Presse

Relations de couple : face au deuil d’un enfant

Le Défi Media Group - Mégane Valère - 10 mai 2017

La mort d’un enfant plonge dans le non-sens. C’est une épreuve terrible pour les parents qui vivent ce drame comme une amputation. Mais cela signifie-t-il nécessairement, comme on l’entend souvent, la mort du couple ? Certains s’en sont sortis, d’autres témoignent que cette perte les a même rapprochés.

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Et les Mistrals gagnants” : “J’ai demandé aux enfants de ne jamais oublier la caméra”

Télérama - Interview d'Anne-Dauphine Julliand par Samuel Douhaire - 1er février 2017

julliand-200Avec exigence, délicatesse et pudeur, Anne-Dauphine Julliand a filmé le difficile quotidien de cinq enfants malades. Son documentaire “Et les Mistrals gagnants”, solaire malgré la rudesse de son sujet, n’oublie pas la maladie mais célèbre la vie.
Elle avait raconté la maladie de sa petite fille dans le livre Deux petits pas sur le sable mouillé (2011).

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Vie de parent : comment survivre au suicide de son enfant?

Les Malins - Radio Canada - André Dalencour - 28 janvier 2017

Ces idées noires qui menacent de vous entraîner vers l'abîme, Gérard Delisle ne les connaît que trop bien. Il les côtoie intimement depuis plusieurs années à cause de ses épisodes de dépression, mais, surtout, elles lui ont enlevé son enfant, sa fille aînée, sa Catherine, un matin d'août 2015.

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Dire la mort d’un enfant

Marianne - Hubert Prolongeau - 30 sept. au 6 oct. 2016

En quelques mois, plusieurs récits sont parus dans lesquels des parents racontent la mort de leur enfant. L'hebdomadaire Marianne a raconté leurs auteurs et a analysé ce qui les a poussés à revenir sur cette douleur. Une synthèse passionnante.

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Le lien avec mon fils me fait vivre

La Croix - Propos de Brigitte Barbier recueillis par Évelyne Montigny - 8 mars 2016

"Comment est-il possible de s’habituer à l’absence de son enfant ? Il faut que cet enfant-là, mort, existe quelque part pour que sa maman survive à ce vide béant. Il faut bien qu’il la tienne par la main, le cœur, les sentiments.

Dès le dernier souffle de Martin, j’ai eu un besoin vital de lui parler. Cela paraît fou de parler à un mort. Mais pour moi, cesser de lui parler, c’est faire mourir la mère de Martin, la mère de mon fils aîné.

Comment lui survivre ? Et quelles réponses donner aux questions qui me harcèlent : pourquoi cette maladie ? Pourquoi tant de souffrance pour ensuite mourir ? Y a-t-il quelque chose après la mort ?

J’ai appris à dire ma peine, ma colère, ma culpabilité

Les questions empoisonnent la vie. Le questionnement sans réponse l’anéantit. Avec les groupes de parole de l’association Apprivoiser l’absence, j’ai appris à dire ma peine, ma colère, ma culpabilité. Mais, pour ne pas sombrer, j’avais besoin de tracer mon propre chemin, de chercher un sens à cet événement insupportable, pour moi, mais aussi pour mon second fils.

J’ai toujours été attirée par les gens qui pensent autrement. J’ai cherché dans les livres tout ce qui se disait sur la mort ; comment elle était comprise, expliquée, vécue, dans toutes les religions et spiritualités y compris chez les bouddhistes.

J’ai découvert que la vie est précieuse pour ce qu’elle est, mais pas plus !

Dans notre société on ne parle pas de la mort, sauf pour dire qu’elle est tragique. Alors je suis allée interviewer un médecin qui se bat pour réhabiliter la mort, et un diacre qui assiste des personnes en fin de vie. Pour eux, la mort est un fait important dont il faut parler aux enfants. Réhabiliter une parole non tragique autour de la mort permettrait d’accompagner les mourants, ce qu’on ne sait plus faire. C’est vrai. Moi-même, je n’ai pas su en parler avec Martin, tellement la pensée de sa mort m’était intolérable. Parler de sa mort c’était déjà l’accepter.

Rencontrer des gens qui côtoient la mort m’a permis de repositionner mon regard sur le sens de la vie. J’ai découvert que la vie est précieuse pour ce qu’elle est, mais pas plus ! À force de vivre dans l’urgence et le matérialisme, on oublie que la vie n’est qu’un passage sur terre. C’est pour cela que j’ai appelé mon film Memento Mori (« Souviens toi que tu vas mourir »). On se fait du souci pour des futilités, mais on devrait garder à l’esprit qu’une fois morts nous tombons dans l’oubli, que tout est plus grand, plus vaste. C’est pour cela qu’il faut profiter pleinement de l’instant présent."

Brigitte Barbier travaille pour le cinéma et la télévision depuis vingt-cinq ans. Sept ans après la mort de son fils, elle publie Là où tu es je ne suis pas.

L'article auquel on fait référence ici n'est plus téléchargeable librement sur le site de La Croix.

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