Bien s’alimenter et prendre le plus de sommeil possible.
Régler les problèmes d’insomnie.
Prendre des vacances temporaires de son deuil ; se donner des loisirs et des moments de détente, de manière à être plus en forme pour poursuivre son deuil.
Suivre le plus possible sa routine quotidienne, la couper de moments de détente.
Profiter des moments de grâce où les émotions sont à fleur de peau pour les exprimer ; par exemple en regardant une émission de télé, en lisant un livre, en voyant une scène triste…
Selon sa situation du moment, se donner des temps de solitude pour mieux « digérer » son deuil.
Trouver une « grande oreille » pour être écouté.
Se dire que le pire de son deuil va passer et que, peu à peu, une vie nouvelle va commencer.
Eviter de prendre de grandes décisions ; fuir les personnes qui épuisent nos énergie ; éviter les situations dangereuses, comme les sports violents, la vitesse excessive en voiture…
Toujours préférer un moment de détente, un bon loisir, la main de quelqu’un, un massage…aux tranquillisants ou à l’alcool.
S’entourer de personnes ou d’êtres vivants : plantes, animaux…
Apprendre à rendre inopérantes les voix intérieures culpabilisantes en les chantant ou en les dansant.
Se faire des litanies d’amour : »Maman m’aime, Paul m’aime, mon chien m‘aime, le soleil m’aime, la nature m’aime, mes amis m’aiment (*).
Savoir qu’on n’oubliera pas l’être cher disparu, même si on apprend peu à peu à ne plus y penser toujours.
S’encourager avec tous les progrès qu’on fait.
Ne pas s’inquiéter de retours soudains de la tristesse. C’est un recul temporaire pour un nouvel élan vers la santé.
Prendre son temps pour guérir. Eviter les fuites vers un faux bien-être. Eviter les états de fatigue excessive.
Retrouver ses ressources spirituelles : les prières de sa jeunesse, les lieux de méditation…
Retrouver sa vision spirituelle ou religieuse de l’au-delà de la mort.
Jean Monbourquette
(*) Voir :« Les litanies de l’amour et de l’amitié » dans « Aimer, perdre et grandir », même auteur p.58