Accueil / Audio / Ecrire pour se souvenir de son enfant

Ecrire pour se souvenir de son enfant

Enregistrement de la conférence de Sophie Daull - Paris - 13 avril 2016

Sophie Daull Sophie Daull, comédienne, a été au centre d’une soirée de notre association. Son livre des derniers jours et de l’après, Camille, mon envolée, est plus que le simple témoignage d’une mère endeuillée. C’est le roman d’une résistance à l’insupportable. Un texte d’une belle qualité littéraire qui renvoie à Philippe Forest et son Enfant éternel et rappelle l’importance des mots face à la perte et au deuil.
Pour écouter l’enregistrement, aller en bas de cette page.
Au cours de cette soirée, Sophie Daull a cité les textes suivants :
La Fin, extrait du recueil La Jeune Lune de Rabîndranâth Tagore
“Mère, il est temps de m’en aller. Je m’en vais. Lorsque l’obscurité mourante fera place à l’aube solitaire et que, de ton lit, tu étendras les bras vers ton bébé, je dirai : “Bébé n’est pas là”. Mère, je m’en vais.”

Les Vagues, Virginia Woolf, traduit par Marguerite Yourcenar, p. 948/949 dans l’édition des Romans et Nouvelles (oeuvres complètes), Livre de Poche, collection Pochotèque

Patience dans l’azur, Paul Valery, extrait d’un plus long poème Palme, dans le recueil Charmes (1922)
“Ces jours qui te semblent vides
Et perdus pour l’univers
Ont des racines avides
Qui travaillent les déserts.”

Sur les bois oubliés quand passe l’hiver, Stéphane Mallarmé, extrait du recueil Poésies (1899)
“Sur les bois oubliés quand passe l’hiver sombre
pour revivre il suffit qu’à tes lèvres
J’emprunte le souffle de mon nom
Murmuré tout un soir”

– Christian Bobin, Noireclaire, Gallimard 2015, collection Blanche et La Plus que Vive, Folio n°3108, p.32-33

– Gabriel Zaid, La poesia en la pratica, Mexico, Fondo de Cultura Economica, 1986, p. 69.
In Lire le monde de Michèle Petit, Editions Belin, 2014, p. 133.
“Ni la maladie, ni le malheur, ne font des gens des créateurs. Si c’était le cas, les famines produiraient des génies affamés.
Au contraire, être créateur c’est un certain mode de refus de la souffrance. Un refus créateur qui transfigure la souffrance en action, l’oppression en communion, la nécessité en liberté. La souffrance, l’oppression, la nécessité cessent d’être des circonstances malheureuses pour devenir des opportunités créatrices.”

Enfin, Sophie Daull recommande ce livre : Le Temps de la Consolation, Michaël Foessel, Editions du Seuil, collection l’Ordre Philosophique.

Réagissez

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

Votre commentaire sera publié après validation.

*