2 mois pendu chez lui.
      Je ne bois pas mais j'essaye de me raccrocher en pensant qu'il ne souffre plus. Son geste exprime une grande souffrance.
      Courage, c'est dur. J'aimerais le sentir près de moi.
      Il faut peut-être voir un spécialiste, pas un médium, c'est dangereux.
  20. J'ai trouvé ma propre thérapie. Après l'année très difficile qui a suivi la mort de mon fils, l'air est plus léger : j'ai un petit chien. Je passe des heures à l'embrasser, j'ai tant besoin d'embrasser un petit être sans défense. Grace à lui je me lève, je fais du sport, je lui parle. Il me fait du bien et du coup il fait du bien à toute la famille.
    Je ne suis pas dupe du léger transfert qui se passe. Est-ce bien grave ?
    Bientôt 23 mois. Cette angoisse qui ne quitte pas mes tripes malgré les médicaments sauf quand j'embrasse mon bébé-chien. 23 mois et toujours pas les résultats de l'autopsie. Mais ce n'est plus mon problème. Maintenant je souhaite ne jamais les recevoir, ne jamais savoir. Mon fils reste au chaud lové dans ma poitrine à jamais.
    Je n'ai pas de rancoeur pour ce qu'il a possiblement fait. Juste un immense regret qu'il ne soit pas devenu ce qu'il aurait dû être, une grande frustration. Et de l'amour.
    • Bonjour Stéphanie, nous aussi on a pris un chiot. Pas de transfert mais peut-être un moyen supplémentaire de trouver la volonté de faire les choses du quotidien.
    • L'amour, c'est ce qui est important, c'est ce qui nous donne l'envie de vivre pour quelqu'un, pour un petit chien quelle différence ? L'amour seul compte vraiment : c'est un moteur de vie. Sois heureuse. Mon Nicolas, parti à 37 ans, jeune papa... Je vis pour lui aujourd'hui car c'est ce qu'il aurait voulu...
      Tendresses à toi.
      • Marie,
        Mon fils ainé est décédé il y a 6 mois à l'âge de 36 ans après 16 années de souffrance. Tenir pour sa compagne, pour mon petit fils de 4 ans et pour mon autre fils. Se raccrocher aux moments de grâce, aux petits plaisirs de jouer avec le petit bout de chou.
        Je me fais aider par un psy. Néanmoins il reste des dates difficiles à passer : noël, son anniversaire, aujourd'hui la fête des mères. Sa voix, sa présence, son humour me manquent terriblement.
        Vivre dans son amour. Regarder cette étoile qui brille pour toujours.
    • ❤️ Comme je vous comprends, l'amour est si fort, il ne peut disparaître et nous nous retrouvons je ne sais sous quelle forme, mais nous serons à nouveau ensemble...
  21. Bientôt 14 mois. Toujours pas de résultats pour l'autopsie. Du reste quand ils arriveront - s'ils finissent par arriver -peut-être ont-ils perdu le dossier - je ne suis pas sûre de vouloir les lire. Pour apprendre quoi ? Ca ne fera que raviver notre douleur qui n'a pas besoin de ça. Je blague avec mes collègues en disant que d'ici qq semaines je vais remplacer mon fils par un petit chien. Je ris intérieurement de voir leurs visages crispés; ils ne savent plus quoi dire : c'est ma vengeance ! Personne ne me parle de lui, presque personne ne me demande comment nous allons. Aujourd'hui encore j'ai des moments d'incrédulité où il me semble être spectatrice de mon drame. Je regarde alors sa photo et je me répète "plus jamais".
    • Moi aussi, j'ai perdu mon fils, mon Nicolas chéri.
      Après son décès, même les personnes proches ne savaient pas comment m'en parler, j'ai fait en sorte de leur permettre d'en parler, j'ai trouvé beaucoup de réconfort auprès de chacun d'entre-eux, mes amis, mes collègues, ma famille. Sans eux je ne serai plus là aujourd'hui.
      Gardez votre courage et l'amour que vous lui portiez, parlez de lui c'est le garder vivant.
      Marie-Paule
    • Je te comprends !!! Ça fait 11 mois et je n'ai aucune réponse pour mon fils sur son décès; je l'ai appris par son frère qui était en prison; personne ne nous avait contactés et ça ma pris une semaine avant de trouver où était son corps... J'arrive toujours pas à croire qu'il est parti et, comme tu dis, le monde tourne autour de nous comme si rien ne s'était passé ! Cette souffrance n'a pas de mot, je comprends ta peine.
      Prends soin de toi.
    • Comme je vous comprends ! Moi aussi, j ai perdu mon fils il y a 4 ans dans un accident de voiture et le manque est toujours là ! Je viens d'acheter un petit chien qui me donne beaucoup d'amour ce qui me fait beaucoup de bien et me comble de tendresse.
      • 8 Janvier 2015, j'ai perdu mon fils de 30 ans et ma petite fille de 18 mois dans un accident de voiture.

        Je comprends votre peine.
        Prenez soin de vous
  22. Je t’envoie ce “je t’aime”
    Sous la forme d’un poème
    Plus de décalage horaire mon amour
    Sur la même latitude pour toujours

    Je pense tout le temps à toi
    Je te parle, je te gronde aussi
    Une maman qui parle à son fils chéri
    Je suis tellement en manque de toi

    Demain, une nouvelle année commence
    Année qui sera marquée par ton absence
    Comme toutes les années désormais
    Je serai toujours à tes côtés, n’en doute jamais

    J’ai pris ton mug à ton appartement
    Et tous les jours, je bois mon café dedans
    C’est peu de chose quand on y pense
    Juste une tasse en grès d’un fushia intense

    Prends soin de toi mon gamin
    Je continue de veiller au grain
    Je t’envoie tout l’amour que j’ai dans le Coeur
    Afin de t’apporter de la chaleur

    La chaleur d’une maman
    Pour voir le sourire de son enfant
    Je voudrais venir te voir mon coeur
    Je vais attendre que ce soit l’heure

    Ton frère a encore besoin de moi
    Ton frère avait besoin de toi
    On sera un jour réunis comme avant
    Et se sera jusqu’à la fin des temps


    Pour Ma Petite Etoile
    NICOLAS
  23. Mon fils Eric était secouriste en montagne, il avait sauvé tellement de vies et une banale plaque de verglas nous l'a pris pour toujours le 4 décembre 2016. Sa compagne qui conduisait, sort à peine du coma mais ne sait toujours pas qu'elle a perdu l'homme de sa vie.
    Je l'ai appris par un coup de téléphone : les enfants ont eu un accident, Isabelle est blessée et Eric est mort. Cette phrase tourne en boucle dans ma tête, plus les jours passent, plus j'ai mal. Je ne fais que pleurer ce fils aimant de 37 ans, qui avait encore tellement à faire, tellement à aimer.
    Avec mon mari et mes filles nous sommes KO debout. Chaque jour, je pense que c'est un cauchemar et que je vais me réveiller. Mais non...
    • Mon Nico est parti aussi, 37 ans, un petit de 4 ans, et une douleur immense. J'ai donné la moelle pour le sauver mais ça n'a pas suffit. Je n'ai qu'une hâte, le rejoindre...
  24. Bonjour Stéphanie,

    Notre souffrance est identique, j'ai perdu mon fils de 21 ans; ne plus voir son enfant, lui parler, l'écouter, le serrer dans nos bras pour l'embrasser et lui dire notre amour, quoi de pire ?
    Mais il ne m'a jamais quittée; il est à mes côtés à chaque instant; il est devenu ma force de vie; je me bats pour lui qui aimait tant la vie, la nature, la pauvreté, sa soeur, son frère et toute sa famille. Il est devenu mon guide et ma lumière.
    Rien ne peut séparer un enfant et sa maman : c'est le lien de l'amour inconditionnel.
    Je suis en procès depuis des années contre ceux qui l'ont tué et j'irai jusqu'au bout pour mon fils, afin qu'il puisse reposer en paix.
    Bien affectueusement et je suis certaine que l'énergie de nos enfants ne nous quitte jamais; mon fils me disait sans cesse : "rien ne meurt tout se transforme, c'est ainsi que les étoiles se forment pour guider ceux qui nous aiment".
    Véronique
  25. Poême à mon fils chéri disparu le 3 décembre 2015

    Tu seras mon passé, tu étais mon futur,
    Tu étais mon bonheur, tu deviens ma blessure,
    Tu étais ma fierté, et tu deviens mon doute,
    Tu étais mon orgueil, je sais ce qu’il m’en coûte.

    Dans tes beaux yeux si bleus, brillait tant d’espérance
    Mais dans ton corps si mince, brûlaient trop de souffrances.
    Depuis cette nuit d’hiver qui vit ta délivrance
    Je n’entends plus la nuit tes hurlements terribles
    Tu n’avais pas 30ans, l’âge de tous les possibles
    Mais moi qui t’ai trouvé sur ton lit au matin
    J’ai vu ton visage calme et tes traits si sereins

    Depuis un an déjà tu m’as quittée, c’était ton droit
    Ma douleur est sans nom, immense mon désarroi
    Le temps est mon allié et je lui fais confiance
    Le temps n’oublie jamais une mère en déshérence
    J’ai un temps pour pleurer puis un temps pour revivre
    Ce temps viendra où tu seras, mon fils, mon plus doux souvenir
    Tu seras mon passé, nous serons ton avenir
    Tu étais ma souffrance, tu seras mon sourire
  26. Voilà. Notre grand nous a quittés le 3 décembre 2015. 7 mois après son décès nous avons enfin reçu le permis d'incinérer. Puis ça a été la plus grande preuve d'amour que nous pouvions lui offrir, et aussi l'épreuve la plus difficile pour moi avec son anniversaire des 30ans qu'il n'aura pas pu fêter. Nous avons été tous les 4 disperser ses cendres dans les Causses, nos origines. Là où nous avions passé de merveilleuses vacances tous les 5. Il faisait un temps merveilleux. Nous savons que nous pourrons revenir et nous asseoir sur un banc dans la vallée et regarder en haut la montagne où il se trouve désormais apaisé j'espère. J'ai arrêté d'attendre les résultats de l'autopsie. Un magistrat nous a dit que ça pouvait durer... 2 ans ! Aujourd'hui on en est à 10 mois passés.
  27. Hier ça a fait 7 mois que j'ai trouvé mon fils dans son lit, mort. 7 mois de souffrance (mais nous sommes toutes logées à la même enseigne n'est-ce-pas) mais également de questionnements, de doutes affreux. Une autopsie nous a été imposée : nous avons trouvé ça juste et bien puisqu'on ne meurt pas à 29 ans comme ça et qu'on allait pouvoir apporter une réponse. Mais 7 longs mois d'attente voire beaucoup plus ! Parents à qui ce drame arriverait, sachez que notre beau pays peut vous imposer cette épreuve supplémentaire !
  28. 6 mois dans une semaine que nous attendons les résultats de l'autopsie. Mon mari téléphone chaque semaine soit à l'inspecteur de police soit à l'avocat : rien. Mon dernier fils est revenu des USA après 18 mois dans une université. Il vient de rompre avec tous ses prétendus camarades qui ne lui ont pas envoyé un seul sms, une seule parole réconfortante. Même ses colocataires ont été en dessous de tout. Du coup il se retrouve seul (le seul qui reste part à l'étranger). Ces dommages colatéraux font très mal.
    Quant aux entreprises de notre fils décédé, c'est la curée. Tous rivalisent d'avidité au mieux, souvent de malhonnêteté. C'est très dur. Nous n'avons plus envie de nous battre.
  29. Je n'en peux plus : bientôt 4 mois que nous attendons les résultats de l'autopsie et donc le permis d'incinérer. Je suis au bord de la crise de nerf en permanence et je ne dors à nouveau plus malgré les médicaments.
    Dans quel pays vivons-nous pour imposer un tel supplice aux parents de nos morts... Dans quel état d'indigence sont donc nos instituts medico-légaaux pour nous imposer des délais pareils ! J'ai téléphoné vendredi à l'IML où l'autopsie de mon fils devait avoir lieu : 5 tentatives, un humain au bout de 20 sonneries et les infos qu'il m'a données étaient très incomplètes et le ton pas aimable du tout. Aucune empathie !
    Nous voulons une incinération pour effacer de notre imagination le corps d'un jeune en décomposition. Lui si beau, si élégant, si jeune ! Il aura 30 ans dans 2 semaines ou plutôt il n'aura pas 30 ans. Je sens la rage monter en moi, contre tout, le monde, ce pays, le médecin légiste... c'est complétement stérile, je le sais.
    • dominique (Belgique)
      Stéphanie,
      Je suis sincèrement désolée que ce côté doive se rajouter à votre tristesse, je pense que je serais dans le même état que vous si j'avais dû vivre cela. Le côté inhumain des personnes qui ne savent pas que l'on souffre tant déjà. J'ai demandé une incinération aussi et Nicolas le voulait aussi; on en avait parlé avant pour moi pas pour lui qui devrait partir avant moi, donc je savais ce qu'il voulait, l'incinération car je ne voulais pas imaginer qu'il allait pourrir en terre, je voulais savoir qu'il était mort beau, et qu'il resterait ainsi.
      On veut toujours que tout soit bien pour nos enfants et on peut faire ce que l'on veut, penser ce que l'on veut et s'en foutre de ce que les autres pensent car ils ne savent pas notre souffrance; alors fais ce que tu veux, comme tu le veux et comme tu le peux simplement.
      Oui pour les dates, je me dis toujours aussi il aura, il aurait aimé rencontrer la copine de son frère, connaître les résultats de l'université de sa soeur, à chaque événement je l'associe dans ma tête, je me dis qu'il devrait mais qu'il n'est pas là.
      Je fais ce que je peux comme je peux et je le fais en me disant que cela me fait du bien à moi simplement. Courage à toi et j'espère que vous pourrez vite le retrouver, l'incinérer et commencer votre deuil en paix simplement.
      Et si besoin pour parler...
    • Quelle émotion dans vos mots !!! Que vous dire pour vous exprimer un peu de soutien, de réconfort... Courage, courage, espoir et forces : rien ne sera plus jamais comme avant, tout reste à recomposer avec ce vide autour de vous. En union de pensées avec vous.
  30. Bonjour Stéphanie, non pas d'autopsie ils ont demandé si je voulais; mais je ne voulais pas qu'on le touche et le médécin légiste a dit que la boîte de médoc était à côté du lit et il me l'avait dit le soir avant qu'il prenait les médicaments; j'avais été à son magasin la veille, il donnait un cours d'art de bouquets de fleurs; il n'était pas au top mais il travaillait et il a dit à son copain de repartir dormir chez lui car il voulait se reposer, il est mort seul dans son lit; et moi je n'ai rien fait pour qu'il ne prenne pas ce médicament, il voulait être au top pour ses clients. Et oui le médecin légiste, la police, le mec du funérarium et puis Nicolas qui part dans un sac noir et c'est la fin de ma vie d'avant. Nous l'avons fait incinérer car c'était sa volonté et les cendres à l'endroit où celles de mes parents ont été dispersées; j'ai eu l'impression qu'il s'envolait ce jour-là, rien qu'en écrivant je pleure et cela fait deux ans; j'ai juste l'impression que c'est hier. Je sais que c'est difficile mais en parler avec quelqu'un qui vit la même douleur, même si je pleure cela me fait du bien car peu de personne autour de moi comprends et encore plus accepte ma vie actuelle. Si envie ou besoin je suis là sans soucis, merci pour votre réponse en tout cas. Dominique
    • Comme je comprends votre douleur! Je viens de perdre mon enfant il y a un peu plus d'un mois. Il s'appelait Nicolas et est décédé d'une overdose de médicaments, dans son lit.
      Son départ laisse un vide atroce ! Je continue à vivre, à survivre tant bien que mal.
      J'ai contacté une association d aide aux parents endeuillés, les seuls en mesure de comprendre un tel drame.
      Je vous souhaite de trouver tout le réconfort dont vous avez besoin,
      Edith
      • Bonjour Edith,
        Y a-t-il autopsie pour votre fils ? Si c'est le cas, armez-vous de patience. Nous, ça fait 4 mois et 12 jours que nous attendons. Lui aussi sous son tas de terre où il a fêté ses 30 ans samedi... 1 à 3 mois d'attente, nous avait dit l'inspecteur de police.
      • Bonsoir,
        Je partage votre peine et votre douleur; ainsi qu'avec toutes les personnes dans le deuil.
        Moi, c'est mon mari (44 ans) mort dans un accident de la route en revenant du travail (aquaplanning). Le lendemain, on allait fêter ses 45 ans. Je me retrouve seule avec mon fils de 21 ans. J'avais connu mon mari à l'âge de 15 ans : 31 ans d'amour. Je pensais vieillir à ses côtés. Un coup de fil pour me dire qu'il redémarre, puis une heure après, plus rien. Et ce drame que l'on apprend par les réseaux sociaux : atroce. On court sur les lieux, il est encore dans la voiture, on vous empêche de le voir; ces draps blancs autour de lui. Comment faire pour enlever cette douleur qui fait si mal, qui vous empêche de fermer les yeux.
        Vous pouvez me contacter par l'intermédiaire de ce site. Merci
    • Dominique,
      Je suis passée par la même épreuve que vous, le décès accidentel d'un fils de 36 ans. Il faut avoit subi cette épreuve pour comprendre cette douleur.
      Une maman
  31. J'ai repris le travail depuis 3 semaines. Demain il y aura 1 mois que nous l'avons inhumé. Personne ne me parle de lui. J'ai besoin qu'on me dise qu'il était beau, brillant, charmant. J'ai besoin qu'on me parle de cette cérémonie que nous avons voulu parfaite, digne, jeune, belle. Tous mes collègues font comme si tout cela n'avait pas eu lieu, pourtant ils sont venus en nombre à la cérémonie. Il y a même ceux qui me fuient. Peut-être ont-ils raison ? J'ai laissé mon fils mourir. Comment peut-on laisser son enfant mourir ?

    Pour l'autopsie, je ne sais pas encore ce qui sera le pire : mauvaise tolérance à son traitement antidépresseur que nous l'encouragions à suivre, suicide, bêtise de jeune qui se croit immortel. De toutes façons, ce sera une très mauvaise nouvelle.
    On se fait tous un devoir de voir un psychologue pour limiter les dégats.
    J'écoute en boucle les musiques de sa cérémonie, c'est ma façon de prier.
    • Bonjour, vous pourriez leur faire lire ce texte peut-être que certains comprendraient, je l'ai fait avec des proches et des collègues et pour certains il y a eu une réaction qui m'a fait du bien à moi. j'ai trouvé ce texte sur un forum de paroles et il disait ce que je ressentais à 100%.
      ---
      Si je suis émue, que des larmes m'inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous m'avez blessée, c'est sa disparition qui me fait pleurer, il me manque ! Merci à vous qui m'avez permis de pleurer ! Car chaque fois mon coeur guérit un peu plus.
      J'aimerais que vous essayiez de ne pas oublier mon enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins ou autres cadeaux qu'il vous a faits, pour moi, ce serait le faire mourir une 2ème fois.
      Etre un parent en deuil n'est pas contagieux, ne vous éloignez pas de moi.
      J'aimerais que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes : c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint, d'un animal.
      Ne comptez pas que dans un an, deux ans, dix ans, je serai guérie, je ne serai jamais ex-mère de mon enfant. J'apprendrai à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.
      J'aurai des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que mon deuil est fini, j'espère que vous admettrez mes réactions physiques dans le deuil : peut-être vais-je prendre ou perdre du poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaque, le deuil rend vulnérable.
      Sachez aussi que tout ce que je fais et que vous trouvez un peu fou est normal pendant un deuil. La dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir, l'isolement, l'agressivité et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de m'accepter dans l'état où je suis momentanément, sans vous froisser.
      Il est normal que la mort de mon enfant me fasse perdre courage, ambition ou projets d'avenir, je ne vis que de son souvenir, donc dans le passé. Je peux aussi être démotivée dans mon travail, je le fais par habitude, pour survivre, mais parfois sans conviction, ne m'en voulez pas.
      J'aimerais que vous compreniez que le deuil transforme une personne, je ne suis plus celle que j'étais avant et je ne le serai jamais plus. Si vous attendez que je redevienne comme avant, vous serez toujours frustré. Je deviens une personne nouvelle, avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations, de nouvelles croyances.
      Je vous en prie, efforcez-vous de refaire connaissance avec moi; peut-être m'apprécierez-vous de nouveau. Je n'arrive plus à aller au-devant de vous, je suis souvent seule, parce que j'ai besoin de temps, de réflexion, et pourtant si c'est vous qui venez me chercher, alors je serai contente.
      Le jour de l'anniversaire de mon enfant, celui de son décès sont trés difficiles à vivre pour moi, de même que les autres fêtes(mon propre anniversaire, la fête des mères, Noël ou même les vacances). J'aimerais que vous puissiez me dire que vous pensez aussi à mon enfant.
      Quand je suis tranquille et réservée, sachez que souvent je pense à lui, alors ne vous efforcez pas de me divertir. Mais j'ai besoin de vous, de votre présence, de me sentir entourée, malgré mes sauts d'humeur.
      Merci à vous qui me comprenez mieux maintenant.
      ---
      Dominique
      • Bonjour Dominique

        Merci pour ce texte qui est très parlant et explique bien notre ressenti. Je l'ai archivé afin de pouvoir le faire lire à ceux qui n'arrivent pas à comprendre notre horrible vécu. Ma fille est partie le 28 mars 2015 à 23 ans et depuis je ne vis plus. Et autour de moi personne ne comprend qu'après 10 mois, je ne suis toujours pas remise de cette disparition. Mais on ne se remet jamais. Et ce texte peut effectivement aider les autres à mieux comprendre. Aujourd'hui 28 janvier, une bougie est allumée en dessous du portrait de ma petite fille chérie, comme tous les 28 de chaque mois depuis son départ. Le 14 février, jour de sa naissance, elle aurait eu 24 ans, mais elle ne sera plus jamais là pour le fêter, alors ce jour là aussi une bougie brillera pour lui lui rappeler combien je l'aime et qu'elle me manque. Cordialement. Christine
        • Comme je peux vous comprendre. Les gens ne comprennent pas cette douleur que nous traversons. Elle vous hante jour et nuit. Cette douleur si forte que l'on pense quelquefois au pire tellement elle nous fait un mal atroce. On nous dit de continuer, que la vie continue. Et bien non, pour nous elle ne sera plus jamais pareille.
      • Bonjour Dominique,
        Merci pour ce texte. C'est tout à fait ça. Je l'ai copié aussi pour pouvoir le relire plus facilement et m'en imprégner.
        Hier ça a fait 2 mois. J'ai pleuré une partie de la journée; non pas de chagrin, mais de voir que physiquement j'avais moins de chagrin. Cette chape de béton qui m'étreint du matin au soir, de la gorge au bas du ventre, se fait moins présente depuis hier. Comment puis-je avoir moins de douleur après seulement 2 mois...
      • Bonjour Dominique,
        J'ai suivi votre conseil. J'ai envoyé ce texte à mon président et la DRH à la suite d'une fin de non-recevoir que j'ai reçue pour m'insuger sur le nombre de jours de congé accordés en cas de perte d'un enfant, c'est-à-dire comme pour un beau-parent ou un parent, moins que pour la naissance d'un enfant, à peine plus que pour son mariage. J'ai été choquée par cette équation. Ca ne changera pas les choses mais au moins j'ai vidé mon coeur. Un seul m'a parlé de ce texte et en a été ému. Mais ça ne changera rien à l'équation 1 enfant = 1 beau-parent.
      • Ma fille a décidé de partir le jour où vous avez publié ce texte.
        Je n'arrive pas à en parler. Dès que je parle d'elle à mes autres enfants, ils fuient la conversation. Alors je me suis renfermée sur moi-même; moi qui aimais la vie, je fuis le monde; même faire des courses m'est insupportable.Je suis bien seule avec mes chats.
        Pourquoi, je n'étais pas près d'elle ? Pourquoi, pourquoi ? C'est exactement ce que je voudrais dire ce que vous arrivez à formuler dans ce texte. Merci
      • Je ne m'éloignerai jamais de vous,
        Je vis ce que vous vivez,
        Je partage vos sentiments,
        Je suis de tout mon coeur avec vous,
        Et je vous embrasse de tout mon coeur meurtri, tout comme l'est le vôtre.
        • Pour la première fois depuis le décès de notre fils en mai 2018 je consulte un forum.
          La douleur est profonde. C'est horrible à supporter mais il faut tout de même avancer malgré des questionnements permanents. Soyons forts, c'est le souhait de tous les enfants qui ont pris la décision de mettre fin à leurs jours.
          Prions pour eux, aimons-les comme toujours présents et patientons car nous les retrouverons tous un jour, cela ne peut en être autrement.
          MF
      • Bonsoir,

        J'ai perdu ma petite fille de 6 ans, il y a 12 ans. Je me suis inscrite dans la vie avant son décès pour qu'elle parte tranquille, "autorisée" à s'éloigner sans crainte pour ses proches.

        Je la vois toujours petite et si vous saviez combien mes rêves sont apaisants lorsque j'ai le bonheur de l'y rencontrer et de la sentir, de la serrer dans mes bras. J'aimerais faire ce rêve chaque nuit...

        Je la sens maintenant heureuse là où elle est et cela me rassure.

        Sa maman
  32. J'ai trouvé mon fils le 3 décembre 2015 dans son lit, paisible mais déjà froid. Nous devions petit déjeuner ensemble et il n'a pas répondu à mes appels téléphoniques. Il n'était pas malade. Il avait 29 ans. Avant d'ouvrir sa porte, je savais déjà, une prémonition puissante. Ce que j'ai redouté et combattu depuis sa naissance s'est produit, comme dans une tragédie grecque. Mon frère jumeau avait été trouvé mort chez lui à 31 ans. Aujourd'hui, nous attendons les résultat de l'autopsie/enquête pour avoir le droit de le faire incinérer. Ces résultats peuvent mettre 3 mois à arriver. J'erre entre incrédulité et désespoir mais aussi soulagement que cela soit enfin arrivé. Je me sens comme un monstre. Je n'ai pas réussi à protéger mon enfant.
    • Bonjour, mon fils a été retrouve mort dans son lit le 3/10/2013 dans son lit. Nicolas avait un gros rhume et comme il venait de commencer son commerce de fleurs, il fallait absolument être au boulot. Il a pris un antibiotique pour se soigner. Il n'avait jamais rien eu en prenant un médicament et cette fois il a fait un choc allergique, et il est décédé durant la nuit. Ce jeudi, son ami m'a téléphoné pour me dire que le magasin était fermé et me demandait où était Nicolas. Moi j'étais au boulot et je pensais qu'il était au magasin. Et à partir de là, tout a basculé, l'attente de savoir où il est, les pompiers qui démolissent la porte et le message du pompier qui m'annonce que Nicolas est mort.
      Et là un cri qui sort de moi, je ne peux pas le croire, pas mon fils. Je quitte mon travail et je repars 1h de trajet pour arriver et le voir dans son lit, déjà froid et la question : qu'est-il arrivé ? Une autopsie ? Non j'ai contacté le médecin pour savoir ce que Nicolas avait demandé et le médecin avait posé les bonnes questions, les allergies et non il n'était pas allergique c'est la faute à pas de chance, ce médecin était très mal je ne pouvais pas lui en vouloir, je voulais moi savoir.
      Ma vie a basculé, je suis morte ce jour-là avec lui. Je suis devenue une autre personne, je suis là pour mes deux autres enfants, je rame beaucoup, je survis mais lire des messages sur certains sites me fait du bien, j'ai trouvé un texte merveilleux que j'ai copié si vous voulez je peux vous l'envoyer car il résume très bien ma vie depuis que Nicolas est parti.
      On n'est pas des monstres. On ne peut pas toujours être avec eux, on est des parents responsables mais pas possible de les mettre en boîte et c'est encore plus difficile maintenant qu'il est parti car je veux protéger les deux autres mais je n'y arrive pas car ils doivent continuer à vivre sans Nicolas. Mais moi je ne vis plus tout simplement. Mais ne vous sentez pas coupables, vous ne pouviez rien y faire et moi je n'ai rien pu y faire non plus, mon Nicolas, mais la douleur est présente et énorme.
      Dominique
      • Bonjour Dominique,
        On ne vous a donc pas imposé une autopsie ? Nous si. Après les pompiers (sans médecin - le plus gradé était ambulancier ! si mon garçon avait eu une chance de s'en sortir, c'en était terminé pour lui - j'avais pourtant prévenu qu'il n'avait que 29 ans), le SMUR est enfin arrivé, puis la police. Comme dans un mauvais film avec le photographe et les gants en latex. La police a embarqué ses téléphones. Puis enfin la camionnette pour prendre le corps dans son grand sac blanc. J'ai grelotté pendant plusieurs jours. Mon mari a eu la voix toute changée pendant une semaine. Nous avons pu le faire enterrer 15 jours plus tard. Nous ne pourrons le faire incinérer que quand nous aurons l'autorisation. C'est très dur à encaisser.
      • Nicolas, le prénom de mon fils adoré, 37 ans, une jolie famille et tellement heureux de vivre.
        Et cette saloperie de leucémie myéloïde.
        J' ai donné ma moelle, mais ça n'a pas suffit...
        Il est parti mon ange, et ses dernières paroles pour moi sa maman...
        "Maman, je t'aime". Elles m' aident à survivre.

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