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L’épreuve de la mort d’un frère ou d’une soeur

​Perdre un frère ou une sœur, c’est un cataclysme dont on ne mesure pas souvent l’ampleur. Pourquoi est-ce fondamental de prêter attention à la souffrance des enfants qui restent  ? Les réponses de Valérie Brüggemann, psychothérapeute​.

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130 commentaires

  1. Mon jeune frère nous a quittés brutalement le 1er septembre à l'âge de 55 ans après une rupture d'anévrisme et 11 jours de coma dont il ne s'est jamais réveillé. Ne pas avoir pu lui dire au revoir est difficile à accepter. Le pire c'est que la dernière fois que je l'avais vu était à l'enterrement de notre père!

    On pense naturellement que notre fratrie fera partie de notre paysage futur tout comme ils font partie de notre passé. Souvent à cause de la vie qui ne nous permet pas de se voir fréquemment, nous les prenons pour un dû en nous disant qu'on a le temps et que ce sont nos parents qui partiront les premiers.

    Mes priorités ont totalement changé maintenant. Basta le boulot, les entreprises qui n'ont cure de notre bien-être, les clients pressés, les râleurs permanents, les gouvernements et leur vol manifeste. Tout ceci est futile et sans importance. Profiter des siens, leur exprimer notre affection et être présents pour eux, l'Amour de nos proches, c'est ça qui compte! Reste en paix mon petit frère adoré!
  2. Ma petite sœur Justine, 21 ans, est partie le 28 janvier 2020 d'une embolie pulmonaire massive. Nous avons appris par la suite quelle avait le syndrome thrombophilie, nommé le G20210A et en prenant la pilule contraceptive (deuxième génération) depuis quelques années, elle en est partie...

    Ma soeur (21 ans), mon frère (25 ans) et moi (28 ans) avons été élevés par nos parents chéris... Nous étions heureux, pleins d'amour, de tendresse, de partage, de cohésion... Une famille parfaite dont tout le monde rêve pour qu'un jour, tout s'arrête brutalement!

    Elle me manque terriblement et je ne sais pas comment faire pour avancer car sans elle c'est impossible ! Je suis extrêmement en colère contre l'hôpital qui a pris à la légère beaucoup de choses, en colère contre les circonstances de leurs actes, en colère contre sa gynécologue qui n'a pas voulu lui mettre un stérilet et en colère contre ce destin qui ne devait pas être le nôtre, en colère contre cette P...* de vie... Une famille anéantie, détruite et remplie de tristesse...

    Ma sœur était en troisième année d'école d'infirmière, elle avait tout pour elle, elle était belle, généreuse, souriante mais avec un caractère bien trempé... Elle voulait tout, tout de suite, elle avait de jolis projets de vie avec mon beau frère et rien que pour ça, je me dis que ce n'est qu'un cauchemar, qu'on se réveillera et qu'elle sera là!

    Apprendre à vivre sans elle va être très difficile et rien que d'imaginer ce qui nous attend, et bien ça me ronge de l'intérieur...

    Ma djou, ma bébé, on t'aimera et on te fera vivre tout le long de notre vie et jusqu'à ce qu'on se rejoigne, tous ensemble et rattraper le temps de cette absence si longue, si cruelle...

    Je passe aussi un message à toutes les filles, les femmes qui prennent la pilule ! Ma sœur ne fumait pas et cela n'a pas empêché qu'elle monte au ciel à cause d'un P...* de cachet qui tue des milliers de femmes sans qu'on le sache... C'est malheureux mais nous vivons dans un monde de mensonge et pour étouffer des drames comme le nôtre, le monde médical est très fort ! Pour ma sœur, arrêtons ce massacre !

    Je t'aime ma chérie ! A présent, vivons les premiers jours du reste de notre vie...
  3. Bonsoir,

    Je m'appelle Mickaël, j'ai 37 ans, j'ai perdu mon grand frère en 2007 d'un arrêt cardiaque, un mois et demi après la naissance de ma fille.

    Cela fait treize ans, je n'arrive toujours pas à m'en remettre, on était très complices. J'ai pourtant essayé de voir plusieurs médecins mais ma douleur est toujours là. Je ne trouve pas de solution.
    • Bonsoir Mickaël,

      Je m'appelle Matthieu, j'ai 46 ans. J'ai perdu mon père à trente ans. J'ai également perdu un de mes deux frères ainés, il y a un peu plus de deux ans, et j'ai une sensation très étrange et assez forte, comme s'il me manquait un bout de mon propre corps tellement son absence est difficile à accepter. Il avait six ans de plus que moi, et à la suite de nombreux différends, nous ne nous voyions que très peu ces dernières années. Je l'ai revu la dernière fois huit mois avant son décès, je suis allé à sa rencontre et lui ai présenté ma fille qui avait quatre ans.

      Même si nous n'étions pas du tout d'accord sur beaucoup de sujets, c'est une personne que j'aimais énormément et que j'avais beaucoup admirée quand nous étions plus jeunes. Nous avions beaucoup partagé en passant à l'âge adulte, mais nous avons pris des chemins de vie très très différents.

      Je sais par expérience que lorsque l'on perd un être cher, cela prend beaucoup de temps pour que la blessure cicatrise, et que donc, il faut "prendre son mal en patience" et accepter que la douleur et la tristesse s'atténuent petit à petit. Il me manque beaucoup, et j'aurais tant de choses à lui dire et tant de questions à lui poser. Je sais aussi que la tristesse d'avoir perdu un proche peut et doit même être partagée, autant que possible, avec celles et ceux qui l'ont connu, mais pas seulement.

      La personne qui nous manque doit pouvoir continuer à exister dans la mémoire et les paroles de notre entourage. Le deuil doit pouvoir se faire de son côté, mais également en groupe.
  4. Ma Fabienne, ma grande soeur de 4 ans mon aînée, est décédée le 23 août 2018 à l'âge de 43 ans d'une rupture d'anévrisme. Elle avait 2 enfants, mes neveux chéris, et était séparée de leur père depuis 7 ans. Il est le tuteur légal et cela fait 8 mois que je n'ai pas entendu le son de leurs voix et 14 mois que je ne les ai pas vus ; pareil pour mes parents. Ma chère Fafa me manque tellement, mes neveux chéris tellement aussi, ainsi qu'à mes enfants. Une torture de tous les jours. Une catastrophe, le néant. Et cela fera déjà bientôt 2 ans.
    • Bonjour Alex,

      Votre histoire me touche car j'ai moi-même perdu une soeur, Frédérique, victime comme votre soeur Fabienne d'une rupture d'anévrisme à 43 ans. C'était en mars 2003. Elle avait 4 enfants, et la petite dernière 4 ans.
      Ce fut un cataclysme dans la famille et ma plus jeune soeur, atteinte d'un handicap sévère, ne s'en est jamais vraiment remise. Chacun dans la fratrie a vécu le deuil à sa manière. Une dépression pour une autre de mes soeurs. Mes parents bien qu'habitant une autre région, ont été très présents pour ces jeunes enfants et le lien n'a pas été rompu, comme cela semble être le cas dans votre famille.

      Je crois que lorsqu'on perd un frère, une soeur, le contact avec ses enfants est très précieux. Ils font vivre la personne disparue. Ils sont le lien qui nous maintient avec la soeur partie trop tôt.

      N'avez-vous aucun moyen d'établir un contact avec le père de vos neveux ? Avez-vous pris contact avec un avocat, un médiateur familial, quelqu'un qui pourrait vous aider à établir un dialogue avec le père de vos neveux ? Vous êtes la branche maternelle de ces enfants et ils ont le droit de rester en contact avec vous. Je pense que pour leur équilibre affectif, ce serait même une très bonne chose qu'ils aient l'occasion de voir leurs cousins, leur oncle et aussi leurs grand-parents. Vos parents sont sans doute extrêmement malheureux de cette situation. Les petits-enfants sont un élément de consolation très important pour faire son deuil.

      Je vous souhaite de trouver le moyen de renouer ce lien perdu, prenez conseil, ne perdez pas l'espoir, jamais.
    • Bonsoir à tous, je viens de perdre mon grand frère de 56 ans, j'en ai 50. Nous étions très proches; il vivait seul et n'avait pas d'enfant. Il me reste mon fils et ma maman.

      L'avenir me fait tellement peur maintenant qu'il est parti. Il s'est éteint subitement... Vos témoignages me font du bien mais comment imaginer la suite sans mon frère à mes côtés lui qui était de si bon conseil. J'ai un trou béant dans la poitrine.

      Je vous salue bien sincèrement.
  5. Mon frère Alain est décédé à 14 ans d'un accident de vélo, j'avais 11 mois de moins que lui. Aujourd'hui j'ai 62 ans et pense toujours autant à lui. Mon deuil a été très difficile. J'ai commencé par ma signature : il y a son prénom et le mien. Ensuite, quand j'ai eu des enfants, une de mes filles a son prénom, Aline. Aujourd'hui je pense qu'il y a des moyens pour aider les enfants alors qu'en 1971 on n'y portait pas attention. Et puis, maman en est morte de chagrin 10 ans plus tard à 49 ans laissant 6 enfants seuls tellement tristes
  6. Bonjour,
    Il y a quatre mois maintenant que j’ai perdu mon frère; il avait trente-deux ans et moi j’en ai quinze; il s’est suicidé d’une balle dans la poitrine. Mais mon frère était aussi mon parrain et il a décidé de mettre fin à ses jours car la vie était insupportable pour lui.

    Il a souffert beaucoup. Depuis ce jour-là, je m’en veux beaucoup de n’avoir pas été présente pour lui dans les mauvais moments; j’aurai pu empêcher en étant plus proche de lui; donc je me fais du mal et je me pardonnerai jamais de ne pas avoir vu sa douleur; et j’ai l’impression d’être seule dans cette situation personne ne me comprend et je souffre beaucoup.

    Mais je me dis que je mérite cette souffrance parce que lui il souffrait aussi et on n'a pas su être là.
    • Bonjour Cindy

      Mon frère s'est suicidé il y a 17 ans. Il avait 29 ans et moi 24.
      Le jour où il a fait ça, j étais là. Je ne vais pas rentrer dans les détails pour protéger certaines personnes qui pourraient tomber sur mon témoignage. Mais je veux que tu saches que tu n'es pas la seule à vivre ce cauchemar sans nom. Après 17 ans, je pense toujours à mon frère chaque jour, et chaque jour je me dis que j'aurais pu éviter ça si j'avais pris la bonne décision ce jour-là. Chaque jour, il me manque un peu plus fort. Il m'a fallu 10 ans pour accepter à peine de commencer à faire mon deuil, grâce à un thérapeute en hypnose et PNL, que j'allais voir pour un autre problème. Je sais exactement la douleur que tu ressens et l'incompréhension des gens face à ça. Deux ans après, des personnes de mon entourage pensaient que ça devait aller mieux alors qu'en moi c'était comme si à peine 2 jours étaient passés, au niveau de ma douleur. Il faut essayer de te faire aider par un professionnel. Mais je sais qu'on n'a pas envie de faire le deuil, on n'a pas envie d'aller mieux après une perte et une injustice pareille. Sache qu'après un certain temps, la douleur va diminuer. Par contre, pour moi, le manque ne fait que grandir. Mais une vie est possible, du bonheur et des rires aussi seront encore possibles. Il faut du temps et surtout chercher du soutien. Je suis restée beaucoup trop seule et, à une époque, je pensais même me suicider aussi, tellement j'avais mal. Et sincèrement maintenant encore, bien que je tienne bon. A présent, même si mon frère me manquera toute ma vie, et que plusieurs dates dans l'année sont difficiles à passer, je suis heureuse de vivre. Je te souhaite d'être courageuse, entourée. Et surtout laisse couler tes larmes afin qu'elles ne t'empoisonnent pas. Ça se calmera avec le temps. Tu es loin d'être seule à vivre ce cauchemar malheureusement.
    • Bonsoir Cindy
      je suis une maman de 54 ans et je ne peux que compatir à ta souffrance. Moi c'est mon cousin qui est parti en se suicidant. Il n'a rien fait paraître, même pas un signe. Tu sais les personnes qui passent à l'acte le veulent vraimant. Ton frère l'avait choisi de lui-même, tu n'aurais même pas pu l'aider ni l'empêcher. Ce n'est pas de ta faute, je te promets, c'était SA décision. Le temps fera son chemin, il faut commencer ton deuil et le laisser partir. Et se souvenir que des bons souvenirs que tu as passés avec lui car, tu sais, il sera toujours à jamais gravé dans ton coeur.
      Des associations sont là pour t'aider, tu devrais y songer. Je suis de tout coeur avec toi.

      J'aime beaucoup ce poème qui est tellement vrai pour moi. Avec le recul, j'ai accepté sa décision

      "L’amour ne disparaît jamais
      La mort n’est rien
      Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté.

      Je suis moi et vous êtes vous
      Ce que nous étions les uns pour les autres
      Nous le sommes toujours.

      Donnez- moi le nom que vous m’avez toujours donné
      Parlez- moi comme vous l’avez toujours fait
      Ne changez rien
      Ne prenez pas un air triste ou solennel

      Continuez à rire de ce qui nous faisait rire
      Souriez, pensez à moi, priez pour moi
      Que mon nom soit prononcé à la maison comme il a toujours été.

      La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié
      Elle est ce qu’elle a toujours été
      Le fil n’est pas coupé.

      Pourquoi serais-je hors de vos pensées simplement parce que je suis hors de votre vue ?

      Je vous attends
      Je ne suis pas loin
      Juste de l’autre côté du chemin.
      Vous voyez, tout est bien."
      Charles Péguy

      Je sais que tu souffres mais si j'y suis arrivée alors tu y arriveras. Gros bisous
    • Ma sœur jumelle s'est suicidée. C'est moi la dernière personne qui l'ai eu au téléphone. Elle a pris des cachets. Je regrette, je ne pensais pas qu'elle puisse faire ça.
    • Bonjour Cindy,

      La perte de votre frère est si récente, quatre mois, c'est très court. J'ai perdu mon petit frère il y a un an, il s'est suicidé sous mes yeux; je souffre énormément chaque jour mais depuis plusieurs mois la douleur se fait moins vive et ne m’empêche plus de vivre.

      Le sentiment de culpabilité est très présent, je n'ai pas su protéger mon frère alors que ça n'allait pas, je suis médecin, j'ai 33 ans et je n'ai pas été capable de l'aider. Personne ne mérite cette souffrance mais elle est là, le chemin est long pour qu'elle s'atténue; ne soyez pas trop dure avec vous-même, vous êtes très jeune ne portez pas un poids immense sur vos épaules. Je sais c'est "facile à dire" mais ne vous jugez pas trop durement.

      Je vous souhaite de trouver quelqu'un à qui parler de votre souffrance; rien ni personne ne vous fera oublier la douleur mais il y aura des moments où elle pourra s'apaiser. C'est très tôt encore, certains vous diront peut-être bientôt "il est temps de passer à autre chose" "ça fait déjà six mois, tu ne vas pas mieux c'est étrange", mais ils n'y comprennent rien.

      Je vous souhaite beaucoup de forces et compatis à votre peine.
    • Détrompe-toi Cindy, mon frère est décédé le 9 juillet 2020. J'ai vu la souffrance qui le rongeait, ce mal être, ses yeux éteints, le poids de cette vie qu'il ne supportait plus. J'ai essayé de l'aider pendant plusieurs années, j ai été jusqu'à le faire interner de force pour qu'il arrête d'attenter à ses jours mais en vain. Il a mis fin a ses jours...

      Quand le mal être est trop profond, personne ne peut aider une personne en souffrance, pas même les psychiatres...

      Tu ne mérites pas cette souffrance. Même en étant là, je n'ai pas pu aider mon très cher frère.
    • Non, ce n"est pas de votre faute. Sa vie lui était personnelle, personne n"aurait pu porter son fardeau à sa place.

      Moi, j'espère revoir ma soeur chérie dans une autre vie; peut-être reviendra-t-elle sous une autre forme et je sentirai à nouveau ce lien si fort, cet amour unique. Ma soeur jumelle.

      Après le remords, la peine, vient l'acceptation. C'était leur choix... Mais ça ne remet pas en doute l'amour qu'ils nous portaient, c'était juste leur vie avec des bases sapées.

      Courage
    • Bonjour Cindy

      Oh là là, c’est tellement triste. Et je comprends. Ce n’est jamais facile. Sois forte.
  7. Bonjour,

    Je ne sais même pas comment trouver les mots... je dors peu, je viens de trouver votre site.
    Mon petit frère de trente ans s'est suicidé le 26 avril 2020 devant moi en Visio, j'ai hurlé de toute mon âme et je hurle encore. J'ai l'impression que mon cœur va exploser !

    J'ai peur, ça tourne en boucle, je suis fatiguée, mon cerveau ne s’arrête plus et mon corps est fatigué. Je suis vivante sans l’être.

    Marie.
    • C'est terrible. Je suis désolée pour votre perte. Voir cela en visio est un réel traumatisme.

      Je vous conseille de vite voir un psy car ce genre de trauma, vous ne pourrez pas vous en sortir seule. Ça va retomber sur votre santé tôt ou tard.

      Je vous souhaite un grand courage et beaucoup de patience. Que Dieu vous guide vers le bon chemin et soulage votre peine.

      Amicalement.
  8. J'ai perdu mon frère de vingt ans, tragiquement. Percuté par une voiture sur le trottoir, ma mère était avec lui, elle a survécu mais elle est dans un fauteuil roulant. Elle a passé un mois dans le coma avant de savoir que mon frère était décédé. J'ai dû m'occuper de tout, j'avais vingt-trois ans, j'étais enceinte de sept mois. C'était le 11 octobre 2019.

    Je ne m'en remets pas, j'ai intériorisé tout ça pour faire face, car on avait besoin de moi, mon père était sous le choc. J'ai dû tout faire, tout choisir. J'ai regretté certains choix. On m'a oubliée. On ne comprend pas ma souffrance je crois, du moins mes parents ne la mesure pas car ils souffrent eux-mêmes beaucoup. Mon conjoint essaie de me faire remonter la pente mais plus les jours passent, plus je sombre.

    Mon frère était toute ma vie, son rire était mon oxygène. On a passé notre vie à rire. Mon rire est parti avec lui pour toujours. Je lui en veux de ne pas avoir survécu, alors qu'il n'y est pour rien. Je lui en veux de m'avoir abandonnée dans un monde aussi pourri que celui-ci. "Anaïs, j'ai vingt ans, je suis grand !" Adrien, je t'aime tellement. Pourquoi le destin a-t-il été fait ainsi ? Je crois en Dieu, il doit y avoir une explication mais je ne la vois pas...

    Je survis pour son neveu, mon petit bout. Ma bouée de sauvetage. Mais parfois c'est dur, malgré l'amour que je porte à mon bébé, je ne vois pas le bout du tunnel, je ne veux pas faire mon deuil, faire mon deuil c'est accepter qu'il soit parti et je ne l'accepte pas. Je le vois encore chez moi, tous les jours, je l'imagine là où il se tenait, là où on riait. Mon bébé ne connaîtra jamais l'homme merveilleux qu'il était devenu. Il était bienveillant, gentil, souriant, mauvais perdant et mauvais gagnant ! Qu'est-ce qu'on a ri ensemble ! Nos balades éternelles ont finalement trouvé leurs fins.

    J'espère te rejoindre, te revoir, je t'aime mon frère. Je ne t'oublie pas. Tu es là dans ma chair, dans mon sang, dans mon cœur et dans ma tête. Quand je regarde mes mains, je vois les tiennes. Mon frère, mon meilleur ami, le véritable amour d'une vie.
    • Bonsoir,

      Je suis vraiment désolée pour votre perte. J'ai perdu ma soeur il y'a un mois et demi d'un cancer du cerveau. Six ans de combats mais depuis quatre mois c'était grave : grade 4; le terminator, on l'appelle ainsi. Une dégradation au fur et à mesure. C'était tellement dur. Je gardais espoir jusqu'à la fin, je n'arrivais pas à m'imaginer sa perte.

      Ma soeur si tendre, qui a tellement fait pour moi. Je l'aime. J'ai tellement souffert. C'était insupportable de la voir ainsi. Ma chérie, toujours impeccable et belle, allongée sur ce lit, ne pouvant faire aucun mouvement. Le dernier mois était terrible : elle sentait la fin proche et le confinement a fait que les visites soient interdites, une petite exception de deux heures alors que depuis deux mois nous dormions avec elle chaque nuit sans jamais la laisser seule. La savoir seule au milieu de la nuit avec ses angoisses sur la mort et son état qui se dégrade, ne pouvant même pas utiliser son téléphone seule était pire que tout.

      Tout ça juste pour vous dire, Anaïs, que je ressens votre douleur. Perdre un frère ou une soeur, c'est perdre une partie de son coeur, on avance avec un mal au coeur permanent, une crise de larmes qui peut avoir lieu à n'importe quel moment, il suffit d'un détail, d'un souvenir... Vous devez me comprendre, là.

      Moi aussi je suis très croyante, nous sommes musulmans et notre religion nous éclaire sur la vie après la mort et surtout sur le fait que Dieu guide nos vies, décide de l'heure où on part pour des raisons que seulement lui connaît. Il nous teste et nous envoie des épreuves. Cette croyance nous apaise et nous éclaire surtout pendant les moments durs de la vie. Seul le manque nous peine, et nous attriste.

      Je te souhaite beaucoup de bonheurs avec ton petit bout de chou. Et que Dieu apaise ton coeur et te permette d'avancer.

      Il faut parler avec ta famille et exprimer ta douleur à toi aussi. Tu as le droit d'avoir des moments de faiblesse, c'est humain.

      Bien amicalement
  9. Bonjour à tous,

    Mon frère est sur le point de mourir d'un cancer terminal du pancréas. Il souffre beaucoup, n'est plus conscient de ces maux. Je ne peux plus supporter de le voir souffrir.

    Il a 49 ans, il vient de se marier et d'avoir un enfant; tout s'est passé si vite, six mois.

    Je risque quoi si j abrège cette souffrance ? C'est insupportable, il est l'ombre de lui-même.
    • Bonjour,

      Je vous conseille de laisser les choses se faire, ce n'est pas à vous de décider de l'heure de la mort de votre frère. Seul Dieu décide du moment où nous arrivons à la vie et de l'heure à la quelle nous quittons cette terre.

      Abréger ses souffrance est un crime. Tout a une raison de se produire dans cette vie, rien ne se passe par hasard.

      Je vous souhaite un grand courage et beaucoup de patience les derniers moments d'un être cher sont très durs, étant passé par là.

      Faut juste être présent à ses côtés. Bon courage
  10. J'ai 33 ans cette année. Ça fait 22 ans que j'ai perdu l'unique frère que j'avais. Il avait 8 ans et moi 11. Handicapé de naissance il n'a ni marché, ni parlé jusqu'à sa mort. Petite, des fois je me mettais en colère contre lui car j'avais envie d'aller jouer avec mes amies mais à la place il fallait que je reste avec lui pour le garder.

    Je pense beaucoup à lui dernièrement. Il aurait eu 30 ans cette année, quel homme! Je voudrais avoir une chance de lui parler et lui dire que je l'aime de tout mon coeur et que je suis désolée de m'être fâchée dans le temps car il est mon frère et il est plus important que les amies et les jeux. Je veux juste savoir si là où il se trouve il marche, il parle et on le traite bien?

    Je t'aime Sylvain !
  11. Bonjour

    J'ai un de mes frères qui est décédé du cancer des poumons hier (6 avril 2020). Avec tout ce qui se passe dans le monde présentement, je ne peux être avec ma famille et trouve cela vraiment difficile. Je pleure sans arrêt et j'ai beaucoup de difficultés à me concentrer sur mon travail aujourd'hui. Au fils des ans, j'ai perdu mes parents, deux de mes frères et une de mes soeurs. J'ai beaucoup de mal à surmonter ces pertes à chaque fois.

    J'ai trouvé ce site et j'ai pensé que cela ne pourrait pas nuire de partager ma peine.

    Merci de me lire.
    • Bonjour, comme vous je tombe par hasard sur ce site et découvre votre témoignage très triste. Mes condoléances pour votre perte recente, et pour les précédentes aussi, ça doit être terrible.

      J’ai perdu mon grand frère le 3 avril de cette année. Ses obsèques auront lieu demain, j’ai une boule au ventre en y pensant, j’ai l’impression que ce n’est pas réel compte tenu du contexte particulier du confinement... Je crois que ça va être une épreuve dont je ne mesure pas encore l’impact que cela aura dans nos vies ensuite. Je reste sidérée...

      Merci du partage et courage à vous
    • Bonjour,

      J'ai perdu ma grande soeur le 6 avril d'un cancer du cerveau.
      C'est tellement dur, elle me manque.
      C'est ma grande soeur, c'est une deuxième maman, elle est irremplaçable.
      Je vous comprends, c'est dur, dur.
      • Bonjour,

        Moi cela fait un an et demi que mon frère s'est envolé à tout juste quarante ans d'un cancer du cerveau. La douleur est immense... et le vide cruel...

        Il faut avancer petit à petit. La phrase : "A chaque jour suffit sa peine" prend tout son sens.

        Bon courage à vous, je suis de tout cœur avec vous.
        • Bonjour Isabelle,

          Je suis désolé pour la perte de votre frère.
          Ma sœur venait juste d'avoir 39 ans. C'est dur et c'est un immense vide. Elle a laissé deux petits enfants, elle était très aimée de tout le monde. Elle nous manque vraiment, ce cancer est très, très agressif : en quatre mois la dégradation était fulgurante.

          Parfois je ne réalise pas encore.
          Bon courage à vous et votre famille. J'espère que vous trouverez la force d'avancer.
    • Bonjour,

      Tout d’abord mes condoléances pour votre frère... Je me rends compte à quel point cela peut être difficile car je viens de perdre ma petite sœur de 37 ans le 22/04/20, après une semaine en réanimation et d’espoir de la voir s’en sortir... Malheureusement elle n’a pas survécu.

      En pleine épidémie de Covid, il ne m’a pas été possible d’aller lui dire adieu de son vivant, seuls mes parents ont été autorisés à s’y rendre. Je suis allé hier à la chambre funéraire lui rendre une ultime visite, cette douloureuse étape m’a néanmoins fait du bien... Mais les coups de cafard sont encore nombreux, tout comme vous. Seul le temps aidera à panser ces blessures profondes, la vie continue malgré tout et il faudra apprendre à vivre avec cette douleur...

      Prenez soin de vous
      • Bonsoir Jean-Philippe,

        Que de peines, de douleurs s'expriment sur ce site que j'ai découvert par hasard. Nous avons tous un point commun : celui d'avoir perdu un frère ou une soeur. Récemment ou il y a plus longtemps. Ma soeur Frédérique est décédée en mars 2003, d'une rupture d'anévrisme à 43 ans, laissant 4 enfants dont la plus jeune de 4 ans.

        Je voudrais juste vous adresser mes pensées sincères et vous dire à quel point j'ai pensé aux personnes comme vous, privées de la possibilité de dire adieu à leur proche, et parfois même n'ayant pu assister à des funérailles où les uns et les autres se soutiennent dans la peine. C'est une très rude épreuve que vous avez traversée, ainsi que votre famille.

        Vous avez raison, la douleur fait partie intégrante de notre condition et nous n'y pouvons pas grand-chose, mais la vie doit rester la plus forte.
  12. Hello, j'ai 16 ans et j'ai perdu mon frère il y a trois ans à cause d'un lymphôme. Depuis, les soucis s'accumulent et si le fait que je mette du temps à réaliser les choses m'aide à garder le sourire, j'ai parfois des rechutes (de plus en plus souvent d'ailleurs) comme ce soir.

    Je n'ai jamais eu de mal à en parler, ce n'est pas tabou chez moi et c'est limite si je l'annonce brusquement aux gens que je viens de rencontrer (les pauvres). En fait, j'en parle beaucoup, je m'exprime beaucoup dessus, notamment dans ce que j'écris. Mais bon, quelques fois ça fait plus de mal d'en parler que d'habitude et mes amis ont remarqué que j'avais tendance à lâcher des rires nerveux et faire des blagues (plus que douteuses) dessus.

    Il y a quelques jours, j'ai craqué dans l'infirmerie de mon lycée et ai raconté tout ce qui s'accumulait à l'infirmière qui m'a alors demandé si j'avais fait mon deuil. Le fait est que je ne sais pas. Vu le nombre de rechutes que j'ai en ce moment, il n'est pas fait, et elle m'a conseillé d'aller voir un psy. Je ne sais pas vraiment si ça peut m'aider, mais je compte essayer, et aujourd'hui, au fur et à mesure que le temps passe, je me rends compte que je réalise de plus en plus.

    Ça affecte mon comportement apparemment et certaines personnes ont du mal avec ça; alors qu'en vérité, à moi, ça me fait du bien. En fait oui, toutes ces rechutes me font du bien, et comme la plupart du temps je ne reçois pas d'aide pendant (ce n'est pas que les autres ne m'en donnent pas, mais j'en veux pas forcément...) je suis relativement tranquille et ça peut durer autant de temps que possible.

    J'ai toujours eu un rapport complexe à tout ça, et même maintenant je sais pas pourquoi j'écris ce commentaire. J'aimerais dire une chose : ces rechutes me font un bien fou. Je craque, j'évacue tout et je peux me reprendre en main, jusqu'à la prochaine. J'ai des amis qui n'aiment pas vraiment tout ça, qui me prennent en pitié et qui me disent que je devrais faire quelque chose pour stopper ça, et d'autres qui me connaissent depuis plus longtemps et qui sont habitués, qui me laissent tranquille mais sont là si je demande de l'aide.

    Je ne sais vraiment pas ce que ce commentaire va apporter, il n'a d'ailleurs aucun sens mais voilà, je suis en pleine rechute et j'avais envie d'en parler un peu, d'offrir mon témoignage (bizarre) en espérant que ça puisse aider (?) quelqu'un.

    Aimez la vie, et vivez-la à votre façon, c'est comme ça que les gens seront fiers de vous.
    • Écoute-moi, jeune fille, je ne peux pas vraiment ressentir ce que cela génère en toi de perdre un frère étant donné mon statut de fils unique. Mais comment a-t-il pu avoir si jeune des problèmes d'immunité ? Cela paraît improbable ? Un lymphome ? Un cancer du tissu immunitaire ?

      Ce texte que tu as publié m'afflige encore un peu plus, comment le destin est parfois cruel. Ce sont des choses qui bouleversent une vie à tout jamais, difficile de repartir du bon pied après un tel drame. Tout ce que je peux te dire, c'est courage, garde la tête sur les épaules, pense à lui de temps en temps et dis-toi qu'il se bat encore pour toi.
  13. Bonjour,

    Je vis la même chose que vous. J'ai perdu mon petit frère le 12 septembre, il approchait les six ans. Tout est allé si vite, il était en pleine santé et un jour, tout s'est effondré, il a chopé cette foutue maladie, la méningite.

    La maladie l'a très vite emporté, trop vite même. Il devait fêter ses six ans le 17 février. C'est si dur depuis, tout me manque chez lui, surtout sa présence. Le pire est de se dire qu'il ne reviendra pas, c'est inimaginable pour moi.

    J'étais hyper complice avec lui, on rigolait beaucoup ensemble, c'était le roi de la bêtise mais ça me faisait tellement rire. Tout petit mais tellement fort déjà.

    Chaque jour est désormais un combat à mener, c'était une merveille mais la mort n'arrête pas l'amour.

    Imran, je t'aime de la lune aux étoiles, cette petite phrase que tu me disais sans cesse quand j'était triste.

    Tu me manques !!!
  14. Salut,
    J'ai perdu ma mère le 19/11/2019 , et ma sœur le 24/12/2019 après une longue maladie ,et je crois que ma vie ne sera plus la même.
    • J'ai perdu ma sœur le 2 novembre. Je pensais pas la perdre.
    • Comme je vous comprends. J'ai perdu mes parents en 2016 et 2017 et le 2 janvier 2020 mon jumeau de 48 ans est décédé d'un arrêt cardiaque. Mon monde s'est écroulé plus rien ne sera comme avant.
    • J'ai moi aussi perdu ma mère en septembre 2019.
      Et ma soeur, il y a un mois, d'une embolie pulmonaire massive. Elle avait 49 ans, laissant derrière elle deux orphelines sans père.
      J'ai mal, j'ai l'impression de me noyer, cette douleur est horrible.
  15. Bonsoir,
    J'ai perdu le 09 avril 2019 mon père qui habitait au Togo (Afrique de l'Ouest). Résidant en Suisse, et compte-tenu de la santé délicate de ma première fille, je n'ai pas eu malheureusement la possibilité d'aller le voir régulièrement avant son décès. Après son décès, je m'en suis beaucoup voulu pour cela. Hélas, quelques mois plus tard, le deuil nous a encore frappés. J'ai perdu mon second grand frère le 07 décembre 2019 qui réside au Togo, suite à une courte maladie. Je m'en veux sur la gestion de sa maladie, et aussi beaucoup sur le manque de professionnalisme du milieu hospitalier. J'essaie au travers de mon travail d'oublier mais son souvenir me revient sans cesse. Je ne sais pas quoi faire. Une de mes filles dans la prière rituelle que l'on fait avant de les mettre au lit a demandé " à Dieu de faire en sorte que mon frère défunt soit bien accueilli et que moi je ne sois plus triste". J'ai l'impression de prendre ma famille en otage dans ma souffrance. En outre, j'ai aussi peur des remarques des autres si je traîne longtemps ce "spleen", et donc j'essaie de réprimer cette douleur et de garder cette souffrance inexplicable en moi. Est-ce la solution ? Je pense que non!
    D'autre part, j'ai archivé les échanges que l'on a eu sur Whatsapp mais des fois je sens le besoin pressant de réécouter sa voix. Je sais que ce n'est pas une bonne idée mais que faire...
    Au travers des différents témoignages, je sais que le chemin du deuil sera long et j'espère un jour que chaque personne endeuillée pourra retrouver cette paix intérieure. Puissent ces âmes reposer en paix.
  16. Bonsoir

    J’ai 12 ans. Je sais qu’en lisant ça, vous vous direz certainement « Que fait-elle? » ou « Elle n’a pas sa place ici », mais j’aimerais témoigner aussi. Je me suis un peu reconnue dans vos tristes histoires. Moi aussi j’ai perdu mon petit frère quand j’avais cinq ans (il en avait trois). Il était mon meilleur ami, on faisait les mêmes choses, il m’imitait! Et il est décédé... Au début, je ne réalisais pas, je ne comprenais pas ce qui se passait. Ma mère me demandait comment je voyais ça et je lui disais que j’en étais contente, que cela m’arrangerait. Or, peu à peu, j’ai compris, j’ai compris à quel point mon ami allait me manquer. Par exemple, je suis là, sept ans après sa mort, à écrire sur lui en pensant que ça allégera mes peines. J’écoute en ce moment une chanson que nous faisaient écouter nos parents, avant son départ. Canon in D major.

    Avez-vous des conseils? Je pense beaucoup à lui ces derniers temps...

    Je veux juste revoir mon Ethan...
    • Bonjour Julanne,

      Oh non tu as autant ta place que quiconque ici,
      Je sais pas si je peux te donner des "conseils", mais si tu ressens le besoin de parler de ta peine, du manque, parles-en à tes proches : parents, famille, amis, quelqu'un qui saura t'écouter, parler de lui pour être sûr que tu ne l'oublieras jamais. Et que tu vis, pour toi, mais aussi un petit peu pour lui.

      Un grand frère de 30 ans qui a perdu récemment son petit frère de 22 ans

      Beaucoup de courage à toi
      • Alexandre, tu as raison. Il faut continuer à vivre, pour nos frères et sœurs. Faire les choses qu’ils ne pourront pas faire et avoir toujours une pensée pour eux.

        Ma sœur est décédée il y a 6 semaines. Elle avait 25 ans, nous avons 13 mois d’écart. Ton message m’a frappé Alexandre, car ton frère avait la vingtaine, et parmi ces messages que je fais défiler à défaut de pouvoir dormir, le tien me touche. On y sent de l’espoir
        • Merci Laura,
          c'est très dur tous les jours, il faut souvent accepter de ne pas avoir pu "en faire beaucoup aujourd'hui". Courage à vous, prenez soin de vous
  17. Je viens de perdre maman le 13.12.2019 et, le jour de son enterrement, mon frère aîné. C'est un cauchemar. En 10 jours, deux pertes immenses. Pour mon frère, 8 mois de souffrance.
    J'en veux au milieu médical, à Dieu... Je ne crois plus en rien, je suis très en colère, et je n'arrête pas de pleurer.
    • Bonsoir Madame,
      Je comprends votre colère. Ce sont des épreuves horribles que vous passez mais vous n'êtes pas seule. Moi aussi je viens de perdre mon frère adoré le 24 décembre 2019. J'ai la colère, le vide... C'est très dur. Parlez-moi si vous le voulez, je serai très heureuse. Cordialement
      • Je vous comprends, moi aussi j ai perdu ma sœur le 24 /12/2019
      • Bonsoir
        J'ai perdu mon frère le vendredi 2 janvier 2020, il avait 35 ans. Je ne sais pas si un jour je retrouverais le goût de la vie. C'est très très compliqué pour moi
      • Bonjour, je vois que vous aussi avez perdu un frère. Moi, cela fait trois ans. Je dirais que c'est une dure épreuve.

        Ce deuil m'a transformée. J'apprécie les bons moments, la moindre satisfaction, je l'apprécie à fond car cette souffrance est tellement énorme.
  18. Bonjour à tous,
    Je peux comprendre votre douleur; j'ai perdu mon frère aussi. Il s'est suicidé; il avait 31 ans et il me manque beaucoup.
    • Bonsoir,
      Mon frère s’est suicidé il y a huit mois.
      Nous étions en désaccord depuis deux mois avant que ça arrive.
      Je n’arrive pas à m’en remettre, je suis tellement malheureuse.
    • C'est très difficile.
      J' ai perdu mon petit frère de 26 ans le 4 janvier 2017.
      En 4 jours, et personne ne s'était rendu compte qu'il était malade, même pas lui.
      Une douleur que je porte tous les jours mais que je dois taire pour ma mère qui sombrait dans la dépression.
      Je m'en veux de ne pas avoir compris qu'il était malade. Nous étions tellement proches.
      Je l'aime tellement et il me manque tellement
    • Bonsoir à tous,
      C'est suite à la douleur de la perte de mon grand frère à 49 ans en 2018 que je suis entrée à ce forum. Ce mal, cette douleur si forte... je vous souhaite à vous tous beaucoup de courage et je vous exhorte à accepter la situation avec courage car c'est ce qu'il faut essayer de faire.
    • Bonjour à vous tous,
      je partage votre douleur je ne sais pas s'il y a des mots assez forts pour décrire nos souffrances. J'ai perdu mon petit frère de 22 ans en janvier, il s'est suicidé. Un sentiment ravageur de culpabilité me hante depuis : ne pas avoir pu empêcher ça, l'aider correctement et le protéger au moment où il en avait le plus besoin. Une cicatrice qui restera à vie. On se rend compte de l'importance que la personne avait pour nous lorsqu'elle n'est plus là. Accepter simplement qu'on ne la reverra plus jamais dans cette vie est déjà un chemin long à parcourir.
      Beaucoup de courage à vous tous, pour retrouver des instants de paix au milieu de ce chaos.
      • J'ai perdu mon frère le 12 septembre 2019 aussi, je le vis pas bien.
        Je ne suis plus la même, quitte à tout laisser choir...

        C'est tout à fait ça, vos mots ce que je ressens.

        Vous lire me fend le coeur.
  19. Bonjour,

    Mon grand frère de 45 ans n'est pas en bonne santé et je n'y crois plus : il se bat depuis un an et demi contre deux cancers et depuis trois jours son état se dégrade à très grande vitesse.

    J'ai tellement de mal à me dire que je ne le verrai plus ! Comment être fort pour sa femme, ses enfants, mes parents alors que je pleure toute les larmes de mon cœur...

    Je me sens si faible pour surmonter tout ça !
    • Bonjour Pierre,

      Je comprends parfaitement ce que vous ressentez: être dans l’incapacité d’aider ou de soulager votre propre frère.

      Je viens de vivre l’épreuve la plus douloureuse de ma vie. Je viens de perdre mon frère à l’age de 47 ans suite à un glioblastome. Cette fichue maladie nous arrache ce qu’on aime le plus.

      Je ne sais même pas comment je vais surmonter ça et surtout que je me sens coupable de n’avoir rien fait pour le sauver. Si je peux vous donner un conseil : profitez bien des moments qui vous reste ensemble car pour mon frère les choses se sont aggravées à la vitesse de l'éclair.

      Que son âme repose en paix et que Dieu l'accueille dans son vaste paradis. J'espère que votre frère vivra plus pour profiter des siens.
  20. Je lis vos témoignages assise là devant mon petit frère qui m'a quittée le 28 octobre suite à un cancer du pancréas à l'âge de 45 ans.

    Je ne sais même pas comment je vais pouvoir surmonter sa perte. Il me manque déjà terriblement. Je culpabilise de ce qui lui est arrivé, partir si jeune et si vite. Je n'ai pas su le protéger. Trop dur.

    Je vous souhaite à tous beaucoup de courage.
    • Bonsoir,

      Je viens de lire votre message et je compatis tellement, je suis comme vous, mon frère est décédé mercredi 30 octobre, et les obsèques auront lieu jeudi 7 novembre, il s'est battu pendant 11 mois contre une leucémie de la moelle osseuse, on y a tellement cru, mais la maladie a été plus forte que les traitements.

      On y a tellement cru, il avait 50 ans tout juste. Je vais le voir au funérarium tous les jours et je n'accepte pas; je ne sais pas comment je vais pouvoir gérer ça, j'étais si proche. Nous avons deja perdu notre papa il y a 5 mois.

      Je suis donc là si vous avez besoin d'échanger, se soutenir c'est important, se rappeler les bons souvenirs.

      Je souhaite plein de courage à tous ceux qui vivent un deuil. Nous les retrouverons un jour, ils sont en paix désormais
      • Bonsoir,

        En lisant votre message, je repense à mon histoire... J'ai emmené ma soeur au CHU de Caen le matin du 30 octobre 2018 pour qu'on lui débouche l'artère iliaque. Elle aurait dû sortir le 31 octobre 2018, mais elle y est restée... On m'a appelée dans la nuit pour me prévenir de son décès.

        Depuis un an, je ne vis plus. Je suis moi-même malade depuis 2004 et je suis inconsolable de ne plus voir Françoise.

        Je suis dévastée.
    • Je vis une épreuve aussi. J'ai perdu ma sœur le 2 novembre.
      Je culpabilise parce que je ne l'avais pas revue depuis longtemps et elle allait mal.
      J'aurai du mal à m'en remettre.
      • J'ai perdu mon frère le 8 novembre 2019, une partie de moi est partie avec lui. J'ai 45 ans et il aurait dû avoir 43 ans le 27 décembre, nous étions très liés et il était comme mon double, je lui ai parlé une heure avant son décès, et notre maman l'a trouvé une heure plus tard, il a fait une rupture d'anévrisme et une crise cardiaque.

        C'était foudroyant, nous n'aurions rien pu faire, nous ont dit le SAMU et les pompiers. Comme il y a eu autopsie, son corps nous a été rendu le 13 novembre, le jour de mon anniversaire. Depuis je fais tout pour sourire pour mon mari et mes enfants, ses trois loulous et maman et mon autre frère, mais c'est difficile. Peut-on un jour s'en remettre ou du moins estomper cette douleur ?
  21. Moi, jai perdu mon frère le 14 juin à 20h33. Il avait 36 ans. Un décès si brutal. Nous avons rien vu venir. Il a été hospitalisé le mardi 11 juin à 6h00. Suite à un petit malaise. Le soir même, mes parents m'appellent pour me dire que son pronostic vital était engagé. Mais je ne sais pas vraiment pourquoi.

    Le mercredi, il a été transféré au CHU de Nantes en soin intensif. Et à partir de là, nous ne l'avons jamais revu éveillé. Nous sommes allés le voir tous les jours jusqu'à son dernier souffle.

    Une hépatite a abîmé son foie et ensuite ses reins. Les médecins n'ont pas réussi à le sauver. Je leur en veux terriblement, il n'avait que 36 ans et toute la vie devant lui.

    Je n'ai pas pu lui parler avant qu'il parte. Et depuis je fais comme si tout allait bien. Mais il me manque terriblement. Et voir mes parents dans cette terrible douleur, me fait beaucoup de mal. Ils viennent d'être en retraite. Ils n'en profiteront pas ou pas comme ils auraient voulu.

    Guillaume, je t'aime beaucoup même si je ne te l'ai pas assez dit. Pourquoi tu es parti ?
    • Bonjour,

      Je suis de tout coeur avec tous et je compatis... J'ai perdu mon petit frère en avril 2018 et j'ai la sensation que je ne m'en remettrai jamais.

      En fait, on a perdu nos parents jeunes et il ne s'était jamais remis de la mort de notre mère; la seule chose qui pourrait me consoler, c'est de me dire qu'il est avec elle! Mais voilà, personne ne le sait...

      J'ai un grand vide et je me dis que seul le temps fera son job...
      Courage à vous tous.
      • Le mien est parti neuf mois après, soit en décembre 2018. Il m'a téléphoné trois jours plutôt pour me demander quand on pouvait se voir.

        Le jour où on devait se voir, on m'annonce sa mort, j'étais désemparée en apprenant cette nouvelle.

        A ce jour, je ne m'en remets toujours pas. Pas seulement de son décès mais aussi pour le fait qu'il soit parti sans que je ne puisse lui dire au revoir.
        • Je suis désolée pour toi et ton frère
        • Mon jeune frère nous a quittés brutalement le 1er septembre à l'âge de 55 ans après une rupture d'anévrisme et 11 jours de coma dont il ne s'est jamais réveillé. Ne pas avoir pu lui dire au revoir est difficile à accepter. Le pire c'est que la dernière fois que je l'avais vu était à l'enterrement de notre père!

          On pense naturellement que notre fratrie fera partie de notre paysage futur tout comme ils font partie de notre passé. Souvent à cause de la vie qui ne nous permet pas de se voir fréquemment, nous les prenons pour un dû en nous disant qu'on a le temps et que ce sont nos parents qui partiront les premiers.

          Mes priorités ont totalement changé maintenant. Basta le boulot, les entreprises qui n'ont cure de notre bien-être, les clients pressés, les râleurs permanents, les gouvernements et leur vol manifeste. Tout ceci est futile et sans importance. Profiter des siens, leur exprimer notre affection et être présents pour eux, l'Amour de nos proches, c'est ça qui compte! Reste en paix mon petit frère adoré!
    • J'ai perdu ma petite soeur alors qu'elle venait d'avoir 2 ans. Je m'occupais constamment d'elle et mes parents se sont séparé alors que j'avais 6 ans. À cet instant là, j'étais chez mon père et ma petite soeur chez ma mère. On n' a rien vu venir nous aussi. Elle est morte dans son sommeil à cause d'une pneumonie sévère. Mon père avait vu des signes de maladie peu avant qu'elle meurt et lui avait dit d'aller à l'hôpital mais ma mère pensait que c'était juste un rhume et que ce n'était qu'une mauvaise passe. Depuis ce jour, ma soeur jumelle ne s'ouvre plus autant à ma mère et elles sont toujours en conflit, elles ne s'entendent plus ensemble et j'ai l'impression que ma mère pense que c'est juste Kaysha qui est terriblement peinée après la mort de ma soeur. De mon côté, j'étais pas là pour lui dire un dernier "je t'aime et ça me démange tellement mais j'ai l'impression de ne pas être comprise même après 6 ans...
    • Toutes mes condoléances et bon courage.
  22. Bonjour à vous tous,

    J'ai perdu ma petite soeur, mon poussin, il y a quatre mois. Son coeur l'a lâchée, et les médecins qui la soignaient n'ont RIEN vu venir ! Je leur en veux pour leur incapacité. Je leur en veux car je suis sûre qu'on aurait pu l'empêcher de partir.

    Ma petite chérie, elle s'est endormie le soir et ne s'est pas réveillée le lendemain. C'est infernal, je tourne ça en boucle dans ma tête toute la journée, la nuit ! Je n'arrive plus à vivre normalement, je n'avance plus, j'ai mal, elle avait 63 ans, venait de prendre sa retraite; et voilà elle n'a pu profiter de rien ! Ni de sa liberté, ni de sa famille, ni de ses amis. Je trouve ça tellement injuste !

    Comment réussir à faire le deuil ?
    Merci d'avoir créé cet espace pour nous permettre de nous exprimer.
    • Moi aussi ma petite soeur est morte à l'âge de 2 ans mais je dirais que je m'en suis sortie avec le temps. Malgré que j'ai fait énormément d'erreurs, je dois les assumer et les accepter telles qu'elles sont car même si j'en ai fait beaucoup à son égard, même si je me referme sur moi-même, cela ne la fera pas revenir. Avec le temps, je me suis forgée une nouvelle vie malgré le trou béant qu'elle a laissé dans nos coeurs. On a essayé d'avancer, moi et ma famille pour surmonter cette épreuve même si cela était difficile, on y est parvenus. Mais même si on s'y est habitué, elle restera toujours présente. Je vous dirais qu'il faut accepter la réalité telle qu'elle est, essayer de nouvelles choses sans ta soeur. Je sais que continuer la routine que vous et votre soeur aviez mise au point est parfois très difficile. C'est pour cela qu'il faut en créer une pour vous seule. Après il faut essayer d'avancer, avec le temps, vous y parviendrez.
  23. bonjour à tous
    Je m'appelle Marie et ma grande sœur est malheureusement morte ça fait 1 an. Je pleure toujours, je cauchemarde toujours, mais je reste forte. J'ai peur oui mais je garde le sourire malgré tout.
    Je vais vous dire ce qui m'est arrivé. Le 23 février 2018 vers 12:00 ma sœur est décédée j'avais 10 ans. Je m'en suis voulue d’être comme j'étais et d’être qui je suis vraiment. J'ai essayé de rester forte, de ne pas pleurer pour mes parents et mon grand frère. Certes ma sœur était malade mais j'ai ressenti une immense douleur. Maintenant j'ai 12 ans et je souffre encore car j'ai l'impression que c'était hier. Je peux pleurer, prier mais elle ne reviendra jamais même si ça m'attriste énormément.
    Je voulais juste parler à des gens qui peut-être essayeront de m'aider ou autre. Je vous remercie de lire ce message et au revoir.
    • Moi j'ai perdu mon frere y'a pas longtemps qui avait juste un an de moins que moi.
      Je suis très malheureuse mais je tiens le coup pour lui. C'est vraiment pas facile car Il me manque tellement: nos moments de fous rires et tous me manque. C'est tellement injuste la vie.

      Je fais des cauchemars aussi. Je suis pas bien mais je pense beaucoup à lui et je me dis qu'il aimerait que je sois forte et surtout que je garde la tête haute malgré cela.

      Courage à toi, car je te comprends.
    • Bonjour,

      Tu sais, ce n'est pas une question d'âge; bien sûr à ton âge, Marie, c'est beaucoup plus difficile...

      Mais moi je viens de perdre la soeur qui avait 52 ans et moi deux de plus; c'est tout aussi cruel dans le coeur, tu as raison, prie Marie car elle ne reviendra jamais comme tu dis dans ta vie sur terre mais au ciel elle entend tes prières et c'est encore un moyen d'être unie à elle.

      Puis un jour, tu auras des signes que toi seule analysera et tu verras que ta soeur t'a quitté humainement mais qu'elle est toujours là. Tu pensera à moi quand ça viendra !!!

      Courage, Marie; moi, j'ai déjà eu des signes, c'est pour ça que je te raconte ça.
    • Bonjour Marie,
      je compatis à ta souffrance. Moi j'ai perdu mon petit frère de 22 ans au début de l'année, c'est une souffrance inimaginable pour ceux qui ne l'ont jamais vécue.
      Tu es très jeune et il faut beaucoup beaucoup d'énergie pour continuer à vivre et à apprendre à vivre avec cette blessure.
      Si tu en ressens le besoin n'hésites pas à trouver des personnes à qui parler. Tu es au collège cela peut être un professeur. Et puis ils pourront t'orienter vers un psychologue, pouvoir simplement parler à quelqu'un de ta douleur et aussi du sentiment de culpabilité qui survient lorsqu'un tel drame arrive. Pleurer, prier, oui, tout ce qui peut t'aider à faire sortir des émotions.
      Je te souhaite beaucoup de courage, à toi et ta famille, je prie pour mon frère et pour tous ceux qui comme lui sont partis trop tôt et pour leurs proches à qui ils manquent tant
  24. Bonjour,

    Je n’ai jamais écrit quoi que ce soit à ce sujet, mais en lisant quelques témoignages,je me dis pourquoi pas...
    J’ai 37 ans et deux magnifiques garçons de 2 et 6 ans. Je pense qu’ils sont la force dont j’avais besoin.


    A 18 ans , j’ai perdu mon grand frère d’un accident de la route. Il avait 23 ans. Je me suis effondré
    A 23 ans, j’ai perdu ma mère d’un cancer. Elle avait 48 ans. Je me suis agenouillé.

    A 33 ans , j’ai perdu mon père de maladie. Il avait 59 ans. Je suis resté debout.

    Je suis passé par toutes les étapes. Les hauts , les bas, les cauchemars , le réveil qui te laisse imaginer que ta mère est toujours là. Mais non.
    J’ai dû grandir avec ça. On vit, on doit vivre pour les autres. Ne pas lâcher prise
    J’ai tellement intériorisé que ça m’a forgé

    Je ne suis pas le seul. D'autres vivent bien pire.
    J’ai deux bras , deux jambes..... suffisant pour avancer.
    • j'ai perdu mon fils dans un accident de vélo il y a 3 ans et demi (il avait 7ans 1/2)
      Sa petite sœur avait 3 ans 1/2, aujourd'hui elle lui survit et va devenir plus vieille que son grand frère. Je sens que cela la travaille et quelquefois j'ai peur pour sa construction.
      Rester debout est mon credo... Bravo à toutes les personnes qui savent réunir toute leur force d'amour pour ceux qui restent et ont le droit de s’épanouir malgré ces drames qui nous touchent.
    • Bravo mon gars.
      Je viens de perdre mon frère et franchement il y a pas de mot pour ce que tu viens d'écrire ! C'est ce que mon frangin voudrait que je sois.
    • Nicole le 24 septembre 2019
      j'ai 63 ans et jai perdu une de mes filles d'un accident de voiture le 4 septembre 2018. J'entends encore le téléphone sonner , le commissaire m'annoncait la nouvelle , tout par téléphone ; elle venait juste d'avoir ses 40 ans, et mère de trois enfants. Je ne sais pas comment je vis , mais je vis pour mes autres enfants et mes petits-enfants. Les nuits sont longues , jamais je ne ferais mon deuil de ma fille, elle me manque tellement. Avec ses soeurs et son frère, on n'arrive pas à parler d'elle ou si peu. Je sais qu'ils ont peur pour moi , que ma fille aussi ne voudrait pas , mais malgré tout je reste gaie, joyeuse devant mes petits loulous. Je suis en retraite mais toujours en activité car je suis nounou et je ne pourrais pas arrêter, ils sont ma joie de vivre. Je vous souhaite beaucoup de courage et aussi de bonheur , vous le méritez. Je vous embrasse. Une maman et mamy
  25. J'ai perdu mon petit frère qui n'avait qu'une semaine le 25 mai 2019. Je ne l'ai vu qu'une seule fois. Il était dans une couveuse et je l'ai vu derrière une vitre. Je n'ai que 15 ans
    • On se connait pas mais je te présente toutes mes condoléances, ainsi qu'à tes proches.
      Ton commentaire m'a ému. J'ai trois petites sœurs et grâce à Dieu elles vont bien mais je suis un grand frère très protecteur et j'ai été ému aux larmes en lisant ce que tu as écrit.
      Parfois, la vie est injuste, tiens bon.
    • Je te souhaite plein de courage. Je t'embrasse
      Nicole (maman et mamy)
  26. Je ne sais pas si j'ai le droit de poster, car je n'ai perdu ni frère ni soeur. En revanche, j'ai perdu mon cousin que je considérais comme mon frère...

    Nous partagions tout ensemble : cinéma, piscines, restaurants, parcs d'attraction et j'en passe. On restait des heures au téléphone, il venait très souvent dormir chez moi et on s'éclatait comme des fous. Mais en décembre 2014, une pancréatite aiguë sévère l'a emporté en l'espace de 19 jours alors qu'il n'avait que 42 ans.

    Et moi, j'en avais 20. 20 ans. L'âge où l'on est censé être heureux, insouciant, et où on est censé faire la fête entre potes pour le nouvel an... Il est mort le 27 décembre 2014. Sauf que moi, je n'avais aucune envie de faire la fête, je ne faisais que pleurer, je vivais une énième tragédie...

    Je dis une "énième", car même avant cette terrible tragédie, j'avais déjà eu ma dose de malheurs : des années de harcèlement scolaire et moral à l'école, de dépendance affective, plusieurs hospitalisations horribles en psychiatrie dont une digne du "Pavillon des enfants fous" de Valérie Valère et la mort de ma mamie (un an avant mon cousin) dont j'étais très proche aussi.

    Je ne sais pas comment j'ai fait pour survivre, mais plus de 4 ans après sa disparition, je le pleure encore, il a laissé un vide incommensurable qui ne sera jamais comblé... J'ai relu les conversations qu'on avait sur Facebook, je ne peux les lire sans pleurer. Il me manque cruellement. Tout comme ma mamie.

    Je ne comprends pas le sens de la vie, ni le sens de tout ça...

    J'ai 24 ans et désormais, je vis uniquement pour les proches qu'il me reste, mais je suis devenue totalement paralysée par la peur. Je vis sans cesse dans la peur d'un nouvel horrible malheur auquel je ne survivrai plus.

    Quand mon téléphone sonne, mon coeur se met à battre la chamade car j'ai peur que ce soit pour m'annoncer une énième horrible tragédie...
    Quand ma mère rentre 5 minutes en retard du travail, je fais une crise de panique car je m'imagine que ça y est, il lui est arrivé un horrible malheur...

    Mon père a de nombreux problèmes de santé (diabète, cholestérol, hypertension, obésité) et ne fait strictement rien pour les améliorer. Au contraire, il mange des pâtes tous les jours, il va à McDo toutes les semaines, il est incapable d'aller à la boulangerie sans acheter de gâteaux... Ses prises de sang sont toujours mauvaises et il a déjà fait un infarctus silencieux.

    Vais-je perdre tous les gens que j'aime avant même d'atteindre l'âge de 25 ans ? Je fais parfois des cauchemars où je rêve que tous les gens que j'aime meurent et qu'ils sont tous remplacés par une horde de psys et de médicaments (j'ai vécu l'enfer dans un hôpital psychiatrique)...

    C'est terrible. Je souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui vivent ces horribles tragédies qui ne devraient pas exister...

  27. J'ai perdu mon petit frère de 49 ans samedi 19 ! Il est parti sans dire pourquoi !

    C'était un exemple de réussite pour moi ! Quelqu'un de bien, de gentil serviable ! Il avait une belle famille, femme, enfants ! Heureux dans son travail ! Tout pour être bien ! Et pourtant !

    Il laisse un grand vide ! Une douleur difficile à surmonter ! Repose en paix petit frère ! Je t'aime !
    • Bonjour,

      Moi aussi mon frère est décédé le 25 septembre, jour de mon anniversaire; il avait 49 ans; c'était mon confident. Je pleure le soir dans mon lit; il me manque trop

      Et voir vos commentaires m'attriste; les journées sont trop dures.
  28. Bonjour,

    Le 21 octobre 2013 à l’âge de 54 ans, j’ai appris un matin vers midi que j’avais un grand frère de deux ans mon aîné, et le soir vers 20h j’ai appris que je n’avais plus de frère depuis 6 semaines car il avait été emporté par un cancer.

    Nous avions été tous les deux séparés de notre mère, que j’ai toujours cru morte aussi loin que remontent mes souvenirs alors qu’elle est décédée lorsque j'étais déjà adulte (je l’ai appris le même jour) et on m’avait caché que j’avais un grand frère.

    Toute ma vie, j’ai rêvé de ce grand frère que j’aurais tellement aimé avoir. J’écoutais en boucle la chanson de Maxime le Forestier "Toi le frère que je n’ai jamais eu".

    Je peux me l’imaginer, me le visualiser, je ressentais cette absence comme un jumeau que j’aurais perdu, sans savoir qu’il existait réellement.

    Apprendre sa mort huit heures après avoir appris son existence a été un réel cataclysme. Durant ces huit heures, je me suis imaginé notre premier contact téléphonique, notre première rencontre, nos échanges, tout ce que nous allions encore pouvoir partager tous les deux.

    Lorsque l’un de ses amis qui a répondu au téléphone m’annonça son décès six semaines auparavant, j’ai eu l’impression qu’une chape de plomb tombait sur moi et que l’on m’arrachait une partie de moi. On m’enlevait mon grand frère une seconde fois, à la différence que cette fois-ci, il n’y avait aucune possibilité de retour.

    J’ai appris également que lui avait découvert mon existence en 2006 et qu’il m’avait envoyé un courrier que je n’ai jamais reçu car je venais de déménager et que je n’avais pas fait de changement d’adresse à la poste. Il vivait toujours en Suisse, notre pays d’origine, mais moi j’avais été envoyée en France après avoir passé six années dans un orphelinat. Je n’ai aucun souvenir des six premières années de ma vie, je n’en ai jamais eu.

    Et j’ignorais, bien entendu, que j’avais une famille en Suisse. Ceci a terminé de m’achever, ce soir-là j’ai pris perpétuité. Avant je ressentais un vide, maintenant je ressens un arrachement. Je n’arrive pas à passer à autre chose ni à continuer ma route.

    Ma vie s’est arrêtée le 21 octobre 2013 au soir vers 20h.
  29. J'ai perdu ma petite sœur il y a trois mois; je ne réalise pas vraiment encore; je l'aimais tellement. Elle était la meilleure personne pour moi au monde, elle avait 21 ans et j'en ai 25.
    Pourquoi maintenant, pourquoi si tôt ? J'ai un sentiment d'injustice terrible, j'ai l'impression que la vie m'a retiré un cadeau qu'elle m'avait fait...
    Je t'aime Pauline.
    • J’ai perdu mon frère il y a treize ans. Je ne l’ai en fait jamais connu car il est mort à sa naissance un an avant la mienne. Je l’ai appris il y a un an et c’est tellement dur.

      Tous les soirs, je prie pour lui; j’ai en fait le pire sentiment du monde. J’ai l’impression de lui avoir volé sa vie car moi je suis née et pas lui.

      Ma vie, je la lui dédie et j’essaye de faire de mon mieux pour que ma vie soit celle qu'il aurait voulu avoir...
    • Je poste ce commentaire, je ne sais pas trop pourquoi. Je ne sais pas si partager ma douleur sera utile pour qui que ce soit, mais je me lance. Peut-être l’aurait-elle fait à ma place ?

      Ma petite sœur Éléna nous a subitement quittés. On a retrouvé son corps inanimé, déjà froid depuis un moment, parce que la personne à ses côtés à ce moment-là n’a pas daigné appeler les urgences. Il était sous l’emprise de l’alcool mais assez lucide pour la filmer mourir. Ma sœur alors âgée de 18 ans agonisait déjà depuis plusieurs heures; elle était sobre mais a fait une crise respiratoire, elle était asthmatique.

      Ça fait maintenant plus de 4 ans et l’affaire n’a pas été jugée. Ce fameux personnage démoniaque vit sa vie et il avait 20 ans de plus que ma sœur si belle, si drôle, si pure. Ma sœur qui avait deux ans d’écart avec moi, est toute ma vie. Ma sœur représente un idéal, mon idéal, c’est aussi toute mon enfance, c’est tout simplement ma vie.

      Ce soir-là, ce monstre n’a pas seulement tué ma sœur mais il a tué notre famille. Seulement, je pense au fond de moi qu’il y a un monde pour elle, un monde qui sait l’envelopper d’amour et c’est grâce à cette pensée que je peux avancer en pensant à demain. Malgré tout, cette pensée me quitte parfois pour laisser place à la tristesse (c’est évidemment un euphémisme) d’une sœur, d’une jeune femme désireuse de vivre, qui s’est envolée selon moi trop tôt.

      C’est peut-être une pensée égoïste au fond et elle est peut-être bien mieux là-bas entourée d’amour. Je ne sais pas. Je ne sais pas grand chose sur la vie. Je vais me plonger dans la philosophie pour tenter de comprendre... En attendant, j’ai entendu une phrase qui me plait beaucoup et qui fredonne dans ma tête de temps en temps : "la vie ne vaut rien et rien ne vaut la vie". Dès lors, pour elle, pour moi, pour mes proches, je vis la vie, avec tous mes sens...

      Bon courage à vous tous. Aimons tout simplement, peut-être devrions-nous ajouter "avec tendresse".
  30. J'ai l'impression de me lire en voyant votre message Fafa, mon petit frère qui est décédé il y a bientôt 12 ans à l'âge de 25 ans était aussi une bonne personne, gentil, attentionné, à l'écoute, serviable, c'était mon petit frère adoré avec qui j'avais beaucoup de complicité.

    J'ai revu ses photos de classe ce soir et j'ai beaucoup pleuré parce qu'il me manque toujours autant et moi pareil ma vie n'a plus de sens sans lui, je ne souris plus et ne rigole plus comme avant.

    Je vous souhaite beaucoup de courage et de patience, je souhaite également que vos parents, votre petit frère et le mien reposent en paix.
  31. Moi j'ai perdu mon frère, mon binôme, mon meilleur ami. Un SMS à 5 heures du matin d'un numéro que je ne connaissais pas (ma nièce avait reçu un téléphone la veille). Le SMS disait: "Papa est mort d'une crise cardiaque..." Panique, j'ai rappelé et là... le monde s'effondre.

    On a attendu 8h30 du matin et le passage des infirmières pour aller le dire à mes parents de 88 et 86 ans... Maman pousse des hurlements et des cris. Ils résonnent encore en moi. Papa lui ne comprenait pas.

    Nous ne nous en remettons pas, malgré les psy, la douleur reste la même. Papa a 90 ans: il survit. Maman ne fait que pleurer, on les supplie de tenir pour nous: les autres enfants, on a trop besoin d'eux.

    Le jour du décès de mon frère, ma sœur a dû conduire mon beau frère a l'hôpital: cancer. Depuis, lui aussi est parti, et nous, on est comme des zombies... Spectateurs de nos vies... Le temps n'apaise rien.
  32. Il y a déjà 11ans que je t'ai perdu. Si aujourd'hui tu étais encore là, tu aurais eu 15 ans comme moi.
    Parfois je surprends les yeux de ma mère perdus dans l'horizon. Depuis que tu n'est plus là, elle n'a plus la force de venir te voir. Moi je viens tous les jours, après les cours déposer une rose sur ta tombe. Je te parle comme si tu étais encore là, mais sans toi je me sens comme une petite fille orpheline.
    Pourquoi ? Pourquoi est-ce arrivé ? Pourquoi ne m'a-t-il jamais parlé de sa souffrance ? Pourquoi personne ne m'a parlé de sa maladie ? Je voudrais juste que quelqu'un m'aide après toutes ces années de silence.

    Jamais je ne t'oublirai Dimitri, mon frère jumeau, ma moitié.
    • Bonjour,

      J'ai perdu mon frère ce 23 janvier 2019, laissant une veuve et cinq enfants.
      Tu étais tout pour moi. Je me demande ce que ma vie sera sans toi. C'est très difficile pour moi de supporter cette disparition sans justification. Nous prions sans cesse pour le repos de ton âme.

      Je t'aimerai à jamais.

      Aimée
      • Bonsoir,

        Je viens de perdre mon frère ce 6 février 2019. Il était marié et avait trois enfants. Comme pour vous, mon frère et moi étions très complices et il me remontait le moral quand je n'étais pas bien.

        Maintenant qu'il nous a quittés, j'ai l'impression que je ne vais pas pouvoir surmonter son absence.

        Tu as trouvé la paix et je le respecte, mais tu me manques énormément. Je penserai toujours à toi, mon petit frère.
    • Nos amours que nous avons perdus seront toujours avec nous ! je t'aime Dimitri oh oui ! tu me manques mon fils !je t'aime. Ta maman
  33. Bonjour,
    Moi j'ai 16 ans et cela fait 11 ans que j'ai perdu mon frère mort d'une malformation du coeur trois jours après sa naissance, et je souffre toujours énormément, c'est juste insupportable!
    J'ai trois soeurs, mais je reste aujourd'hui le seul garçon. J'ai beaucoup de cousin, et ils ont tous un frère... Un de mes cousins est né une semaine après la naissance de mon frère, il a donc son âge et cela me fait penser à lui chaque fois que je le vois. C'est horrible...
    Chaque soir, j'entends mes soeurs rire ensemble dans leur chambre, et moi je suis là, seul dans le noir, à pleurer la vie que j'ai, et à penser à la vie que j'aurais eu avec lui...
  34. J’ai perdu mon frère et ma sœur depuis 10 ans et je m’en remets toujours pas. Je suis au collège, je pense à eux 24 heures sur 24, c’est horrible.

    Ils sont morts car il n’arrivaient plus à respirer (ils étaient jumeaux). Mon père pleure souvent aussi.
    • Moi, c'est mon jumeau qui est mort dans le ventre de notre mère.
      Je me dis souvent que si ça avait été l'inverse, si ça avait été moi qui étais morte et lui vivant, comment il aurait vécu ?
      • Chloé, je peux comprendre que cela vous touche mais moi je pense qu'ils auraient vécu de la même manière car perdre un enfant est toujours difficile à surmonter. J'ai une jumelle et si un jour on venait à me l'enlever, je pense que je ne me relèverai jamais. C'est mon pilier, ma source d'énergie, ma meilleure amie et jamais je ne pourrais vivre sans elle. Bref tout ça pour vous dire que je comprends si cela vous affecte et on dit que le temps fait bien son travail car après la mort de ma petite soeur, ma famille s'est effondrée et peu à peu, malgré que cela fasse 6 ans, on se reconstruit lentement mais sûrement. Je sais que la mort de ton jumeau est souffrance mais je suis sûre que vous pouvez surmonter cette pente car vous en êtes capable. On en est tous capables, c'est juste que l'on en est pas conscient. Parle avec ta famille, ouvre toi au monde et pose leur la question directement. Bisou et sois forte.
  35. Bonjour,
    J'ai perdu ma soeur au mois de janvier 2018 d'un cancer du poumon qu'on a décelé en septembre 2017. On nous a dit que le traitement allait l'aider mais qu'elle ne guérirait jamais. Elle avait 30 ans.

    Comment décrire la souffrance que je ressens ? Il n'y a pas de mot.

    Je n'en parle pas car j'ai l'impression d'être un poids pour les autres.
    Je fais tous les jours semblant mais je suis meurtrie au plus profond de moi. Je ne m'en remets pas.

    Quelqu'un a-t-il ressenti ce décalage avec son entourage ?

    Maryline
    • Oh que oui et le décalage est grandiose !
      Avoir un masque que l'on porte tous les jours est très fatiguant
    • Bonjour,
      J’ai perdu mon frère dans un accident de voiture en août 2017. Il avait 27 ans.
      La douleur est insupportable.
      Je ressens moi aussi un décalage avec les autres.
      Ceux qui n’ont pas vécu ça et qui ne me comprennent pas.
      Je ressens un tel manque au quotidien et une douleur au plus profond de mon cœur. J’ai l’impression que ma vie s’est arrêtée en même temps que la sienne. Le monde continue de tourner alors que pour nous, le temps n’existe plus.

      Tu me manques mon frère
      • Bonsoir,
        J'ai perdu ma sœur le 3 juin 2018. Nous étions très complices.
        La veille, elle allait très bien, on a bien rigolé et le lendemain matin, symptômes de la gastro, coma et décès à 17 heures. Certainement infarctus mesanterique (du côlon). Elle allait avoir 50 ans en août.
        Depuis je suis en dépression. Moi aussi, j'ai le sentiment d'être décédée avec elle. Je n existe plus, je suis éteinte.
        J'espère que le temps nous apaisera.
        Bon courage
      • Je viens de perdre mon petit frère il y a 15 jours. Je vous comprends. Je survis aussi
    • Bonjour,
      Ma soeur est morte en février 2018. Nous avons quinze mois d'écart et sommes très proches.
      Je vis des moments de bonheur et en même temps, je sens que je m'enfonce. L'entourage au niveau du travail subit et, tu as raison, je crois que nous sommes un poids.
      J'aimerais échanger avec toi. Tout est si compliqué et cruel.
      Murielle
      • Bonsoir Muriel,

        Ayant perdu ma petite soeur en février 2018 également, je me retrouve dans vos paroles (mis à part pour être un poids) je continue à rire, à vivre mais pas un seul jour ne passe sans que je ne pense à elle. Et des questions qui tournent en boucle dans ma tête! Pourquoi elle? Ce n’était qu’une enfant.

        Un peu plus d’un an après je pleure encore très régulièrement son absence... En plus de celle de ma maman que j’ai perdue trois mois après.

        Cela vous dérange-t-il que l’on dialogue un peu?
    • Bonjour,

      J’ai 32 ans et je sais ce que tu ressens car j’ai vécu la même chose.
      Ma sœur est décédée le 23 décembre 2018 suite à un cancer du sein qui a été détecté un peu tard. Du coup les médecins me disaient qu’elle n’allait jamais guérir mais juste apaiser ses douleurs.

      Elle n'avait que 37 ans et le plus dur c’est qu’elle a laissé une fille de 5 ans que j’élève maintenant avec mes deux filles.

      Depuis son décès, je ne suis pas bien. J’ai l’impression que le monde s’arrête; je ne peux pas expliquer ce que je ressens tellement je suis dévastée et on a toujours presque vécu ensemble.
      Très, très dur c’est horrible!
      • Je viens de perdre ma sœur, aussi cancer du sein; je suis dévastée.
        Je pensais qu'elle allait surmonter sa maladie, donc je n'ai pas eu le temps de lui dire combien je l'aimais...
      • Bonsoir,
        37 ans et une petite fille, c'est dégueulasse, la vie.
        C'est tellement dur que j espère sincèrement que le temps nous apaisera mais je sais que l'absence de votre sœur comme de la mienne risque de nous faire souffrir longtemps...
        Gros bisous,
        Sonia
    • Bonsoir Maryline,

      J'espère que ça va un peu mieux. Même si on se connait pas, je me suis permis de t'écrire car jai perdu ma soeur aussi en janvier 2018 le 9 exactement.

      Je comprends ta tristesse, ton envie de ne rien faire. On pense tout le temps à la mort de nos soeurs. Elle en avait 39 ma soeur.
      Les médecins disaient toujours que ça irait mieux mais c'était que des paroles en l'air.

      Je suis devenu insomniaque depui sa mort, je ne dors plus, c'est horrible.

      Courage et force à toi Maryline
      Bises
    • Bonjour,
      Je vous lis et j'ai l'impression de lire ce que j'ai vécu.
      Ma petite et unique soeur est partie en octobre 2017 à 29 ans des suites d'un cancer rare.
      Nous sommes un an et demi plus tard et pourtant je ressens toujours la même douleur qui me broie le coeur.
      Elle était ma confidente, mes fous rires, ma folle, elle était tellement... que je n'arrive pas à digérer et à accepter elle me manque tant chaque jour.
      Je vous comprends tellement... les autres n'imaginent pas l'immense douleur qui est en nous.
      J'essaie d'avancer pour ma fille, mon mari et ma maman. Mon papa est parti lui aussi 3 mois après. Il était malade et n'a pas supporté.

      N'hésitez pas à me contacter si vous le souhaitez.
      Bien à vous,
      Angélique
      • Bonjour Angélique
        J ai perdu mon unique petite soeur de 44 ans il y a 2 mois. On attend le résultat de l'autopsie.
        Elle me manque terriblement.
        C est une histoire compliquée
        Cordialement Valérie
    • J'ai perdu ma soeur, mon ainée de deux ans, également d'un cancer du poumon. Au début, elle n'a rien dit à personne. Quand je l'ai appris c'est le plafond qui me tombait sur la tête. Mais en voyant son courage j'ai commencé à me dire qu'elle pourrait en guérir. Surtout elle ne confiait rien de sa souffrance. Je la voyais dépérir tous les jours un peu plus mais j'ai jamais perdu espoir jusqu'à ce soir de ce 30 mai 2018 où elle est partie, tout en silence comme elle a toujours été : silencieuse, tellement gentille, toujours souriante. C'est difficile de s'en remettre
    • Moi aussi, j'ai perdu ma soeur chérie il y a trois ans. Elle souffrait d'un cancer du côlon.

      Je souffre encore, je pleure sans cesse, mais toujours en cachette et pas devant les gens, car personne ne peut sentir comme toi ta profonde tristesse.

      La vie nous surprend parfois, mais malgré tout, on doit rester fort pour eux...
  36. Bonjour,
    Je m'appelle Sandy, j'ai 28 ans et j'ai perdu ma soeur Laetitia il y a maintenant 9 mois. Elle est décédée le 9 décembre 2017, 15 jours après son anniversaire.
    J'ai deux enfants et un mari mais malgré tout l'amour qu'ils me donnent, j'ai mal. Mes parents me disent qu'il faut rester forte, ne pas pleurer; pleurer, selon eux, c'est être faible; mais tous les jours, je suis en larmes.
    Au début, elle avait une pancréatique et après ça a été un cancer généralisé. Je n'ai pas pu aller à son enterrement car elle habitait la Rochelle et moi j'habite dans le Pas de Calais. Mon père m'avait juste dit par message : "ta soeur est décédée cette nuit à 3 heures du matin"; et là, je me suis mise à hurler.
    C'était un mère pour moi, elle m'a élevée comme sa propre fille; car ma mère ne pouvait à cause de ses problèmes avec l'alcool; ivre du matin au soir. Elle a mis ma soeur dehors à 16 ans, elle la battait tous les jours. A 16 ans mise dehors, donc foyer d'urgence; à 18 ans, la manche à la sortie des magasins SDF et les copains qu'elle a eus tapaient dessus et elle ne pouvait pas avoir d'enfants. A chaque fois qu'elle m'appelait, elle disait j'ai une vie de merde.
    Maintenant je sais que c'est dur pour moi, mais au moins elle repose en paix.
    • Bonjour Sandy,

      La vie est si cruelle parfois, comme elle peut être si belle. Ta pauvre soeur avait réellement une vie dure sur terre, le pire maintenant pour toi est son absence, avec le temps ton mal s'estompera. Et comme tu dis elle repose en paix, plus de maux physiques ni moraux.

      J'ai aussi perdu mon frère cette année, en janvier. Comme toi, j'ai ma vie de famille mais chaque jour qui passe je me pose mille questions et je demande même à avoir des signes car je refuse de croire qu'il n'y a plus rien, je pense que son énergie est parmi nous.

      Je t'embrasse fort et courage à toi.
    • Bon courage à vous, ce n'est pas évident de perdre un frère ou une sœur. Moi personnellement j'ai perdu mon petit frère, il y a bientôt 12 ans, il nous a quittés le 21 mars 2007, il avait 25 ans, il me manque terriblement.
      Il était mon frère, mon meilleur ami, mon confident, tout ! J'espère qu'il repose en paix, ainsi que votre sœur qui a beaucoup souffert dans sa vie apparemment et tous les frères et sœurs des autres personnes partis trop tôt. Notre vie ne sera plus la même sans eux.
      Courage
  37. Bonjour Fafa,

    Je vous donne quelques indications. La prochaine rencontre des frères et soeurs se tiendra à Paris le samedi 26 mai prochain. Plusieurs frères et soeurs, comme vous viennent parler de leur frère et soeur décédé(e). Sur ce lien vous trouverez aussi les dates des rencontres à Grenoble et à Vannes
    et puis il y a aussi le Groupe Facebook pour les frères et soeurs. Cela vous permet d'échanger, de lire, de laisser des témoignages...

    Je suis de tour coeur avec vous Fafa.
    Valérie
  38. Depuis que tu es parti, je ne ferme plus les yeux; une grande partie de moi est partie avec toi; je n'arrive plus à sourire, je suis triste; c'est dur de vivre sans toi; tu es parti si jeune, toi mon frère chéri, frère je t'aimais très fort, je n'arrive pas à vivre sans toi; même notre maman n'a pas supporté la douleur; elle vient de te rejoindre.
    Je n'ai trouvé personne pour m'aider; les gens se sont éloignés de moi; toi mon frère chéri, tu es présent à chaque moment de ma vie tu étais une belle personne, adorable, gentil toujours à l'écoute des autres; mais nous personne nous a aidés.
    J'espère que vous reposez en paix, toi, papa et maman.
    Fafa
    • Bonjour,
      Je viens de perdre Mon fils de 22 ans. Je vous remercie de votre message et je prie pour que vous rencontriez des personnes pour vous aider.
      Isabelle
    • Fafa,
      Est-ce que t'es sur le groupe des frères et sœurs sur Facebook ?
      Je suis si triste quand je te lis, c'est pas possible de lire ton message et passer à autre chose !
      C'est trop dur toute seule,
      T'es de quelle région ?
      Je suis de la Bretagne, au bord du gouffre un jour, énervée un autre jour, mieux et avec des ressources vitales le jour d'après etc etc Mon frère il y a 1 an est parti de l'autre côté, j'en reviens pas... Et voir que t'as plus ton père ou ta mère j'en reviens pas non plus,
      Hésites pas à te mettre sur le groupe si t'as envie et on pourra parler par Messenger quand je l'aurai à nouveau sur mon téléphone si t'as envie, aussi dans certaines villes il y a des rencontres, jsais pas si t'as vu ça
      Laïla
      • Bonjour Laila,
        Je sais ce que vous avez traversé lors du décès tragique de votre frère.
        Il me semble que vous êtes la fille de C.T. J'ai discuté avec votre maman qui a eu la gentillesse de me contacter!
        Courage!
        • Mille mercis Latifa pour votre message. Bravo pour votre force, votre fils doit être fier de vous... C'est une certitude.
          Ma mère fait partie des mamans qui souffrent de l'absolu tragique, cette épreuve à traverser... Et se rapprocher de l'enfant déjà de l'Autre côté.
          C'est Apprivoiser l'absence d'un frère que j'aime si fort, Je ne peux pas pleurer sinon je vais mourir de chagrin.

          Merci Latifa,
          Vives et Douces pensées pour vous et ce que vous traversez
    • Bonjour,

      Il y a 25 ans, ma grande sœur Nanou décède dans un accident de voiture, je n'ai jamais su faire le deuil; et ce 3 juillet 2018, je perds mon autre soeur Karima, son cœur a lâché.
      Je ne vous dis pas comment est ma douleur. Juste un mot : je souffre beaucoup...
      • Fafou,
        je souhaite de tout cœur que Dieu apaise votre douleur et votre peine. Je souhaite également que vos sœurs Nanou et Karima reposent en paix. Courage et patience à vous. Je vous embrasse

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